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Deuxième épisode Fondation Emmanuel Mendelssohn présentation..

Vega46

Maître Poète
#21
Incroyable mais vrai Christophe comment avez vous pu récupérer cette affiche publicitaire je vais la transmettre à mon amie la psychologue Danièle la pauvre était attachée sur son lit et frappée !.

Je crois rêver je n’ai jamais vu une infirmière pour résumer pas de personnel soignant le luxe !...alors qu’on était prisonniers dans le sous sol, une cave sans aération et tabassés journellement ne parlons pas de la nourriture où il n’était pas rare de trouver un cafard.

De la bouffe pour chiens ?...dans des boîtes de conserves énormes m’a dit ma mère quand elle est enfin venue enfin me délivrer.

Et bien j’espère qu’ils n’ont plus de conscience ils méritent.....le pire !.

Un très grand merci Christophe j’ai passé un temps fou à essayer de trouver une photo de cette prison pour enfants.

C’est vrai que lorsque je tenais encore la main de ma maman je me souviens qu’elle m’a dit tu vas être bien ici cette très grande bâtisse est magnifique !.

À bientôt

Mon amitié Christophe

Je viens d’envoyer la Pub à mon amie
 
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#22
Bonjour MM,
Tout d'abord je te prie de m'excuser pour ce long silence depuis ton dernier appel. Je viens de trouver ce site en recherchant désespérément l'ancien blog de Kevin...! Mais tu me donnes la réponse et celà ne me surprend pas. Je me disais bien qu'un jour ou l'autre tous ces témoignages, toutes ces vérités dérangeraient. J'avais imprimé les discussions du 03/11/2008 au 29/07/2015. 7 ans !!
Il y avait aussi la photo en première page. Je ne savais pas que tu la cherchais. Mais celle de Christophe est mieux car il y a des enfants devant le bâtiment.
Mon frère jumeau Serge a séjourné avec moi dans le centre en 1960. Nous n'avions que 2 ans ! Il est décédé à 20 ans et c'est en sa mémoire que je me replonge dans cette douloureuse histoire.
Amicalement. BR
 

Vega46

Maître Poète
#24
Bonjour MM,
Tout d'abord je te prie de m'excuser pour ce long silence depuis ton dernier appel. Je viens de trouver ce site en recherchant désespérément l'ancien blog de Kevin...! Mais tu me donnes la réponse et celà ne me surprend pas. Je me disais bien qu'un jour ou l'autre tous ces témoignages, toutes ces vérités dérangeraient. J'avais imprimé les discussions du 03/11/2008 au 29/07/2015. 7 ans !!
Il y avait aussi la photo en première page. Je ne savais pas que tu la cherchais. Mais celle de Christophe est mieux car il y a des enfants devant le bâtiment.
Mon frère jumeau Serge a séjourné avec moi dans le centre en 1960. Nous n'avions que 2 ans ! Il est décédé à 20 ans et c'est en sa mémoire que je me replonge dans cette douloureuse histoire.
Amicalement. BR
Bonjour Béatrice

Je suis content de te retrouver sur le site Créa ne t’excuse pas j’aurais pu te rappeler au téléphone moi aussi.

Je suis en contact avec Danièle que tu connais elle aussi pensionnaire de ce lieu maudit à l’âge de deux ans !.

Christophe m’a fait parvenir la première photo ce matin et pour moi revoir cette bâtisse me choque toujours autant car je cherche toujours au niveau du sous sol !.

La dernière photo de Christophe me parle il me semble me rappeler cette baie vitrée derrière il y avait les poubelles et l’entrée des caves en sous sol.

J’espère que tu vas bien Béatrice j’ai encore du mal à imaginer que des bébés de deux ans pour les plus jeunes aient pu être arrachés des mains de leur maman et plongé dans cet enfer !. C’est immonde bravo le début de la cinquième république !.

Plus j’y pense et moins je comprends !.

Et ce n’était pas le seul endroit puisque Fred en connaît un autre et que Lola une poéte m’a indiqué qu’elle avait été placé de mémoire à Arcachon ?.

À bientôt
Amicalement
Maurice
 
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Vega46

Maître Poète
#25
J'ai connu le même style d'établissement à Marseille
La corde erre, non pardon, Lacordaire :);)
Un coup de pied au cul et çà repart, lol
Mon amitié
Merci pour ton passage mon ami Fred
il ne manquait pas de prisons pour enfants !.

Quand tu vois la pub de Christophe cela te laisse rêveur!.

Un vrai paradis !. Je ne peux pas sortir ma citation.....C’est un coin de paradis en bordure de l’enfer où souffle un vent d’humanité.

Si un jour on doit me mettre en prison je dirai que j’ai déjà accompli ma peine !.

Amicalement
Maurice MLCCACP
 

CGORSKI

Poète libéré
#26
Bonjour à tous

J’ai atterri sur ce blog comme le cheveux sur la soupe.
Mais le hasard n’est jamais le hasard. Il y aurait d’autres choses à apprendre ou à découvrir ? oui l’horreur.
Et tout cela après la seconde guerre mondiale et après le plus jamais ça.
Une ancienne pensionnaire qui faisait confusion entre cette abominable fondation et un aérium d’Hendaye m'a amené ici.
J'ai séjourné dans un préventorium d’Hendaye où la maltraitance comme partout ailleurs existait.
Je n’ai rien subi et j’ai été surpris de découvrir l’ampleur de ce désastre général du XX siècle,
la maltraitance généralisée cachée dans un mutisme général. Aucune trace de cela aujourd'hui, je suppose que beaucoup de personnes se sont efforcées d'effacer ce passé.
Une loi de 2007 remplace le mot maltraitance par "danger" ou "risque de danger", curieux de vouloir remplacer ce mot qui a lui seul dit tout. Le danger et l'inacceptable est de vouloir noyer, effacer tout cela en le désignant cette maltraitance par maltraitance ordinaire.
Ordinaire, c'est le mot que l'on ose utiliser aujourd'hui pour classer ce type de maltraitance, j'utiliserais plutôt le mot MALTRAITANCE CRIMINELLE au regard des dégâts irréversible que cela a causé. Ordinaire une vie gâchée ? Ordinaire une vie de cauchemar ? Ordinaire une vie chez le psy ? Ordinaire "..la pourriture que l'on souhaite en enfer.. ?
...... ils sont des milliers à avoir subi une détérioration irréversible. Détérioration irréversible = ordinaire ?? Ce mot ordinaire sent trop la normalité suspecte de choses que l'on veut cacher et expliquer.
"Des insomnies dès le retour à la maison......cela fait 52 ans et je sais aujourd'hui que ma vie ne sera jamais celle qu'elle aurait dû être." extrait témoignage.
Ce mot ORDINAIRE est un cracha sur tous ceux qui ont souffert dans l'impunité générale et bien sûr personne apparemment n'a recensé ce désastre du XX siècle. On préfère ces fameuses mémoires officielles pour laquelle on se gargarise à longueur de temps pour cacher le reste, c'est pratique. On préfère se cacher derrière des lois pour effacer l’inacceptable et le crime.

J'aurai préféré faire un poème, mais je finirai par ces deux phases d'anciens pensionnaires :
"Quelle joie le jour de la libération : 31 Mai 1952, le retour à une vie normale d'un petit garçon qui allait bientôt avoir 10 ans. Mais quels tristes souvenirs !"
"Univers carcéral sûrement mais quelle faute avait on commit ?"

Christophe
 

Vega46

Maître Poète
#27
Bonjour à tous

J’ai atterri sur ce blog comme le cheveux sur la soupe.
Mais le hasard n’est jamais le hasard. Il y aurait d’autres choses à apprendre ou à découvrir ? oui l’horreur.
Et tout cela après la seconde guerre mondiale et après le plus jamais ça.
Une ancienne pensionnaire qui faisait confusion entre cette abominable fondation et un aérium d’Hendaye m'a amené ici.
J'ai séjourné dans un préventorium d’Hendaye où la maltraitance comme partout ailleurs existait.
Je n’ai rien subi et j’ai été surpris de découvrir l’ampleur de ce désastre général du XX siècle,
la maltraitance généralisée cachée dans un mutisme général. Aucune trace de cela aujourd'hui, je suppose que beaucoup de personnes se sont efforcées d'effacer ce passé.
Une loi de 2007 remplace le mot maltraitance par "danger" ou "risque de danger", curieux de vouloir remplacer ce mot qui a lui seul dit tout. Le danger et l'inacceptable est de vouloir noyer, effacer tout cela en le désignant cette maltraitance par maltraitance ordinaire.
Ordinaire, c'est le mot que l'on ose utiliser aujourd'hui pour classer ce type de maltraitance, j'utiliserais plutôt le mot MALTRAITANCE CRIMINELLE au regard des dégâts irréversible que cela a causé. Ordinaire une vie gâchée ? Ordinaire une vie de cauchemar ? Ordinaire une vie chez le psy ? Ordinaire "..la pourriture que l'on souhaite en enfer.. ?
...... ils sont des milliers à avoir subi une détérioration irréversible. Détérioration irréversible = ordinaire ?? Ce mot ordinaire sent trop la normalité suspecte de choses que l'on veut cacher et expliquer.
"Des insomnies dès le retour à la maison......cela fait 52 ans et je sais aujourd'hui que ma vie ne sera jamais celle qu'elle aurait dû être." extrait témoignage.
Ce mot ORDINAIRE est un cracha sur tous ceux qui ont souffert dans l'impunité générale et bien sûr personne apparemment n'a recensé ce désastre du XX siècle. On préfère ces fameuses mémoires officielles pour laquelle on se gargarise à longueur de temps pour cacher le reste, c'est pratique. On préfère se cacher derrière des lois pour effacer l’inacceptable et le crime.

J'aurai préféré faire un poème, mais je finirai par ces deux phases d'anciens pensionnaires :
"Quelle joie le jour de la libération : 31 Mai 1952, le retour à une vie normale d'un petit garçon qui allait bientôt avoir 10 ans. Mais quels tristes souvenirs !"
"Univers carcéral sûrement mais quelle faute avait on commit ?"

Christophe
Tout d’abord merci Christophe vous ne pouvez pas savoir comment vos mots me soulagent j’ai vécu cet enfer je ne vais pas reécrire ce que j’ai déjà dit j’évite de le faire, dès mon retour à la maison je me suis empressé d’oublier, mais comment peut-on occulter cette souffrance qui finalement nous mine et finit par nous détruire insidieusement.

Vous êtes, allez je vais te tutoyer Christophe....tu es permet moi de te le dire un très bon littéraire !...et je ne doute pas un instant que tu aurais pu écrire ce texte en vers, mais ces prisons de l’horreur méritent t’elles un tel honneur?.

Tu as souffert comme nous hélas !.


La beauté de la prose ainsi exprimée est bien suffisante crois-moi.

Je suis content car j’étais seul dans mon coin à ruminer mon passé d’enfant, j’ai écrit ce passage incroyable de ma vie, en pensant à tous ces pauvres malheureux âgés de deux à douze ans et je plaignais particulièrement les tous petits, les bébés !.

Quelle honte !. Peut-on imaginer aujourd’hui une séparation aussi brutale aussi inhumaine ?.

Que leur a t’on fait quels supplices ont-ils eu à subir ?.

Mes amies d’incarcération Béatrice, et Danielle qui ont connu le centre à deux ans pourront si elles le souhaitent parler car croyez-moi il faut du courage pour faire ce retour en arrière se remémorer des scènes impensables alors que l’on n’est encore qu’un bébé.

Sincèrement j’ai de la rancœur face à cette république que l’on met en avant
que certains montent au pinacle, enfin seuls ceux qui ont échappé à son rouleau compresseur peuvent l’encencer, dans un monde de malheureux qui gravite autour de moi journellement je n’en connais pas.

Les donneurs de leçons qui excusez-moi ont pété dans la soie dès leur naissance et qui se prennent pour des dieux me dégoûtent.

Aujourd’hui je suis un défenseur acharné des pauvres malheureux, je suis prêt à aller loin dans le sacrifice de ma personne pour lutter contre les injustices d’un système rodé pour détruire les basses classes sociales.

Je rejette toutes les inégalités autant dire qu’une mine inépuisable se trouve face à moi dans un environnement galactique où les poussières d’étoiles protégées par l’existence foisonnent....enfin elles semblent foisonner car la misère recouvre le globe d’un linceul lugubre et pénétrant.

Bonne journée Christophe

Amitiés poétiques Maurice

Momo le clochard céleste au cerveau poussiéreux
 
Dernière édition:
#29
Il est désastreux combien l'histoire efface son histoire
de la mémoire générale, sauf l'individuelle
marquant à jamais, le corps, son âme!

Ce fait n'est pas uniquement dans la souffrance,
mais dans tout ce qui gêne à la fonction de l'avenir!
Toute enquête reste muette et brisée au public!
Il y en a tant et tant, qui restent interdites aux
mouvements de la république!
Il faut être droit pour essayer de redresser
les torts avec l'aide du public, même si c'est
difficile à suivre, un effort de chacun se doit
d'intervenir et non détruire!


En ce qui concerne ici, la mémoire d'enfants
il est vrai qu'à deux ans des souvenirs restent
cicatrices, heureuses ou malheureuses, car
la mémoire est jeune, non encombrée encore!

Il me souvient à l'âge de deux ou trois ans,
je me trouvais dans un coin d'un couloir
chez mes parents, je déballais d'un mouchoir
les débris d'une ampoule, ses filaments
représentant comme un corps de poupée,
sur le culot de la lampe!!!!!!
une fois bien emmaillottée, je recachais
mon trésor, sachant que c'était interdit
d'y toucher!
Il me souvient encore, que le dimanche
sans doute, ma mère me posait sur les
genoux de mon père assis sur une chaise
(mon père ou mon parrain???)
pour que je ne ma salisse pas pendant qu'elle
devait sans doute faire sa toilette!
Je n'ai jamais questionné mes parents!

Je me souviens également quand ma mère
a été arrêtée pour revenir au camp, je
m'agrippais à sa robe de chambre,
la porte ouverte sur un monsieur avec un
chapeau noir!

Ensuite ma visite avec ma sœur (14 ans)
au camp derrière des grilles ma mère, assise
sur un tabouret!

Mes souvenirs ne sont pas ressentis
malheureux, mais l'âme les a ressentis!

Donc, quand on sait que la souffrance que
vous avez tous ressentie vous a poursuivie
toute votre vie, il est "heureux" que
vous essayez de les faire renaître pour
pouvoir les faire connaître, les mettant
à jour! Les effacer non, mais les soutenir
plus légers vous serez!

Merci pour la richesse du savoir que vous nous
permettez de tutoyer!

Bises Momo, mon clochard céleste au cerveau poussiéreux! Poly
 

Vega46

Maître Poète
#30
Bonjour Maurice,

Ci joint un document paru dans la revue ANAS Association nationale des assistantes sociales et des assistants sociaux de 1965. Source Gallica BNF.

Le titre est extraordinaire!
Christophe.
Un tissu de mensonges sur cette affiche Christophe il n’y avait pas de cabinet dentaire à l’intérieur de la bâtisse la preuve je la raconte dans mon récit.

Jolie la belle dame qui promène les tous petits installés dans une petite calèche tirée par une chèvre ?...

J’ai l’impression de rêver !.

La science au service de la conscience !...incroyable mais vrai.

Un parc où s’il vous plaît ?...dans quel sous-sol ?.

Un coin de la radio....mensonge !.

Des caves ultra-modernes pour l’époque avec des lits pour enfants de six ans alors que l’on avait 11 ou 12 ans et que l’on était persuadés d’être seuls !.

Le parloir pour enfumer les familles lors de l’arrivée des enfants !.

La plage où on ne s’est pratiquement jamais rendu.

L’école que j’ai découvert avec mes copains de cellule juste après notre enfermement plusieurs heures dans une cave fermée à double tour !.
 

Vega46

Maître Poète
#31
Je répondrai à vos ressentis un peu plus tard merci à tous et particulièrement à mon amie Poly toujours présente quand il le faut et qui me connaît bien !.
Christophe a souffert ailleurs et cet ailleurs semble s’être étendu sur tout notre territoire comme une peau de chagrin !.
À plus tard
Momo le clochard céleste au cerveau poussiéreux
 
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Vega46

Maître Poète
#33
Voici le premier message que j’ai écrit il y a neuf ans mes amis de créa vous reconnaîtrez sûrement le style à Momo!.
Depuis le blog a fermé un membre de la famille s’est aperçu de son existence vous avouerez que franchement c’est une très mauvaise publicité pour la charmante ville balnéaire de Biarritz !. Excusez les fautes je n’ai pas dû me relire !...hi 4401D2F7-FAD5-4DEF-9594-7D242B901ECA.png
 
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Vega46

Maître Poète
#36
Bonjour Maurice,
Voilà la photo, on lit difficilement le nom sur la façade. J'ai trouvé cette photo par hasard, elle ne portait même pas le nom de la fondation.
Aucune archives, aucunes traces de cette fondation. Les archives de la plupart de ces établissements se sont volatilisées, on sait pourquoi.
Christophe.
Bonjour Christophe

Où se trouvait le préventorium d’hendaye je connais l’encienne colonie SNCF
sur la côte sauvage entre Saint Jean de Luz et Hendaye.
Merci
Amicalement
Maurice
 

Vega46

Maître Poète
#37
Et bien comme tu dis Christophe tu es un très grand spécialiste d’hendaye,

Je crois savoir où est le préventorium où tu étais.

Oui, Haïçabia figure toi que mon père était agriculteur et garde barrière sur une ligne SNCF entre Capdenac-Gare et Cahors.

J’ai passé des vacances dans cette colonie , trois semaines je crois me rappeler où je me suis bien amusé, on mangeait bien et nous étions super ben encadrés.

Rien à voir avec la fondation à Biarritz.
J’ai un bon souvenir de ce séjour.

A Hendaye je connais les rochers deux
Jumeaux...sourires

J’ai une amie Danièle, j’ai dû t’en parler qui a été placé à deux ans à Biarritz, je lui ai envoyé les photos et la que tu m’as transmis.

Elle m’a envoyé un mail : «comment as tu fais Maurice quel choc ça m’a fait comme une bouffée d’angoisse.»

Je lui ai répondu que par hasard Christophe le grand spécialiste des centres marins agréés par la sécurité sociale avait réussi à repérer un texte que j’avais écrit sur un site poétique.

Voilà je suis content...revoir le site où j’en ai bavé retrouver au même moment Béatrice, tomber sur Christophe qui lui aussi a souffert dans ce type d’établissement me permet d’appuyer mon petit texte que j’ai eu du mal à écrire je te l’avoue.

Occulter cette dure période de mon enfance a été dès mon retour à la maison un réflexe automatique de mon subconscient.

Malgré la science et la conscience qui était au service de l’enfance de la maison Mendelssonh!!!

Je n’ai jamais su l’écrire ce nom il n’a vraiment pas d’orthographe une consonance mal saine pour moi !...

Mon amitié
Maurice
 
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Vega46

Maître Poète
#38
Il est désastreux combien l'histoire efface son histoire
de la mémoire générale, sauf l'individuelle
marquant à jamais, le corps, son âme!

Ce fait n'est pas uniquement dans la souffrance,
mais dans tout ce qui gêne à la fonction de l'avenir!
Toute enquête reste muette et brisée au public!
Il y en a tant et tant, qui restent interdites aux
mouvements de la république!
Il faut être droit pour essayer de redresser
les torts avec l'aide du public, même si c'est
difficile à suivre, un effort de chacun se doit
d'intervenir et non détruire!


En ce qui concerne ici, la mémoire d'enfants
il est vrai qu'à deux ans des souvenirs restent
cicatrices, heureuses ou malheureuses, car
la mémoire est jeune, non encombrée encore!

Il me souvient à l'âge de deux ou trois ans,
je me trouvais dans un coin d'un couloir
chez mes parents, je déballais d'un mouchoir
les débris d'une ampoule, ses filaments
représentant comme un corps de poupée,
sur le culot de la lampe!!!!!!
une fois bien emmaillottée, je recachais
mon trésor, sachant que c'était interdit
d'y toucher!
Il me souvient encore, que le dimanche
sans doute, ma mère me posait sur les
genoux de mon père assis sur une chaise
(mon père ou mon parrain???)
pour que je ne ma salisse pas pendant qu'elle
devait sans doute faire sa toilette!
Je n'ai jamais questionné mes parents!

Je me souviens également quand ma mère
a été arrêtée pour revenir au camp, je
m'agrippais à sa robe de chambre,
la porte ouverte sur un monsieur avec un
chapeau noir!

Ensuite ma visite avec ma sœur (14 ans)
au camp derrière des grilles ma mère, assise
sur un tabouret!

Mes souvenirs ne sont pas ressentis
malheureux, mais l'âme les a ressentis!

Donc, quand on sait que la souffrance que
vous avez tous ressentie vous a poursuivie
toute votre vie, il est "heureux" que
vous essayez de les faire renaître pour
pouvoir les faire connaître, les mettant
à jour! Les effacer non, mais les soutenir
plus légers vous serez!

Merci pour la richesse du savoir que vous nous
permettez de tutoyer!

Bises Momo, mon clochard céleste au cerveau poussiéreux! Poly
Ah qu’il est intéressant ton commentaire Poly !.

Ces traces de vies indélébiles qui sont marquées au plus profond de notre mémoire qui ne nous quitteront jamais nous allons les rechercher comme un trésor car se sont elles qui finalement ont façonnées notre existence elles ont une importance capitale.

Cette ampoule était un trésor pour la petite poupée que tu étais et tu te comparé sûrement à elle.

Et puis il y a cette image d’une enfant qui retient sa maman par sa robe chambre qui essaie de la retenir de toute sa faiblesse, ce chapeau noir ne représente rien de rassurant pour elle !.

Puis il y a cette visite où tu retiens la vue de ta mère sur un tabouret derrière des grilles !.

Que des situations fortes qui marquent pour toujours l’esprit.

J’ai essayé d’oubiler, écrire ce texte d’un trait comme j’ai l’habitude de le faire sans le relire peu de souvenirs ont ressurgi un peu comme s’ils avaient été définitivement supprimés de ma mémoire j’avais dix ans et demi lorsque j’ai commencé ma peine dans ma douzième année lorsque j’ai été enfin libéré.

J’ai repris ce texte pour corriger quelques fautes d’orthographe remuer ce passage de mon enfance je le ressens comme une épreuve, mon enfance je devrais dire est un vrai chemin de croix.

Merci chère Poly mon amitié
MLCCACP
 

Vega46

Maître Poète
#39
Bonjour Maurice,
Là on rentre dans ma spécialité : les établissements d'Hendaye!
A Hendaye il y a l'hôpital marin qui s'est appelé sanatorium puis centre hélio marin. j'ai fais un blog : hendaye-preventoriums-aeriums.webnode.fr
A côté le Nid marin, mon blog : nidmarinhendaye.webnode.fr . L'ancienne colonie SNCF c'est Haiçabia j'ai fais un blog qui s'appelle : haicabia-hendaye.webnode.fr
En face Haiçabia il y avait le préventorium aérium l'Enfant Roi dans lequel j'ai séjourné , j'ai fais un blog : lenfantroihendaye.webnode.fr

Amicalement

Christophe
Bonjour Christophe je viens d’appeler une personne de ma famille qui a connu la colonie de vacances Aïçabia en 1946, elle n’en garde pas un très bon souvenir.

Les enfants avaient appris une chanson de départ voici les premières paroles...

Aïçabia que tant aimions le cœur bien gros nous te quittons, adieu foulards.....etc

J’ai mis quelques lignes relatant mon passage à Hendaye sur ton blog bravo pour ton excellent travail de recherche.

A l’époque où je l’ai connu les ados
dormaient sous d’anciennes tentes militaires derrière le bâtiment côté droit.

Amicalement
Maurice
 
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CGORSKI

Poète libéré
#40
Bonsoir Maurice,
Merci pour ton message sur le blog Haiçabia. Décidément tous les établissements ont eu leurs heures de douleurs.
C'était une époque où certainement beaucoup de personnes souffraient de problèmes psychoaffectives qu'ils ont reporté à leur tour sur les enfants. Un cercle infernal de victimes créant d'autres victimes.

Amicalement,
Christophe.
 
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