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Deuxième épisode Fondation Emmanuel Mendelssohn présentation..

Vega46

Maître Poète
Bonsoir Maurice,
Oui hélas ils n'oublieront jamais. Ils s' habitueront à vivre avec. Mais à mon avis en parler c'est une thérapie pour sortir cela du profond de la mémoire.

Ci dessous quelques chose d'intéressant :
« Il arrive lors de graves traumatismes, que l'individu efface complètement de sa mémoire un souvenir précis. Impossible alors de connaître la vérité, L'enfant, incapable de surmonter sa souffrance, n'a d'autre choix que d'enfouir le souvenir au plus profond de sa mémoire.
Il ne peut pas oublier, il ne peut pas effacer, car il n'est pas armé pour évacuer l'énergie de l'agression.
La peur prend place alors sous différentes formes, qui ne trompe pas l'observateur avertit. Les plus grandes peines sont souvent silencieuses, et les plus grandes agressions rappellent constamment leur existence par des manifestations physiques, la peur des autres et les phobies. Les rêves de cauchemars qui hantent les nuits, et la peur du noir. Ceux qui n'ont pas vécu ce genre d'expériences ne comprennent pas. Il leur paraît si simple de croire qu'il suffit d'oublier. »


Christophe
Oui Christophe il y a des souvenirs que l’on essaie d’éclipser mais ils restent toujours inscrits dans notre subconscient.
À bientôt
Je pense avoir résolu la panne de mon IPhone.
Merci l’oiselle....bises
Momo
MLCCACTP
 

CGORSKI

Poète libéré
Bonjour,

Un hommage à Maurice avec cette petite composition de ces témoignages.

"C’était en 1962, j’avais à peine plus de dix ans, je pensais que tout allait bien se passer. Je tenais toujours solidement la main de ma maman, je pensais que j’allais être heureux quelques mois dans ce centre agréé par le ministère de la santé qu’une gentille assistance sociale nous
avait tant recommandé."

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"La bâtisse paraissait immense, quelques marches encore à gravir au bras de ma maman, l’escalier conduisait dans un grand hall où étaient disposés de beaux meubles, un joli canapé et une Tv que je voyais pour la première fois !

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"Tu vas être bien ici, oui maman !
Une charmante dame très bien habillée s’est avancée vers nous, je suppose qu’il s’agit de Maurice notre futur petit pensionnaire.
Il a l’air bien mignon nous allons bien nous occuper de lui !
Ces phrases finirent par me convaincre de la nécessité de ce long voyage et je lâchais la main de ma mère le cœur serré et les larmes aux yeux pour la serrer encore une dernière fois dans mes petits bras."

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"Mon âme rêveuse voyageait déjà au-dessus de ces vagues qui se déchiraient en grands fracas aux abords d’une plage aux sables éternels.
L’immensité bleue de l’océan, je ne la verrai qu’une fois."

"La suite m’apprendra, qu’en gravissant ces marches, je quittais la liberté et que je descendrai celles qui allaient me mener en l’enfer.
Le soir même, le repas était immangeable et la ruée de coups de balais que j’allais recevoir en guise de bienvenu dans un dortoir obscur, emménagé d’une trentaine de lits pour enfants de six ans alors que j’étais dans mon onzième année, en disait long sur le séjour que j’allais vivre dans cette belle ville de Biarritz à 300 m de l’océan, l’enfer.."
 

Vega46

Maître Poète
Bonsoir Christophe,

C’est une très belle illustration de mes premiers pas dans cette immense bâtisse.
Revoir ces grandes marches est une émotion se sont les seules que j’ai monté au bras de ma maman, avant de descendre celles qui allaient me conduire vers l’enfer.

Le grand hall où le cœur serré les larmes aux yeux j’ai dit au revoir, à celle qui était persuadée que j’allais vivre des moments heureux dans ce centre hélio-marin agréé par le ministère de la santé qu’une gentille assistante sociale nous avait tant recommandé.

Enfin, l’océan que je n’ai vu qu’une fois, cette composition touche le plus profond de mon être Jusqu’à mon âme !.

Merci Christophe.

C’est vraiment un moment d’émotion que tu viens de m’offrir, l’enfant que l’on voit me ressemble, cette maman pourrait être ma mère, mais évidement ce n’est pas elle.

Amicalement
Merci
À bientôt
Maurice
 
Dernière édition:

Polymnie2

Maître Poète
Un partage intérieur qui ne peut représenter le tien
tellement puissant, tellement loin
et pourtant si présent en ton âme!
Ô souvenirs lointain qui vient embrasser ton présent!
Ô délicieux présent redécouvrant l'affreux lointain!

Pensées à toi, et merci à Christophe, Poly