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Deuxième épisode Fondation Emmanuel Mendelssohn présentation..

#81
Bonjour à toutes et à tous!
Je suis tombée sur vos échange complètement par hasard. Aussi, je me permets d'y apporter mon petit commentaire.
Tout d'abord, je tiens à préciser que je suis à la base de la discussion relative à la Fondation Emmanuel Mendelssohn sur le blog de Kévin. En effet, mon conjoint qui y avait séjourné avec son frère en 1970 et 1971 désirait obtenir des renseignements sur cette fondation car ses souvenirs étaient flous. Il faut dire qu'en 1970, il était âgé de 3 ans et son frère était âgé de 6 ans. Ils avaient étaient envoyés tous deux dans ce centre au cours de l'été qui suivit le décès soudain de leur mère (en avril 1970) alors qu'elle n'avait pas 30 ans. La grande photo de la fondation qui avait été postée sur le blog de Kévin était l'image d'une carte postale que je lui avais adressé par mail (à la droite de l'image on aperçoit les petites croix faites au stylo qui désignaient les chambres où dormaient mon conjoint et son frère). Mon conjoint avait trouvé, à la mort de son père, plusieurs cartes postales émanant d'une infirmière ou je ne sais quoi qui étaient adressées à son père dans laquelle elle donnait des nouvelles de ses deux fils... toujours excellentes, bien évidemment.
Voilà pour la petite histoire. J'ai donc réussi à obtenir divers renseignements sur cette fondation mais un peu tard car mon conjoint est décédé durant l'été 2009 à tout juste 42 ans. Son frère (décédé en 1987 à l'âge de 23 ans) et son père (décédé en 2005) n'avaient jamais voulu évoqué la fondation de leur vivant, du fait que mon conjoint m'avait demandée si je pouvais obtenir des renseignements quant à cette dernière.
Je précise que mon conjoint s'appelait Christian BOUJONNIER et son frère, Serge. Ils venaient tous deux de Troyes (10). (dans le cas où quelqu'un les aurait croisés durant l'été 1970) Je possède d'ailleurs une photo, un peu passée, prise dans une pièce de la fondation où l'on voit le frère de mon conjoint entouré de douze autres enfants.
Merci à vous tous pour vos témoignages.
Isabelle
 
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#82
J'ai omis de préciser que sur le site Gallica, il est possible de consulter "L'Oeuvre" un journal datant du 31 octobre 1941 dans lequel on évoque la Fondation Emmanuel Mendelssohn et les problèmes importants s'y rattachant. Gallica - Fondation Emmanuel Mendelssohn.jpg Gallica - Scandale de l'aérium de Biarritz.jpg
 
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Vega46

Maître Poète
#83
Bonjour Isabou89 et bienvenue sur ma page du site Créa consacrée à la fondation Emanuel Mendelssohn.
Oui, je me souviens de cette photo sur le site de Kevin créé à votre initiative je vous remercie au passage d’avoir eu cette excellente idée.
Kévin a fermé le blog il y a maintenant deux voir trois ans je ne sais pas si c’est par rapport à une pression quelconque par contre ce dont je me souviens. c’est qu’une personne de la famille du fondateur avait écrit un message s’étonnant de la multitude de posts d’anciens enfants se plaignant des conditions qu’ils avaient subies lors de leur séjour plus ou moins long.
J’ai écrit mon passage dans l’établissement en 1962 1963 vous pourrez si vous le souhaitez aller le lire, pour cela il faut cliquer sur mon pseudo Vega46 et aller dans tout le contenu de mes textes et poèmes.
Plusieurs épisodes sont consacrés à ma détention dans ce lieu.
Évidemment je n’ai lors de mon long séjour jamais rencontré d’infirmières le personnel composé de femmes basques sans aucunes formation à la main rugueuse et lourde elles s’occupaient de notre triste sort dans le sous-sol du grand bâtiment.
Je suppose effectivement que l’infirmière qui a écrit les cartes postales (si c’était réellement une infirmière) pouvait écrire ce qu’elle voulait à trois ans et six ans on ne peut rien contre cet état de fait. Ce qui m’étonne c’est qu’en 1970 on séparait encore les enfants en bas âge de leur parents!. Quelle honte c’est incroyable !.
Les placements pour ces deux bébés sont légèrement différent leur maman ayant disparu de ce monde, mais je pense qu’une autre solution aurait pu être trouvé néanmoins.

Ils auront eu une vie courte, une vie qui ne les aura pas épargné les pauvres.

Vous avez dû sûrement me lire j’ai été un des principaux animateurs de ce triste blog!.

Je m’appelle Maurice Marcouly.

Cette fondation a disparu c’est une excellente chose elle n’aurait jamais dû ouvrir beaucoup trop d’enfants et des bébés ont souffert en son sein.
Il suffit de lire les quelques témoignages que j’ai pu sauver pour en être convaincu.
Encore un grand merci Isabelle.
Maurice ou Momo ici.

Merci pour le complément j’ai sur une autre page grâce à Christophe Gorski mis quelques articles de cette affaire.
Monsieur Mendelssohn a été obligé de fermer la fondation. Ensuite dans les années cinquante la réouverture a eu lieu avec un agrément de l'état français ministère de la santé on connaît la suite de la triste histoire.

Monsieur Mendelssohn a remis le couvert!.


Bonne soirée
À bientôt
 
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#84
Monsieur Marcouly, je me souviens bien de vos messages sur le blog de Kévin.
Je vous remercie de dire que j'ai eu une bonne idée en envoyant la photo à Kévin mais dans le même temps, je m'aperçois que mon initiative a été génératrice de douleur vu les mauvais souvenirs qui ont resurgi chez bon nombre de personnes.
De ce que j'ai su au regard de mon conjoint, ce dernier et son frère avaient été envoyés dans cette fondation car ils souffraient de rachitisme, ne mangeant pas chaque jour à leur faim. Leur mère était décédée aussi subitement que dramatiquement et leur père se montrait depuis quelques temps déjà "démissionnaire".
J'ai su que les services sociaux avaient demandé à leurs grands-parents paternels s'ils accepteraient de les prendre un temps en charge mais ils ont essuyé un refus car le grand-père souffrait de tuberculose depuis son retour de captivité et il n'étaient alors pas conseillé à des enfants d'être en contact régulier avec lui. De plus, ils habitaient en pleine campagne, quelque peu isolés, loin de toute école et sans moyen de locomotion.
Aussi, mon conjoint et son frère restèrent auprès de leur père mais ils furent envoyés à plusieurs reprises au centre de Biarritz, même durant les périodes scolaires. Mon conjoint n'avait conservé en mémoire que ses trajets en train et des hommes (peut-être des éducateurs) qui les accueillaient à leur arrivée en gare.
Enfin voilà, je ne sais rien d'autre excepté que cette fondation était un sujet tabou au sein de la famille de mon conjoint.
Bonne soirée à vous!
Isabelle
 

Vega46

Maître Poète
#85
Monsieur Marcouly, je me souviens bien de vos messages sur le blog de Kévin.
Je vous remercie de dire que j'ai eu une bonne idée en envoyant la photo à Kévin mais dans le même temps, je m'aperçois que mon initiative a été génératrice de douleur vu les mauvais souvenirs qui ont resurgi chez bon nombre de personnes.
De ce que j'ai su au regard de mon conjoint, ce dernier et son frère avaient été envoyés dans cette fondation car ils souffraient de rachitisme, ne mangeant pas chaque jour à leur faim. Leur mère était décédée aussi subitement que dramatiquement et leur père se montrait depuis quelques temps déjà "démissionnaire".
J'ai su que les services sociaux avaient demandé à leurs grands-parents paternels s'ils accepteraient de les prendre un temps en charge mais ils ont essuyé un refus car le grand-père souffrait de tuberculose depuis son retour de captivité et il n'étaient alors pas conseillé à des enfants d'être en contact régulier avec lui. De plus, ils habitaient en pleine campagne, quelque peu isolés, loin de toute école et sans moyen de locomotion.
Aussi, mon conjoint et son frère restèrent auprès de leur père mais ils furent envoyés à plusieurs reprises au centre de Biarritz, même durant les périodes scolaires. Mon conjoint n'avait conservé en mémoire que ses trajets en train et des hommes (peut-être des éducateurs) qui les accueillaient à leur arrivée en gare.
Enfin voilà, je ne sais rien d'autre excepté que cette fondation était un sujet tabou au sein de la famille de mon conjoint.
Bonne soirée à vous!
Isabelle
Faire remonter les souvenirs Isabelle
en parler est exutoire, le problème provient du fait même que les enfants placés n’ont pas eu la possibilité d’obtenir une écoute qui les aurait soulagé du poids ancré dans leur mémoire.
Moi-même j’ai tenté d’oublier en occultant ses souvenir malsains.
Une thérapie aurait été nécessaire, les conditions se sont elles améliorées après le milieu des années soixante?.
Je ne sais pas honnêtement toujours est-il que la fondation a fermé ses portes dieu merci!.
Oui. je vois que tout été compliqué à gérer pour ces deux enfants qui venaient de perdre leur maman.
Je sais que beaucoup de parents ont culpabilisé par rapport au placement des tous petits.
J’étais dans ma onzième année quand je suis arrivé à Biarritz dans ma douzième quand je suis reparti.
Nous étions devenus des résistants des durs de durs on faisait front à toutes les vacheries qui nous tombaient dessus on s’amusait avec rien.
Bonne soirée
A plus tard
 

Polymnie2

Maître Poète
#87
Bonsoir Christophe
Oui tu as raison un regroupement des messages dans un document me paraît être une bonne idée.
Bonne soirée Christophe.
Amicalement
Maurice

Il est nécessaire
à l'heure où vous avez la chance
de vous rencontrer encore,
de compléter ce dossier
d'un maximum d'informations
pour tous les enfants nés de votre lit
afin que circule ce que l'on ne peut inventer!

Merci à toi et tes amis, bises Poly
 

Cathy 38

Nouveau poète
#88
Bonjour à tous.je vais aujourd'hui raconter les jours de bain dans la grande baignoire en fonte,heureusement ce n'était pas trop souvent.
Une vingtaine de petits de Moins de 6 ans assis par terre nous attendant leur tour en hurlant de terreur.car elles s' amusaient bien les mamans,à deux ,chacune un enfant qu'elles plongeaient au fond de la baignoire pour "les rincer".
 

Cortisone

Maître Poète
#89
Bonjour à tous.je vais aujourd'hui raconter les jours de bain dans la grande baignoire en fonte,heureusement ce n'était pas trop souvent.
Une vingtaine de petits de Moins de 6 ans assis par terre nous attendant leur tour en hurlant de terreur.car elles s' amusaient bien les mamans,à deux ,chacune un enfant qu'elles plongeaient au fond de la baignoire pour "les rincer".
J'ai lu et je suis outrée donc je ne peux pas mettre de j'aime
 

Vega46

Maître Poète
#90
Bonjour à tous.je vais aujourd'hui raconter les jours de bain dans la grande baignoire en fonte,heureusement ce n'était pas trop souvent.
Une vingtaine de petits de Moins de 6 ans assis par terre nous attendant leur tour en hurlant de terreur.car elles s' amusaient bien les mamans,à deux ,chacune un enfant qu'elles plongeaient au fond de la baignoire pour "les rincer".
J’image cette épreuve terrifiante avec les mamans basques aux grosses paluches et aux cerveaux gonflés au sadisme!.
Des enfants de deux à six ans séparés de leur famille incroyable, sous prétexte de les faire grossir dans un centre qui les affamait au contraire et les maltraitait.
Comment croire à une telle cruauté et pourtant elle a bien existé comment penser qu’on ai pu les séparer de leur propre maman.
Bonjour Cathy 38 je suis Maurice et je suis à l’origine de cette page avec mon ami Christophe qui me seconde.
Tous les témoignages sont les bienvenus.
Un grand merci
Bonne soirée
Maurice
 

Vega46

Maître Poète
#91
Ah il est beau le début de la cinquième république au grand Charles et à son ministre Michel Debré que des rigolos ministres et autres aujourd’hui mettent en avant mais pour en parler avec objectivité il faut s’adresser à ceux et à celles qui l’ont prise en pleine gueule.
Les enfants de la Réunion déracinés de leur île et de leur famille en sont un autre exemple!.
Et maintenant l’invitation est lancée venait m’affronter chers ministres intègres je vais vous parler de la belle ville balnéaire et de son bagne et de son cachot pour enfants en bas âge qui n’ont jamais vu l’océan.
Je rappelle que ce centre Hélio marin était agréé par le ministère de la santé et que le directeur avait déjà était condamné par la justice à fermer l’établissement et à payer une forte amende.
L’histoire se répète en voilà la preuve.
Ma vie, la vie de ces pauvres petits a été broyée par ces sévices et tout le monde s’en lave les mains!.
Honte à notre pays à la cinquième république du SAC à ces dirigeants je les hais et avec toute la force de mon âme je les retrouverai, à moins qu’ils soient en enfer.

MLCCACTP
 
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CGORSKI

Poète libéré
#94
Bonjour Maurice,
Voilà ce que j'ai trouvé à propos de La Roseraie, ce qui valide mon point e vue sur la généralité des maltraitances.
Le mot dégradé est édulcoré...

Pendant de nombreuses années, des milliers d'enfants vinrent donc dans ce domaine et purent
bénéficier dans l'ensemble de bonnes conditions d'accueil, à la discipline stricte, mais avec
néanmoins des témoignages d'enfants attestant de conditions dégradées, au début des années
1960, en fonction du personnel qui apparemment changeait assez souvent.

La Roseraie fut fermée dans les années 1970 et fut plus tard transformée en résidence.

Christophe.
 
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Vega46

Maître Poète
#95
Bonjour Maurice,
Voilà ce que j'ai trouvé à propos de La Roseraie, ce qui valide mon point e vue sur la généralité des maltraitances.
Le mot dégradé est édulcoré...

Pendant de nombreuses années, des milliers d'enfants vinrent donc dans ce domaine et purent
bénéficier dans l'ensemble de bonnes conditions d'accueil, à la discipline stricte, mais avec
néanmoins des témoignages d'enfants attestant de conditions dégradées, au début des années
1960, en fonction du personnel qui apparemment changeait assez souvent.

La Roseraie fut fermée dans les années 1970 et fut plus tard transformée en résidence.

Je travaille sur le document sur l'aérium de Biarritz. Comment ce fait-il que le dernier email que j'ai t'ai adressé se retrouve ici ? concernant l'utilité
de regrouper les informations dans un document ?

Christophe.
Bonjour Christophe,

La Roseraie par rapport aux témoignages qui atterrissaient par erreur sur le blog aujourd’hui disparu et créé pare Kévin avait un régime disciplinaire moins rude que celui de la fondation Mendelssonh.
Le dernier témoignage de Cathy 38 faisant référence au bain des 2 à 6 ans fait froid dans le dos!.
Ton dernier e-mail?.
Tu fais référence à la photo que j’ai capturé au niveau de mon écran juste au dessus?.
Bonne journée et merci pour ton travail de longue haleine.
Amicalement
Maurice
 

CGORSKI

Poète libéré
#96
Salut Maurice,
C'est calme plat ici depuis un moment.

Le terme de maltraitance ne serait utilisé que depuis les années 70-80. Avant c'était la libre expression des comportements criminels?
L'enfant avait le choix entre maltraitance dans un établissement ou/et la maltraitance chez lui. On peut rappeler que la plus grande part de maltraitance provient de la famille. Une loi de 2007 remplace le mot maltraitance par "danger" ou "risque de danger", curieux de vouloir remplacer ce mot qui a lui seul disait tout.
Le danger ou le risque de danger est plutôt de vouloir noyer, effacer tout cela en le désignant par ordinaire. Ils sont des centaines de milliers à avoir subi une détérioration irréversible. Détérioration irréversible = ordinaire ?? Ce mot ordinaire sent trop la normalité suspecte de choses que l'on veut cacher et expliquer.
"Des insomnies dès le retour à la maison......cela fait 52 ans et je sais aujourd'hui que ma vie ne sera jamais celle qu'elle aurait dû être." extrait témoignage.
Ce mot ORDINAIRE est un cracha sur tous ceux qui ont souffert dans l'impunité générale et bien sûr personne apparemment n'a recensé ce désastre du XXe siècle.
Tout cela laisse un sentiment étrange d’un système qui fonctionnait en vase clos dans une omerta générale d’un autre siècle.

On peut lire dans un document sur les maltraitances de Suzanne Robert Ouvray et Igor Reitzman
« Les maltraitances ne sont pas exclusivement repérées dans les familles mais aussi dans les institutions qui prennent en charge des enfants (écoles, patronages, établissements de la DAS, etc. Elles relèvent toutes des problèmes psycho affectifs de certains éducateurs. De voir l’adulte maltraitant comme une personne qui a souffert plutôt que comme un monstre à éliminer, diminue les phénomènes de cécité face aux maltraitances concrètes. »

Mais cela reste impardonnable et que fait l'encadrement des ses éducateurs ?

Christophe
 

Vega46

Maître Poète
#97
Salut Maurice,
C'est calme plat ici depuis un moment.

Le terme de maltraitance ne serait utilisé que depuis les années 70-80. Avant c'était la libre expression des comportements criminels?
L'enfant avait le choix entre maltraitance dans un établissement ou/et la maltraitance chez lui. On peut rappeler que la plus grande part de maltraitance provient de la famille. Une loi de 2007 remplace le mot maltraitance par "danger" ou "risque de danger", curieux de vouloir remplacer ce mot qui a lui seul disait tout.
Le danger ou le risque de danger est plutôt de vouloir noyer, effacer tout cela en le désignant par ordinaire. Ils sont des centaines de milliers à avoir subi une détérioration irréversible. Détérioration irréversible = ordinaire ?? Ce mot ordinaire sent trop la normalité suspecte de choses que l'on veut cacher et expliquer.
"Des insomnies dès le retour à la maison......cela fait 52 ans et je sais aujourd'hui que ma vie ne sera jamais celle qu'elle aurait dû être." extrait témoignage.
Ce mot ORDINAIRE est un cracha sur tous ceux qui ont souffert dans l'impunité générale et bien sûr personne apparemment n'a recensé ce désastre du XXe siècle.
Tout cela laisse un sentiment étrange d’un système qui fonctionnait en vase clos dans une omerta générale d’un autre siècle.

On peut lire dans un document sur les maltraitances de Suzanne Robert Ouvray et Igor Reitzman
« Les maltraitances ne sont pas exclusivement repérées dans les familles mais aussi dans les institutions qui prennent en charge des enfants (écoles, patronages, établissements de la DAS, etc. Elles relèvent toutes des problèmes psycho affectifs de certains éducateurs. De voir l’adulte maltraitant comme une personne qui a souffert plutôt que comme un monstre à éliminer, diminue les phénomènes de cécité face aux maltraitances concrètes. »

Mais cela reste impardonnable et que fait l'encadrement des ses éducateurs ?

Christophe
Bonjour Christophe,

J’ai vu un film hier soir sur Arté qui m’a rappelé quelques mauvais souvenirs, la maltraitance des enfants aujourd’hui
est présente sous de multiples formes,.
Oui comme tu dis le silence est de mise en ce moment il est difficile pour certains de témoigner des sévices qu’ils ont eu à endurer dans ces prisons pour enfants.
Sur le forum de la fondation une dizaine de personnes ont osé parler sur leur conditions de détention.
Je crois que l’on cherche surtout à oublier ce passé synonyme de souffrance par tous les moyens.
Ce n’est sûrement pas une bonne thérapie, mais que faire ?.
Amicalement
Maurice
 

CGORSKI

Poète libéré
#98
Bonsoir Maurice,
Oui hélas ils n'oublieront jamais. Ils s' habitueront à vivre avec. Mais à mon avis en parler c'est une thérapie pour sortir cela du profond de la mémoire.

Ci dessous quelques chose d'intéressant :
« Il arrive lors de graves traumatismes, que l'individu efface complètement de sa mémoire un souvenir précis. Impossible alors de connaître la vérité, L'enfant, incapable de surmonter sa souffrance, n'a d'autre choix que d'enfouir le souvenir au plus profond de sa mémoire.
Il ne peut pas oublier, il ne peut pas effacer, car il n'est pas armé pour évacuer l'énergie de l'agression.
La peur prend place alors sous différentes formes, qui ne trompe pas l'observateur avertit. Les plus grandes peines sont souvent silencieuses, et les plus grandes agressions rappellent constamment leur existence par des manifestations physiques, la peur des autres et les phobies. Les rêves de cauchemars qui hantent les nuits, et la peur du noir. Ceux qui n'ont pas vécu ce genre d'expériences ne comprennent pas. Il leur paraît si simple de croire qu'il suffit d'oublier. »


Christophe
 

thesmile

Maître Poète
#99
Aucun souci de visualisation du texte et des commentaires Momo, pour répondre à ta demande de profil.
Tant de richesse historique sur les atrocités qui étaient et sont encore d'une autre manière… MERCI de témoigner!!
 

Vega46

Maître Poète
Bonsoir Maurice,
Oui hélas ils n'oublieront jamais. Ils s' habitueront à vivre avec. Mais à mon avis en parler c'est une thérapie pour sortir cela du profond de la mémoire.

Ci dessous quelques chose d'intéressant :
« Il arrive lors de graves traumatismes, que l'individu efface complètement de sa mémoire un souvenir précis. Impossible alors de connaître la vérité, L'enfant, incapable de surmonter sa souffrance, n'a d'autre choix que d'enfouir le souvenir au plus profond de sa mémoire.
Il ne peut pas oublier, il ne peut pas effacer, car il n'est pas armé pour évacuer l'énergie de l'agression.
La peur prend place alors sous différentes formes, qui ne trompe pas l'observateur avertit. Les plus grandes peines sont souvent silencieuses, et les plus grandes agressions rappellent constamment leur existence par des manifestations physiques, la peur des autres et les phobies. Les rêves de cauchemars qui hantent les nuits, et la peur du noir. Ceux qui n'ont pas vécu ce genre d'expériences ne comprennent pas. Il leur paraît si simple de croire qu'il suffit d'oublier. »


Christophe
Oui Christophe il y a des souvenirs que l’on essaie d’éclipser mais ils restent toujours inscrits dans notre subconscient.
À bientôt
Maurice