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Citations, pensées momoriciennes, et petites histoires vécues…les miennes et les votres.

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Le département du Lot et ses surprises !



Je viens de compléter à l’instant ces photographies par quelques lignes qui rappellent ce qu’était la navigation sur le Lot au milieu 19 ème siècle.



Le tunnel sous Vic d’une longueur d’environ cent mètres, permettait aux gabariers d’éviter la grande boucle du Lot sous Uxellodunum.

Il existe la même réalisation dans le secteur de Montbrun une centaine de mètres après le tunnel ferroviaire aujourd’hui déferré!



L’activité ferroviaire a sonné le glas de la navigation sur le Lot. A la fin du 19 ème siècle, les gabariers remontaient le cours de l’eau navigable de l’estuaire de la Gironde jusqu’à Port d’Agrès. Les nombreuses écluses témoignent de ce passé pas si lointain. Ces hommes d’eau transportaient toutes sortes de marchandises, pierres taillées, charbon, poissons de mer, animaux...etc. Leur métier était très physique, et très dangereux! Ils étaient raconte t’on, pas facile à manœuvrer! C’était des durs taillés dans la masse, un peu comme les gabares qu’ils barraient. Courageux, on raconte qu’ils n’hésitaient pas à profiter des eaux hautes du Lot pour passer les chaussées sans emprunter les écluses afin de gagner du temps, et vous savez que le temps aussi illusoire soit-il, est devenu par magie humaine de l’argent. Le mal est paraît il très ancien il daterait d’avant Babylone !Lorsqu’ils venaient vers nous, ils mettaient la morue séchée à tremper dans la rivière huit jours avant d’arriver en Aveyron. Les gens du pays avaient concocté un plat délicieux en leur honneur le stockfisch!. Les chevaux qui tiraient ces larges barques sur le chemin de halage étaient alors très sollicités, n’en doutons pas.

Le troc était une monnaie d’échange importante, les riverains troquaient les denrées récoltées dans les champs, des volailles et bien d’autres richesses, contre le rare poisson de mer péché en mer du nord, bien entendu tout était prétexte à cette façon de commercer!

Le tunnel sous Vic, l’écluse de Capdenac, le port sont là pour nous remémorer que l’expression marin d’eau douce est très loin d’être une appellation méritée!

Nombreux sont ces gabariers qui ont perdu la vie noyés dans les eaux troubles et tourmentées de notre belle rivière.

La gabare chargée à raz bord était très vulnérable aux courants, aux vagues des chaussées, le cours d’eau était parsemé d’horribles pièges!

Les riverains ont souvent été les témoins impuissants de terribles drames!IMG_0565.jpeg
 
Dernière édition:
IMG_0560.pngIMG_0559.pngIMG_0563.pngLa visite médicale scolaire, le contrôle physique obligatoire!

Que de bons souvenirs, n’est-ce pas ?

Qui ne garde pas en mémoire, le fameux jour, où il fallait se présenter un flacon d’urine à la main, face au personnel médical de l’éducation nationale ?

Bien entendu, cette journée avait été programmée de longs jours en avance. L’institutrice ou l’instituteur, n’avait pas manqué de rappeler la veille à ses élèves, comment allait se dérouler ce petit défilé.

Un avant goût, de ce qui allait se passer bien plus tard, lors du service militaire, mais moins poussé dans l’investigation corporelle cependant !

Les spécialistes en blouses blanches, se préoccupaient de nos mensurations, de notre taille, de notre poids, de notre vision
des lettres, et enfin ils pratiquaient quelques tests, afin de déterminer si notre motricité intellectuelle, ne souffrait pas d’un manque de carburant!

Par contre, contrairement à l’armée, ils ne s’alarmaient pas, si nous avions les pieds plats !
Nos parties les plus intimes étaient visitées, et on finissait toujours, par tirer la langue, pour une inspection approfondie des amygdales!
Il était aussi très important, de contrôler si nous étions positifs, à certaines maladies virales. L’affreuse cicatrice que nous gardons tous en souvenir sur le bras, est là pour nous rappeler l’horrible vaccin de la poliomyélite, tant dans sa douleur, que dans son esthétique!

Malheur à celui qui présentait une quelconque positivité, à la fameuse CUTI!
Nous devions être à jour de ces multiples maladies, tels des petits chiens aptes à la vente dans une animalerie!

Enfin, vous me connaissez j’exagère un peu…

J’ai une petite anecdote rigolote, que m’a rapporté un ami instituteur.

Alors, qu’il avait fini d’expliquer à sa classe de cours élémentaires deuxième année, le déroulement de cette fameuse matinée, il ajouta en insistant : « Surtout, n’oubliez pas de ramener un flacon d’urine de la maison!»

Une de ses meilleures élèves, qui avait suivi attentivement son long laïus, l’interpella et eut cette phrase négative : « Je ne pense pas, que l’on ait ça chez-nous Monsieur!»

Peut-être avez-vous, des souvenirs marquants de ce contrôle de santé, à l’école de Figeac , qui pour une fois, ne donnait pas forcément une bonne appréciation aux meilleurs élèves!

J’ai réussi à trouver quelques photographies, qui vous remémoreront sûrement cet examen scolaire hors du commun.

Pour rester honnête avec vous, j’avais un meilleur bulletin de santé, que de notes!

On ne peut pas exceller, dans toutes les épreuves de la vie scolaire!
 
Pour rire !

Les témoins de Jéhovah ont tenté une percée chez-moi !
Je leur ai dit :
- Vous voyez bien que je ne suis pas là !
Ils sont repartis sans insister !
Peut-être ont-ils été ailleurs pour voir si je m’y trouvais ?

Un jour un vieux fermier m’a dit : - Je vois que vous vous intéressez à mes poules !
Je lui ai répondu : - Ce n’est pas ce genre de poules qui m’intéresse !

Les Basques ont-elles de l’humour ?
Le jour où j’ai dit à une Basque :
- C’est vrai que vous adorez qu’on vous pelote les basques ?
Elle n’a pas du tout apprécié ma plaisanterie !

Mon oncle était l'ami de Georges Pompidou.
Alors que celui-ci parlait avec lui de l'esthétique de Flaubert, G écrivait à sa fiancée. Il rédigea ainsi 3 pages sans une rature ! Ce qui fit dire à mon oncle :
C'était une homme de lettres !

Et dire que j’ai failli être illettré ! Je me demande aujourd’hui avec anxiété comment l’être que je n’allais pas être aurait pu vivre sans lettres.

Les comiques d’aujourd’hui ne me font pas rire ! Suis-je normal ? Remarquez ils ont un public qui se marre …leur famille et les amis sûrement ?

Un test simple pour savoir si vous souffrez d’un début d'Alzheimer ou pas !
Si vous écrivez le mot alzheimer sans faire de fautes vous n’avez aucun symptôme.
Sinon vous devez consulter sans tarder !
 
J’ai commencé à perdre pied le jour où j’ai appris à nager.

On a pleinement réussi sa vie quand elle se confond avec l’art.

C’est souvent lorsque les personnes que l’on aime disparaissent que l’on prend vraiment conscience de la place qu’elles tenaient dans notre cœur.

Réussir à fondre dans une phrase trois arts est l’alchimie réservée aux plus grands poètes.

Certains n’ont réussi à trouver le bonheur que dans la création artistique n’est-ce pas Monsieur Gustave Flaubert ?

Être où paraître là est la question.

Il faut paraître avant de comparaître.
 
Avons-nous eu à faire à une pandémie ou une pandémiette?

Une gripette tout au plus ! Lisez ce que fût la peste puis la famine, au onzième siècle dans notre région. Les anales de Figeac, j’ai eu le courage de recopier ce passage historique riche en enseignements pour vous !

Des fléaux plus cruels, lancés par la main du Tout-Puissant, firent encore plus de mal : c’était la peste et la famine, qui désolèrent nos contrées pendant les années 1348 et 1349. La peste portée du Levant en Italie, et de là en France, fit de si grands ravages qu’elle enleva la huitième partie des habitants. On se figurait que tous ces malheurs, et ceux de la guerre qui les suivit, avaient été présagés par l’apparition de deux effarantes comètes!. Toujours dans les anales de Figeac page 82 : année 1031

Peu de temps auparavant, un phénomène surprenant effraya toute l’Aquitaine. Il y tomba, pendant trois jours, une pluie de sang, qui imprimait sur la chair, sur les pierres et les étoffes des tâches ineffaçables ; mais qui s’enlevaient aisément sur le bois. Ce phénomène fut un avant coureur d’une des plus cruelles famine que l’histoire fasse mention. Elle commença en 1030 et dura trois ans, pendant lesquels des pluies presque continuelles empéchèrent les moissons et les autres fruits de la terre à venir à maturité. Les éléments paraissaient tellement altérés, et les saisons si dérangées, qu’il semblait que le monde allait rentrer dans le choas d’où il était sorti. On imagine aisément ce que les peuples eurent à souffrir d’une indigence qui ne fit qu’augmenter pendant trois années consécutives, mais on aurait peine à croire, les détestables attentats que la rage et la faim fit alors commettre, si un auteur de ces horreurs n’avait pris le soin de nous les retracer. Après avoir cherché en vain quelques suppléments de nourriture ordinaires dans l’herbe des prairies dans les racines des arbres, on en vint jusqu’à déterrer les morts pour s’en nourrir. On se porta ensuite à des excès plus horribles pour austenter une misérable vie, bien plus triste que la mort. Il faut que la faim soit une passion bien cruelleet bien impérieuse !...elle porte les chrétiens à se manger les uns les autres, ce que les bêtes les plus féroces de la même espèce ont horreur de faire. Les hommes allaient, pour ainsi dire, à la chasse aux hommes!. Ils s’attaquaient les uns les autres sur les chemins; non pour se voler, mais pour se manger!. Les hottelleries étaient devenues des coupe-gorges et on trouvait la mort en cherchant un asile. Les voyageurs qui s’y retiraient dans l’espérance d’y rencontrer quelque nourriture pour de l’argent, y étaient assassinés pour servir d’aliment aux autres. On prit près de Macon, un aubergidte qui en avait tué et fait mangé quarante huit, dont on trouva les têtes dans la cave. Il fut brûlé par ordre d’Otton comte de Macon. (Justice était ainsi rendue!.) Un autre porta même plus loin l’audace il exposa publiquement en vente sur le marché de Tournus de la chair humaine et fut condamné au feu!. On fit enterrer la chair qu’il vendait, mais un homme affamé remarqua l’endroit, et fut la déterrer pour s’en nourrir. C’est avec peine que l’on rappelle de pareilles horreurs, qui déshonorent l’humanité, mais les crimes que cette peste et famine fit commettre répandent plus d’éclats sur les actions de pitié qu’elle donna lieu de pratiquer.

Vous parlez toujours de terrible pandémie?

La grippe espagnole fit près de soixante millions de morts entre 1919 et 1920.

Les gens avaient l’habitude de mourrir ! Mon grand-père participa à la bataille de la Somme qui tua 30 000 très jeunes soldats en une journée, idem pour celle de la Marne, et que dire des 300 000 morts lors des combats de Verdun ?

L’espérance de vie au début du vingtième siècle était de moins de 40 ans.
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Alors écoutez la voix de notre ancien curé en 1919 à l’intérieur de l’église qui prêchait avec force sa foi en disant : "La pandémie qui décime le monde c’est le tout puissant qui nous l’envoie!"…Alléluia !….Alléluia !
 
Dernière édition:
IMG_0611.pngDépart mémorable en Dauphine ! Aurions-nous perdu en liberté ?

Sensations intenses assurées! Le texte risque d’être un peu long pour certains ! Respirez bien avant d’entamer sa lecture sur les chapeaux de roues et surtout attachez vos ceintures !

Mon ami coureur cycliste Georges Is avait pour habitude de venir me chercher à mon domicile situé à l’époque dans l’impasse Raynal et Roquelaure, vous pouvez desserrer vos ceintures! De là, nous partions vers Figeac où Michel G avait une voiture plus apte à rouler pour nous rendre à la course du jour. Il faut dire que l’expédition s’annonçait toujours périlleuse, la Dauphine capricieuse n’était plus très jeune et ressemblait plus à une serre mobile qu’à un véhicule de tourisme! Une fois lancée dans la descente d’Ournes, elle finissait par démarrer tant bien que mal, mais à y réfléchir d’un peu plus près, le mal l’emportait largement sur le bien. Le Vieux, que nous avions surnommé ainsi tout naturellement parce qu’il flirtait avec l’âge avancé de trente ans et que les jeunes coureurs que nous étions à l’époque n’en avaient qu’à peine plus de vingt, le Vieux, disais-je, m’avertissait de son arrivée par un long coup de klaxon strident avec son éternelle interrogation : «Tu es prêt ?» J’allais alors chercher mon vélo, cadre et roues séparés, pour me retrouver un instant plus tard face à un premier dilemme! Comment allais-je pouvoir rentrer ma monture de compétition sans l’abîmer ? Par un tour de magie que seuls les grands du spectacle possèdent, Georges, sans se démonter, m’expliquait l’agencement idéal pour le premier exploit de la sainte journée. Il ne fallait surtout pas s’inquiéter, ils étaient rentrés la semaine d’avant, il n’y avait donc aucune raison pour que le miracle dominical ne se reproduise pas encore une fois! Notre-Dame des Voyageurs veillait sur nous! Finalement le dit miracle a lieu et dans la foulée, j’entends : « Tu n’as qu’à t’asseoir sur un des cageots, tu tiendras l’ensemble fermement d’une main afin que les cadres ne se frottent pas pendant le trajet. » L’aménagement du véhicule est d’une sobriété surprenante, le siège arrière, vous l’avez déjà sûrement compris, n’est plus présent, ni d’ailleurs celui du passager avant, ce qui permet de jouir d’un espace très appréciable. C’est un coupé sport transformé avec art en un véritable break en quelque sorte! A l’arrière, poussent généreusement toutes sortes d’agrumes qui ont réussi à germer, puis à se développer en une multitude de variétés en cette période favorable de début de printemps. Notre citadine prend des grands airs de jardinerie ambulante des plus insolites.

Vous pouvez l’avoir deviné, le champion d’Auvergne de cyclisme est maraîcher, vous le connaissez tous à Figeac, n’est-ce pas? Il se démène encore sous la halle tous les samedis malgré ses 78 années ! Eh oui ! Il est vraiment vieux ! Un coup de première et nous partons poussivement. Juste après le stop de l’impasse, j’entends mon Georges qui s’esclaffe : « Nous voilà dans de beaux draps, Playboy…les pandores nous attendent ! » Évidemment la proie est facile ; d’un léger signe de la main et le convoi s’arrête aussi vite qu’il a mis du temps à prendre son rythme de croisière. Mon Georges, pour autant, ne se démonte pas devant les deux agents de la sécurité de l’époque. Je ne les nomme pas ici mais les plus anciens du secteur doivent sûrement se souvenir d’eux. Toc toc à la vitre. Georges ouvre la porte, bien entendu la vitre ne descendant pas, enfin si, mais généralement absolument pas quand on le souhaite. Une voix rocailleuse bien de chez nous se fait entendre :

- Gendarmerie nationale, bonjour! Vous pouvez arrêter le moteur du véhicule, s’il vous plaît ?

- Ah non! Elle ne démarre qu’en descente, vous voulez la pousser en repartant ?

- Bon…très bien, vous avez les papiers du véhicule ?

- Oui…je dois les avoir par là!

- Permis de conduire…

- Ah, je l’ai, mais il est vieux comme moi, je vous le donne en trois morceaux!

- Assurance…

- Voilà !

- Non…c’est celle de 1971 !

Après plusieurs tentatives infructueuses, il tombe enfin sur la bonne!

- Vous n’avez pas d’essuie-glace côté passagers?

- Non, il ne servirait à rien, vous voyez bien qu’il n’y a pas de siège!

- Vous savez combien cela peut vous coûter ?

- Non!

- Soixante mille francs!

- Houuu! Allez, viens, Playboy, on descend le matériel et on leur laisse la voiture, ils n’auront qu’à la vendre ; nous, on part à Figeac à la force du mollet !

- Ne bougez pas!

L’autre assermenté qui, entre-temps, a fait le tour de l’épave revient et dit:

- Vous savez que vous avez les quatre pneus lisses?

- Ah non! Trois seulement, je le sais pertinemment, j’ai mis celui de la roue de secours sur la jante avant droite après une crevaison la semaine dernière et il est bon!

Le bleu qui vire au rouge refait le tour du tacot …Il revient et dit:

- C’est exact! Le klaxon fonctionne ?

- Oui, je viens de m’en servir il y a à peine plus d’un quart d’heure, vous avez dû l’entendre !

- Les feux de route et de croisement ?

- Les clignots, oui, pour ce qui est des feux de route, je n’en ai pas besoin, je ne la sors jamais la nuit!

- Bon, ce n’est pas tout, s’exclame Georges, on va courir et on nous attend à Figeac!

- Vous allez où ?

- Dans le Cantal près d’Aurillac.

- Et vous comptez arriver à l’heure avec cet engin disloqué ?

- Non…on ne va que jusqu’à Figeac!

- Bon, très bien, vous pouvez partir mais essayez d’avoir une voiture plus en état la prochaine fois!

Et nous voilà repartis, soulagés d’un poids important, quand tout à coup, non loin de l’Oustal parlaïre, mon Georges s’inquiète à nouveau : « Putain, Playboy, les motards!…Ah !…c’est bon ! On va pouvoir passer, ils en tiennent déjà un! » Il n’était pas plus compliqué de gagner une course cycliste pendant les Trente Glorieuses que de rejoindre le point de son départ à temps. Petite dernière parenthèse : les mêmes agents de la circulation m’arrêtent un peu plus tard avec un copain, nous avions près de nous deux bouteilles de rouge… L’un d’eux nous dit après un contrôle très sommaire des papiers : « Je vois que vous l’aimez vous aussi ! » Je me pose deux questions avec une certaine anxiété aujourd’hui ! Aurions-nous perdu un peu en liberté ? Aurions-nous gagné en sécurité ?…
Cette histoire vraie d’un autre temps est à partager entre-amis seulement !

« Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence!»

Quoi que?….

Quant au vieux maraîcher de ce conte d’un autre temps, vous le connaissez tous, c’est un vrai vieux que vous pouvez rencontrer chaque samedi sous notre belle halle couverte!

Il possède aujourd’hui, le progrès étant passé par Ournes, une vieille voiture électrique jaune déclassée par le service postal!
 
J'ai enfin découvert la face cachée de son profil ! Elle était de dos!

L'euphorie pléthorique alarme les docteurs qui prescrivent un régime très sévère pour éviter le coup de sang et l'apoplexie !

Quand on vieillit tout tombe !

Les pompiers sont passés chez-moi je leur ai dit vous êtes bien en avance cette année !
Ils m’ont répondu qu’il s’agissait du calendrier de l’avant !

A l’instar des prédicateurs qui nous gratifient d’une météorologie à un siècle, les jeunes journalistes en herbe nous expliquent ce qui va se passer dans les douze mois à venir en France !
 
IMG_0595.pngIMG_0589.pngIMG_0590.pngLa grande Francoise Sagan aimait raconter qu’elle avait composé elle même son épitaphe.

Son épitaphe :

« Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, "Bonjour tristesse", qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même. »

Acrostiche à Françoise : je le lui récite à haute voix quand face à sa triste tombe je me trouve.

Pour toi, ma chère voisine :

F atale destinée que notre vie sur terre,

R ien n’y peut exister, tout y est éphémère !

A vec le vent qui siffle, les bleuïtés des champs,

N e se balancent plus sous les ailes du temps,

C cependant, l'une d'elles, dans sa prime jeunesse,

O se lui résister de toute sa faiblesse.

I nsolites images cette nuit dans mes yeux,

S' il le faut désormais j'affronterai les cieux,

E t je serais à toi, mon aimée, ma fleur bleue !

Puissent ces quelques Alexandrins éclipser tes bleus à l’âme.

https://lireditelle.wordpress.com/2...-danthologie-quand-desproges-interroge-sagan/

Françoise Sagan questionnaire de Proust.



- Quel est pour vous le comble de la misère ?

La maladie, la mort d'autrui, s'ennuyer avec soi.

- Où aimeriez-vous vivre ?

A Paris.

- Quel est votre idéal de bonheur terrestre ?

Il y en a trop.

- Pour quelles fautes avez-vous le plus d'indulgence ?

Les excès.

- Quels sont vos metteurs en scène de cinéma favoris ?

Schlesinger, Fellini, Sirk, Truffaut.

- Quels sont vos peintres favoris ?

Pissaro, Sisley, Hopper.

- Quels sont vos musiciens favoris ?

Beethoven, Verdi, Fats Waller.

- Quelle est votre qualité préférée chez l'homme ?

L'imagination.

- Quelle est votre qualité préférée chez la femme ?

L'imagination.

- Quels sports pratiquez-vous ?

Autrefois, de plein air.

- Seriez-vous capable de tuer quelqu'un ?

J'espère que non, mais je crois que oui.

- Quelle est votre occupation préférée ?

Ne rien faire.

- Qui auriez-vous aimé être ?

Trop de gens.

- Quel est le principal trait de votre caractère ?

Un certain humour, peut-être.

- Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis ?

La même chose.

- Quel est votre principal défaut ?

Un certain humour, sûrement.

- Quelle est la première chose qui vous attire chez un homme ?

La chaleur, le naturel, la force.

- La couleur que vous préférez ?

Rouge.

- La fleur que vous préférez ?

Rose.

- Quels sont vos auteurs préférés en prose ?

Proust... et cent autres.

- Quels sont vos poètes préférés ?

Baudelaire, Apollinaire, Eluard, Whitman, Racine.

- Quels sont vos héros dans la vie réelle ?

Les distraits.

- Quels sont vos noms favoris ?

Valparaiso, Syracuse, Santiago.

- Que détestez-vous par-dessus tout ?

L'assurance, la cruauté, la prétention.

- Quel est le don de la nature que vous aimeriez avoir ?

Jouer du piano.

- Croyez-vous à la survie de l'âme ?

Non.

- Comment aimeriez-vous mourir ?

Vite et agréablement.

- Etat présent de votre esprit ?

Epuisée par le questionnaire et tourmentée.
 
Dernière édition:
Les grands mots fondent les phrases étincelantes, mais aujourd’hui je vous en prie ne parlons plus d’esprit, ni de Noël magique !

N’a droit au titre de poète que celui qui secoue fortement le joug du lyrisme.

Virtuellement on peut faire jeu égal avec Jésus en évitant le supplice de la croix !

Quand viendra l’heure du dernier soupir, j’aurai un ultime souffle d’amour pour te dire : - Je t’ai toujours aimé !

Où et à qui, doit-on rendre l’âme ?

L’humour que J’AIME ! C’est celui-ci…

Les Marcouly ont toujours eu beaucoup d’humour même dans les situations les plus pittoresques !
Dans le secteur de Dunkerque en 1940 le groupe de soldats où se trouve mon oncle Roger est encerclé par l’ennemi allemand, le capitaine de la section lance à ses hommes :« Rendez-vous !»
Mon oncle : « Où ? »
 
IMG_0645.pngJe vous sens curieux ! Vous devez vous demander, pourquoi je suis si doué en littérature ? Sourires…Eh bien, ne cherchez plus ! Voici l’unique diplôme que j’ai en ma possession, il est beau n’est-ce pas ?

Qui est en possession de ce magnifique diplôme de fin d’études primaires ?
Je ne suis pas certain qu’un candidat d’aujourd’hui au baccalauréat l’obtiendrait facilement ?
Voici une dictée soumise aux élèves.
5 fautes et vous n’aviez pas le diplôme.
Et un petit problème à résoudre !

Mon résultat : 94 points sur 100
Premier du canton de Capdenac Gare !
Récompense : un voyage à travers le pays occitan avec mon instituteur et 1000 francs ( de mémoire à retirer à la perception du coin )

C’est le seul diplôme que j’ai obtenu dans mon existence !
C’est sûrement pour cette raison que j’en suis si fier !
Au-dessous voici deux exemples : Une dictée et un exercice de mathématiques.
Tous à vos copies ! Hi

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Je pense me rappeler que je l’avais posté il y a environ deux ans, mais je ne le retrouve pas ! Et comme je ne suis pas le seul à avoir eu des soucis avec sa poule préférée je me permets de vous le soumettre à nouveaux !
Peut-être que vous aurez des nouvelles à me communiquer ?
Je suis toujours à sa recherche !

Avis de disparition très inquiétante !

Mes chers amis virtuels de Figeac et de ses environs je suis très inquiet ! Ma poule bien aimée ne m’a donné aucun signe de vie depuis très longtemps ! Elle a quitté l’enclave du domicile conjugal un matin, comme elle avait pris l’habitude de le faire ces derniers mois pour aller picorer à droite, et même à gauche, tout en caquetant avec les jeunes coqs du quartier. C’est pour cela vous le comprendrez que je ne me suis pas alarmé outre mesure dès les premières heures de son absence, qui s’est transformée aujourd’hui en une disparition. Oui mais voilà, je me dis maintenant qu’elle a peut-être trouvé un poulailler au nid plus douillet, avec un cocorico au chant plus clair que le mien, ce qui expliquerait cette absence très angoissante ! Et vous le savez toutes et tous ici chers paroissiens de nos clochers, on se demande pourquoi on est soudain confronté à cet état de fait ! J’ai longtemps réfléchi, et je ne vois vraiment rien qui puisse justifier cette soudaine volatilisation ! Qui pourra m’aider à retrouver cette insouciance fugueuse ailée ? J’ai bien pensé mettre tous les poulets de la région à ses trousses, mais est-ce vraiment la fonction de ces fonctionnaires que de s’occuper de ce genre d’affaires de basse- cour ? Je suis en plus d’un naturel timide à l’image d’un vieux coq qui aurait maintenant plus de raison d’être sur le clocher d’une église que sur un perchoir ! Pour autant comprenez moi ! Il ne me restait plus que cette boule de plume à me mettre sous mes ergots crochus pour me sentir encore utile dans la vielle ferme que j’habite depuis l’éclosion de mon œuf !
Suis-je désormais condamné à me contenter du grand tas de fumier pour entonner ma grande peine ?
J’ai appris, que de nombreux chats disparaissaient dans notre petite ville, il ne faudrait pas qu’elle ait été l’innocente victime d’un de ces prédateurs égaré et affamé ! Ceci, ajouté aux nombreux renards rusés me fait craindre le pire !
Aussi, c’est le cœur serré que je fais appel à votre aide précieuse, afin que je puisse connaître peut être un jour l’issue de cette tragique, et douloureuse histoire, et cela quel qu’en soit son dénouement ! Si la pire des nouvelles me parvient de vous, au moins je pourrai en faire mon deuil, en ces jours sacrés de Noël !
J’aimerais, je vous le sermonne du fond de mon poitrail gonflé, retrouver ma compagne et mon statut de coq, mais pas en pâte !
Merci à toutes, et à tous, pour votre contribution à cet appel désespéré ! De grâce je vous en supplie, gardez bien vos adorables ronronneurs à l’intérieur de vos demeures, pour que le pire s’il n’a pas déjà eu lieu ne se produise pas, ou plus !
Ce sont d’adorables prédateurs !
L’ancien Chanteclair de votre grand village vous en remercie !
Si ce genre d’histoire vous est arrivé avec votre compagne préférée, et que vous êtes seuls merci de me faire part de vos ressentis !

Joyeux Noël à toutes et à tousIMG_0793.png
 
Dernière édition:
IMG_0658.pngIMG_0659.pngC’était une horrible piquette, à lire sans modération !

Dans le grand Figeac, à une époque très reculée, les gens du pays d’Oc travaillaient les coteaux autour de notre belle cité. C’était des braves courageux, aux bras noueux et saillants, aussi solides que les sarments porteurs des grappes lourdes ! Cette vigne, qu’ils avaient reçu en héritage était cultivée avec amour depuis d’innombrables lunes par leurs ancêtres.
Ils avaient dû transpirer toute l’eau de leur corps, pour donner vie à ces pentes arides propices à aucune autre culture! Comme par miracle, s’étalaient en espalier les vignobles où mûrissaient les grains bleus si précieux à leurs yeux.
C’était donc pour eux un devoir de mémoire, qu’il fallait absolument perpétuer dans l’espace mais surtout dans le temps.
Ils bravèrent ainsi les conditions extrêmes, en étant soumis aux pires des catastrophes naturelles! Elles étaient porteuses, de violents orages aux pics de glace venus des ténèbres, qui infligeaient aux rameaux des blessures ouvertes semblables à celles des lames de sabre. Les gelées tardives, aux brumes épaisses, léchaient le feuillage fragile en l’immaculant de champignons que les têtes pensantes avaient surnommé le mildiou.
Et comme si cela ne suffisait pas à ce déluge infernal de malheurs, une maladie importée d’un continent découvert par un Colomb, allait décimer comme la peste, inexorablement les plateformes au nectar des dieux.
Aussi, les croix chargées de prières pour conjurer un sortilège aussi maléfique ont fleuries au-dessus desversants, il fallait absolument trouver le moyen de stopper ce fléau ravageur, avant qu’il n’atteigne les unes après les autres les parcelles aux ramures gorgées de sève généreuse. Mais rien n’y fit, silencieusement le mal s’approcha des rampes pourtant si inaccessibles! Au grand désespoir des pauvres besogneux impuissants,il gangrénât les souches les plus vigoureuses, qui essayaient pourtant de lui résister de toute leur faiblesse!
Ainsi ont disparu de nos contrées les vieux pieds de vigne aux belles valeurs ancestrales. Cependant, il fallait à tout prix conjurer un sort aussi injuste, éviter de se laisser abattre avec toute la force que le désespoir peut engendrer chez l’homme! Nos très téméraires parents, entreprirent de replanter des boutures saines qu’on leur promettait résistantes à toutes les attaques, et qui les mettraient à l’abri de ces maladies tueuses qui sont sans pitié pour un sang que l’on dit sacré!
La volonté ne manquait pas au pays, et dans un élan solennel à peine croyable, les parcelles comme par enchantement bourgeonnèrent à nouveau aussi vigoureuses qu’auparavant!
Et rien n’a pu stopper cette ruée vers cette belle renaissance! La grande guerre elle même n’en est pas venue à bout. Les femmes, les enfants, tous les bras du pays encore disponibles, ont œuvré solennellement pour garder en état les sillons exposés au généreux soleil.
Nos braves soldats, purent ainsi sous un déluge d’obus, garder un lien étroit avec la puissance du liquide rouge de leur région, qui donne la force courageuse pour partir à l’assaut en réchauffant l’esprit, avant que le corps souvent meurtri ne se refroidisse lentement!
Ainsi, ont survécu les vignobles de générations en générations, jusqu’au jour où, pour des raisons si bien chantées par le grand poète Jean Ferrat les bras vinrent à manquer pour leur entretien.
Aussi lentement que nos coteaux avaient vu renaître les cépages, la rapidité avec laquelle ils ont disparu agonisants sous d’épaisses broussailles fut saisissante.
Nos lointains aïeuls, eurent du mal à accepter ce tragique destin, mais hélas rien n’arrêta ce déclin comparable au phylloxera, dans une forme encore plus pernicieuse à comprendre et surtout à accepter!
Décidément, si les anciens revenaient, ils n’en reviendraient pas!


Jean Ferrat la montagne
 
Dernière édition:
IMG_0670.pngIMG_0671.pngTERROU HAUT LIEU DE LA RÉSISTANCE DANS LE LOT! VILLAGE BRÛLÉ QUI A OBTENU LA MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE!

Un bonheur n’arrive jamais seul !

Je sais que vous aurez du mal à me croire, mais je vais en quelques lignes, vous brosser l’aventure que j’ai vécue il y a une petite semaine.

Alors que je m’évertuais à rechercher d’une ferme, où mon père maquisard avait trouvé refuge à deux pas de Terrou et que j’étais perdu dans un dédale de chemins, les uns plus impraticables que les autres, j’ai fini mon errance stressante au centre du bonheur!

Là, à deux pas de moi, se trouvait une charmante créature tronçonnante style en main, elle débitait méthodiquement du bois de chêne! Je fus, je dois vous l’avouer surpris par cette situation quelque peu insolite! Imaginez, une plantureuse beauté dans cet exercice quelque peu périlleux ! Elle me tournait le dos et le bruit strident de la bête enchaînée couvrait mes pas, ce fut donc un choc pour elle de me voir apparaître au dernier moment ! La face non cachée de cette bûcheronne était aussi attirante que sa belle esquisse dorsale. Par chance les mots que j’ai prononcés l’ont rassurée dans la foulée.

L’ancien play-boy du cyclisme régional entrait de plein pied si je peux m’exprimer en ce terme dans l’antre du bonheur! Ainsi, on peut tomber nez à nez avec lui, alors qu’on ne le cherche pas spécialement et qu’au contraire on se désespère à l’idée que l’on n’est pas sur une bonne voie !

Cerise sur la bûche, période de Noël oblige, la beauté s’est montrée d’une gentillesse infinie , comme quoi, le dicton s’est avéré vrai! Un bonheur n’arrive jamais seul !

La suite de cette aventure je la garde pour moi, même si j’en conviens, vous devez vous demander et cette fois c’est votre curiosité qui oblige, comment elle se poursuit.

Enfin, comme les adeptes des réseaux sociaux le disent : Ce ne fut que du bonheur !

Eh quoi ?…Que me soufflez-vous ? Est-ce que j’ai fini par trouver le refuge guerrier de mon père ? Oui ! A deux pas du battement de coeur tant convoité!

Dans l’enchaînement de cette impensable épopée, je n’ai pas eu le réflexe de fixer sur la pellicule la princesse du lieu, qui répondait au prénom évocateur de Félicité! Trop heureux vous vous en doutez d’avoir pu fixer sur mon objectif le principal point d’intérêt de ce petit récit, que j’ai géolocalisé avec grand soin. Ne soyez pas impatient, faites comme votre serviteur en lignes, un jour j’en suis persuadé vous toucherez du doigt à votre grande surprise le sein même de la béatitude, alors que vous ne vous y attendez pas du tout!

Un petit indice quand même, vous le découvrirez très certainement au milieu de nulle part et vous atteindrez sur le champ le summum de la sérénité.

Les photographies qui suivent géolocalisent le centre du bonheur dans la région de Terrou, et une entrée bien connue des maquisards.

A noter que le village de Terrou a été incendié par les allemands. Le clocher de l’église n’a pas été épargné.

Terrou a reçu la médaille de la résistance…Seuls sept autres villages dans le département ont eu droit à cette haute distinction.
 
IMG_0601.pngIMG_0595.pngIMG_0594.pngJe vais vous parler aujourd’hui des personnages célèbres de Figeac et de ses alentours.



J.F Champollion…Charles Boyer…Georges Pompidou…Un héros de la résistance Jacques Chapou…La romancière Françoise Sagan…La peintre Edmée Larnaudie…Michel Colucci dit Coluche et enfin Madame Claude.

Avec votre permission, je vous décrirai un membre de ma famille, Roger Marcouly qu’on ne peut identifier à une célébrité.

Mais je suis heureux de pouvoir vous le présenter dans ce récit, il a exercé la noble profession d’enseignant en tant que professeur agrégé de français latin grec à Oloron Sainte Marie au pied des Pyrénées-Atlantiques.

Je ne vous l’apprends pas, on est tous fiers de relater les exploits d’un des siens, quel que soit le domaine où il excelle. Ce fut le cas de mon oncle Roger même s’il n’a jamais obtenu les palmes académiques ! Je dois reconnaître qu’il n’a jamais couru après !

Eh bien non ! Vous vous en doutiez bien, sur sa terre quercynoise votre ami l’écrivaillon Momo ne sera jamais le plus célèbre ! Ne commencez-pas avec vos : Mais si ! Mais si !Habituels même s’ils me touchent profitez ! Nul n’est prophète en sont pays et je suis à une éternité de vouloir me comparer au Messie ou à une célébrité du coin ! Le plus connu des savants qui a foulé nos terres il y a plus deux de siècles est le vénérable égyptologue Jean François Champollion. Il naquit à Figeac ce qui pouvait laisser présager que beaucoup de génies allaient lui succéder!

Il n’en fut rien ! Les années succédèrent aux années, les décennies aux décennies, sans qu’aucune créature exceptionnelle ne vienne bouleverser la suprématie de notre lointain et brillant aïeul. Un peu comme si la vieille cité bénédictines "Fidiacum", ville de la foi. avait été mise culturellement sous scellés ! Si bien, que plus une seule âme pensante au pays n’imaginait qu’un tel miracle ne puisse se reproduise un jour. La patience est heureusement une vertu que les gens du sud-ouest cultivent depuis longtemps, au même titre que celle du tabac dans un tout autre domaine. Alors, sans crier gare, une cigogne perdue dans sa migration nous fît cadeau à la fin du dix neuvième siècle du petit Charles ! Non!…Pas attend ! Ni De Gaulle ! Mais Boyer ! C’était déjà un très beau bébé dès sa naissance et rapidement grâce à son goût prononcé pour le théâtre il allait grandir et se faire remarquer grâce à sa beauté naturelle.Son sens inné du dialogue et de la répartie, allait l’aider dès le début de son immense carrière cinématographique. C’est à Hollywood que Charles a débuté, Il était le fils unique du non moins célèbre Maurice Boyer bien connu chez-nous et que l’on surnommait comme il se doit : Momo ! Il s’agissait d’un marchand de moissonneuses-batteuses, de fourneaux de cuisine, et de faucheuses. Louise son épouse s’occupait du foyer, vous vous souvenez sûrement d’elle, je vous en ai déjà touché deux mots, je l’ai très bien connue lorsqu’elle était pensionnaire à la clinique Font-Redonde où elle a tranquillement fini sa vie en 1966. Leur fils, pour revenir à lui, fit sensation à peine arrivé dans l’antre du cinéma mondial en jouant à ravir les rôles de jeune premier en tant que séducteur. Il tourna avec les plus grandes stars féminines américaines de l’époque. De retour au pays il a même eu le privilège de tenir entre ses bras notre Brigitte Bardot nationale lors du tournage : La Parisienne en 1957. Sa fin de vie fut tragique je vous laisse libre de la découvrir ou pas, vous me connaissez suffisamment pour savoir que je n’ose parler sans retenue que de la mienne. Revenons maintenant au pays, où un Président de la République Georges Pompidou vient d’être élu, cela me permettra dans la foulée d’avoir quelques mots sur Jacques Chapou, héros de la résistance et d’un inconnu parmi ces patronymes prestigieux mon oncle Roger Marcouly qui fut un pilier du lycée Champollion en son temps. Georges Cazard le principal ne manquait pas de nous le rappeler lorsqu’il nous convoquait pas forcément pour nous complimenter dans son bureau ! Imaginez un peu, Roger a été classé premier dans toutes les matières de la seconde à la terminale. Ce passionné de littérature se présentait aux épreuves de l’agrégation chaque année pour s’amuser ! On trouve son plaisir où l’on peut n’est-ce pas ? Curieusement, il a vu le jour à trente mètres de la maison où naquit jadis Jean François à croire, n’en doutons pas, que ce quartier de Figeac est exceptionnel pour doter sans attendre les enfants d’un cerveau très réceptif à la culture de haute voltige ! Il faudra que je suggère au maire qu’une maternité à la place de l’hôtel de ville, pourrait être très bénéfique à la prospérité intellectuelle de notre ancienne cité médiévale.

-Pardon ? Que dites-vous ? Où déplace t-on la mairie ?

Eh bien, ce n’est pas très compliqué, on la délocalise à l’intérieur du bâtiment de l’hôtel de la monnaie en lieu et place de l’office du tourisme !

Et l’office du tourisme ? On le décentralise au pied de la pyramide de Bizet ou de Cheops, ou solution géniale qui taquine mon esprit à l’instant, on la transfère dans le hall de notre gare SNCF sauvée des flammes et bientôt à nouveau flambant neuve ! Ainsi, aussitôt arrivés nos visiteurs recevront des mains des hôtesses du rail le fameux petit fascicule de la cité bénédictine et cela pour ne rien manquer de ses attraits multiples contours pittoresques !

Dès leur départ, enrichis de nombreuses images inoubliables et soulagés d’un peu de monnaie, ils rempliront un questionnaire pour que l’on sache si leur séjour les a pleinement satisfaits !

Bon, si vous avez d’autres idées comme d’habitude, vous m’en faites part ! J’attends vos suggestions en poste restante. S’il

vous plaît, je vous demande d’avoir la gentillesse d’arrêter de me distraire

dans mon écriture, mon imagination devient un peu trop vagabonde !

Retrouvons plutôt Georges Pompidou, son élection eut un retentissement incroyable dans la vallée du Lot au point qu’aujourd’hui même, on en perçoit toujours l’écho lointain ! Un chamboulement comparable et aussi médiatisé que l’arrivée du Tour de France à Rocamadour cette année, allait immédiatement se mettre en place ! Un magnifique hôtel restaurant avec estrade baptisé les roses d’or voyait le jour. Le tour de ville était en effervescence, c’était à celui qui aurait la plus belle vitrine, papi Mougeot mettait les bouchées doubles ainsi que son ami Moulinot le marchand d’articles de pêche, le village vivait une continuelle surchauffe. Le chef d’état passait régulièrement ses vacances dans sa ferme aux chevaux, située sur les hauteurs de Cajarc à l’endroit même où j’ai gagné ma première course cycliste, pour mieux vous situer cet endroit mythique ! Vous voyez tous maintenant où se trouve la propriété du premier homme de France au début des années soixante-dix.

Georges y avait ses habitudes, beaucoup moins entouré que les présidents actuels, au volant de sa belle DS 19 il n’était pas rare de le croiser sur les petites routes tortueuses du Causse. D’un petit signe de la main, il aimait saluer les rudes campagnards de sa région d’adoption. Les bars entre le village du schmilblick et Figeac avaient droit à sa visite de courtoisie et c’est en bon lotois qu’il était reçu. Chez nous vous le savez tous, on ne fait pas de manière et on a le sens du devoir.

Mon oncle le connaissait fort bien, ils avaient mangé face à face pendant une année à Toulouse lorsqu’ils étaient étudiants. À ce propos il m’a rapporté une petite anecdote rigolote. Alors qu’ils étaient entrain de discuter au sujet d’une certaine esthétique attribuée à Flaubert, sur un coin de table, Georges écrivait une lettre à sa copine. Je suppose que la conversation des deux futurs agrégés de lettres devait atteindre des hauteurs stratosphériques. Pompidou posément sans faire une seule rature, aligna trois superbes pages ! Ce qui fit dire à mon oncle : - C’était un homme de lettres!

J’ouvre une petite parenthèse par rapport au membre de ma famille à qui je dois beaucoup. Je l’ai côtoyé régulièrement une quinzaine d’années avant sa mort. C’est un peu grâce à lui, que je me suis lancé dans l’écriture, il m’a mis la main à la plume ! Il avait cette facilité d’élocution qui appartenait jadis aux savants de la littérature française, je n’ai eu qu’à l’écouter pour me faire une idée précise sur l’art de parler notre langue. Un jour il m’a raconté ce que fut son existence, j’ai eu le plaisir de goûter au bonheur que procure

l’élocution verbale. Pendant plus de deux heures sans aucune hésitation, il tourna les pages de sa vie aux rudes contours. Il m’a appris à rester simple dans la manière de m’exprimer, il faut me disait il, à tout prix rester compréhensible, être à la portée de toutes les oreilles. Pour cela, il fallait éviter d’employer des mots savants, mais plutôt en donner la définition dans ses phrases, c’est ce qu’il faisait avec beaucoup d’humilité. Il était habité par un esprit pragmatique, excusez-moi, j’aurais dû écrire pratique!

Il a vécu trop effacé, c’est ce que me disait ma tante institutrice. Elle ajoutait, qu’il n’avait jamais eu d’ambition personnelle en dehors de celle de transmettre son immense savoir à ses nombreux élèves et sa fierté de dire qu’il était le meilleur pêcheur de saumons du gave de Pau!

À ce propos, un jour qu’il revenait de

Jurançon en autorail et qu’il avait entamé une conversation sur la pêche, son voisin lui lança :

-Vous n’attraperez jamais autant de saumons qu’une personne d’Oloron Sainte Marie que je connais très bien !

- Ah bon ! Comment se nomme t-il ?

-Roger Marcouly

- C’est moi !

Gageons, que s’il avait souhaité porter notre nom au plus au rang de la société, Georges Pompidou aurait agi dans ce sens. Ils ne se sont cependant jamais revus, les idées que prônaient l’homme d’état n’étaient pas au goût de Roger, les deux copains n’avaient pas la même vision politique.

Jacques Chapou faisait également partie du cercle de ces écrivains disparus, Roger l’avait connu au lycée, c’était son ami, un meneur d’hommes me disait-il! Lors des matchs de Rugby organisés dans l’enclave de la cour de la petite pension de famille, il s’imposait déjà en capitaine. Nous avons tous entendu parler de son engagement en tant que chef de la résistance lotoise. Pris dans une embuscade il a tiré sur l’ennemi allemand qui l’avait encerclé, puis se sentant condamné il s’est donné la mort avec la dernière cartouche engagée dans le barillet.

Comment ne pas rendre hommage au capitaine Philippe!

Rares sont les hommes aussi courageux voués corps et âme à leur patrie!

Je vais continuer mon tour du Lot et vous parler d’une romancière, décidément me direz-vous, les lettres, les hiéroglyphes passionnent les lotois, après tout, nous avons chacun nos défauts n’est-ce pas ?

En l’occurrence il s’agit de la grande Françoise Sagan, vous vous souvenez sûrement de son livre : Bonjour Tristesse. Sa vie n’a pas toujours été marquée par ce mot à la résonance lugubre, bien au contraire lorsqu’elle débarquait à l’improviste au pays elle faisait un tour de ville klaxon bloqué, elle signalait ainsi son arrivée dans sa superbe limousine décapotable foulard au vent ! Nous étions donc tous prévenus ! La célèbre dame prenait possession de sa maison natale. Les vedettes de l’époque venaient à sa rencontre, et les fêtes organisées prenaient alors souvent des allures sans limite.

Mais peu importe, la jeunesse a des travers fous à vivre entre amis.

Je ne vais pas vous raconter son parcours certains l’ont déjà fait à ma place, la presse à scandale ne s’en est pas privée!

Je n’ai jamais attiré son regard, n’étais-je pas assez Playboy pour elle? Il faut le croire malgré mon surnom, ou peut-être pas à son goût et comme l’on dit : et bien non je ne vous le dirai pas !

Je suis pourtant passé sous son balcon à cent vingt reprises lors de la course des fêtes, peut-être aurais-je dû rouler un peu moins vite, pour attirer son attention.

N’allez pas croire que j’en pinçais pour elle, j’aurais aimé lui parler tout simplement.

Vous me connaissez bien maintenant, je ne suis pas rancunier et je profite souvent d’une sortie sur ma bicyclette bleue pour aller la saluer à Seuzac, où repose son corps en compagnie de son amour Peggy Roche.

C’est un charmant petit cimetière avec vue imprenable sur le causse, l’emplacement vous en conviendrez avec moi, est très important quand on sait que l’on prend place sous deux mètres de terre pour l’éternité, nous ne sommes pas des pharaons mais quand même !

Leur tombe, tombe en ruine, ça tombe mal pour ces deux grandes dames !

Face à elles je peux leur dire en m’inclinant :



-Bonjour Tristesse !



Je récite l’acrostiche à Françoise :



F atale destinée que notre vie sur terre,

R ien n’y peut exister, tout y est éphémère!

A vec le vent qui siffle, les bleuités des champs,

N e se balancent plus sous les ailes du temps!

C ependant l'une d'elles dans sa prime jeunesse,

O se lui résister de toute sa faiblesse!.

I nsolites images cette nuit dans mes yeux,

S' il le faut désormais j'affronterai les cieux,

E t je serai à toi, mon aimée, ma fleur bleue!



Puissent ces quelques Alexandrins éclipser les bleus à l’âme de notre chère Françoise.

Enfin avant de vous laisser, je vais aborder le phénomène Coluche, qui séduit par les hauteurs de Cajarc s’était posé près de Sainte-Croix.

Lui aussi avait été charmé par les paysages surplombant fièrement la rivière autrefois navigable . Ce fin gourmet accompagné par ses copains allait savourer régulièrement la fameuse poule farcie de madame Bès.

Je ne l’ai pas connu lui non plus, par contre au hasard de mes balades à vélo, je croisais de temps en temps le regard de Véronique son épouse qui se promenait en contrebas de sa propriété sur la route qui mène à Marin.

Un jour, moins pressé par l’illusion du temps qui nous harcèle, je me suis arrêté un instant pour lui parler.

J’ai prononcé ces quelques mots en l’abordant : «Il nous manque ! Il me manque» Elle m’a répondu : m

«Pas autant qu’à nous…qu’à moi !»

Aujourd’hui ils sont à nouveau réunis, du moins pour vous chers lecteurs croyants ! Laissons alors planer le rêve, celui qui permet de réunir les âmes pures infiniment au firmament !

Je ne peux pas éclipser de ma rétrospective lotoise Edmée Larnaudie, l’excellente artiste peintre. Elle fut en son temps grand prix de Rome, elle repose dans l’enceinte de sa propriété à Larroque-Toirac.

Je sais, vous allez me faire une réflexion ! -Vous étiez à deux doigts d’oublier de citer la plus célèbre proxénète de France Madame Claude installée un long moment à Cajarc : Vous m’obligez à pousser le bouchon un peu trop loin non? Bon, le problème c’est que lorsque l’on me met une idée en tête aussi farfelue soit-elle, je ne peux m’en débarrasser qu’en la couchant sur le papier, l’image est forte n’est-ce pas? Je sais pertinemment que je peux choquer les âmes sensibles ou exciter les autres. Me voici sur une voie sans issue avec vous et même fatale, n’ayons pas peur des mots! Nous voilà dans de beaux draps ou plutôt sous une belle couette. Je ne veux froisser personne aussi nous allons pénétrer ensemble dans cette maison close aux portes toujours ouvertes.

Suivez-moi !

Je ne peux pas me tromper d’adresse, au-dessus de l’entrée est accrochée la fameuse lanterne rouge ! Un œilleton s’entrouvre et j’aperçois un œil divin qui laisse présager une beauté charmeuse et charmante prête à me recevoir. Une voix sensible et sensuelle pour un amour sans suite se fait entendre. «Entrez-donc cher ami, inutile de vous présenter les lieux, vous êtes je vois un habitué!»

«Chère madame Claude, je compte sur vous pour me présenter votre dernière beauté »

Je viens pour elle, j’espère que sa fraîcheur sera à la hauteur de ma grande espérance.

Momo est un poète avant tout, il va adorer conter fleurette à la jolie coquette.

Flore je vais la baptiser, mon ange du plaisir, je la désire déjà, cela ne se voit donc pas ?

Je la sens bien timide, je vais la rassurer, tendrement grâce à moi elle connaîtra l’émoi, et les joies de l’amour qui n’aura pas de suite.

Oh !…Quelle destinée auras-tu mon enfant,

toi aussi claire et pure que la muse qui m’inspire ?

Madame Claude la tenancière pour revenir à elle, est avant tout une financière, les fraîches rondeurs laiteuses nourrissent abondamment sa bourse, en soulageant les bourses.

Elle n’est pas belle la vie?

Ainsi soit-elle !
 
IMG_0680.pngC’est son jour ! Supprimée et postée ici …Plus 2500 chapelles et églises en ruines en France !

La petite église abandonnée…



Ne suis-je pas plus belle et romantique que la massive cathédrale Notre-Dame de Paris ?

Bonjour mes chers enfants,

Il y a bien longtemps que je n’ai pas vu âmes qui vivent. Parfois des promeneurs jettent un œil furtif vers moi, je les entends alors prononcer au loin ces quelques mots : « Oh ! Qu’elle est jolie, cette petite église posée aux flancs de la colline !»

Oui, je suis charmante, pourtant mon ossature aux murs lézardés, aux entrées aux portes absentes, au clocher sans cloches ni couverture mériterait qu’une main généreuse s’attarde un peu sur moi.

Je suis une des préférées du monde saint d’ici pour ma simplicité misérable, je suis devenue ainsi, au fil du temps qui fuit avant que je m’effondre.

Abandonnée ?... C’est ce que vous croyez, car souvent animée par un chœur où chantent mille cœurs, éclairée sous un ciel d'esprits purs qui flattent de louanges les anges qui planent par centaines au-dessus de mon grand perchoir.

L’hôtel, qui se dresse fièrement sous la voûte silencieuse drapée de brillants éternels, accueillera toujours une pluie incessante de poussières égarées.

Abandonnée ?...C’est ce que vous pensez ?...C’est ce que vous croyez ?
 
Rendons-nous à l'évidence, si l’évidence ne vient pas à nous ! Force est de constater quel que soit le site internet que l'on fréquente, que des groupes se forment et finissent inévitablement par établir un bloc, une sorte de petite communauté limitée aux acquis ! Cette dite communauté a la fâcheuse habitude de se brosser le poil, elle ne pratique pas évidemment pas le rebrousse !
Vive la brosse à reluire qui entretient l’illusion et qui permet la brillance des pompes!
Cela va à l'encontre de ma façon de vivre sereinement en groupe. Mais rassurez-vous je suis un extraterrestre !
J'ai pour habitude d'encourager les bonnes volontés, de les lire et de les commenter même si parfois leur niveau littéraire me laisse une vraie sensation de vide ! Cette dites sensation, peut me donner par moment le vertige, toutefois je sais très bien qu'il n'aurait pas fallu grand chose pour que je sois bien pire qu'eux ! La vie on le sait tous très bien dépend d’une loterie… Elle obéit à des paramètres qui nous encensent rapidement, ou au contraire, nous entraînent dans un remous incessant qui noie dès le départ toutes nos espérances.
Alors, seule une infime chance peut nous donner le coup de pousse nécessaire pour entrevoir la surface d'une eau qui nous apparaissait depuis toujours sans transparence.
On ne choisit pas, on se satisfait de cet état de fait, on arrête de se lamenter et on reconnait que l'on est sûrement encore parmi les plus chanceux malgré tout…
Revenons à nos moutons !
Chez certains poètes, je déplore souvent un manque de sincérité, je constate parmi les plus détestables la capacité qu'ils ont à se prendre pour des demi-dieux vivants ils affichent leur autosuffisance et méprisent leur entourage.
D’autres, paraissent presque étonnés que l'on ne commente pas leurs poésies qu'ils placent très hauts dans la hiérarchie de l'écriture de haute voltige, tant ils sont persuadés d'avoir atteint les sommets de l'idée. Ils sont pris dans un tourbillon, une sorte de frénésie, qui j'en suis convaincu peut leur donner des sensations de vertige.
Voilà comment je perçois la vie.
Si l'on n'est pas sincère, si l'on ne croit pas à une mission supérieure, si l'on n'y découvre pas de nobles principes, si l'on manque de ressort, on se réfugie dans la mesquinerie, dans l'esprit de dénigrement et dans la critique acerbe qui recouvre le pus souvent le renoncement et la plus lâche attitude que beaucoup adoptent hélas ! Ils ignorent la deuxième attitude qui est synonyme de simplicité, d'humilité et surtout d'intelligence, au service des autres.
Sur un site, il y a trois sortes de personnages, ceux qui décident ce que l'on doit faire, dire ou ne pas dire, je vais les nommer les GRANDS... Les indifférents qui ne se mouillent pas pour un poète traqué et enfin les moutons qui subissent ! Tiens, cela me rappelle une certaine manipulation pandémique !
Je représente ici celles et ceux qui écrivent parfois leur mécontentement peut-être avec maladresse mais vous m'excuserez, j’ai un niveau intellectuel bien modeste, je n'ai pour ainsi dire jamais connu l'école, dans ma douzième année j'étais encore illettré.
Aussi, connaissant votre grande indulgence, j’en suis convaincu, vous me pardonnerez ce très mauvais écrit !
Un petit complément de dernière minute !
l’écriture de haut vol demande un travail considérable. Je cite souvent Gustave Flaubert qui n’a publié que très peu d’ouvrages. C’était un virtuose des mots et ne se pardonnait aucune erreur ! Il écrit un jour à son amie Louise Colet : "je suis dans un état de fatigue extrême, je travaille comme un acharné!" Il rajoute un peu plus loin : "Il m’arrive d’écrire jusqu’à sept lignes par jour !" Dans Madame Bovary il écrit à la fin de l’ouvrage : "Une couronne de fleurs d’oranger" Deux génitifs qui se suivent ! Il ne s’en remettra jamais ! Cette couronne de fleurs d’oranger le suivra jusque dans sa tombe ! La perfection est difficile à atteindre de nombreux pièges nous obligent à percevoir l’écriture avec beaucoup d’humilité ! Nous essayons d’être au maximum de notre niveau, mais soyons conscients que la perfection littéraire n’est qu’un fantasme que peu de plumes peuvent se targuer d’atteindre.
Tu fais ton possible, de mon côté je te ressemble, j’essaie d’être bon par moment, et c’est pour toi, comme pour moi une satisfaction qui nous pousse à continuer à écrire !
Adishatz l’occitan !
 
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J’ai le feu aux fesses !

Cette nuit j’ai le feu aux fesses,
Devant Éros je me confesse
J’espère la belle déesse,
Au feu! Je vous crie ma détresse !

J’aimerais défaire ses tresses,
L’inonder de douces caresses,
Capter son regard de tigresse,
Ô Dieu ! Livrez-moi ma princesse !

L’ange, à l’âme poétesse
Sait versifier avec richesse,
Je la voudrais comme maîtresse,
Puis la flatter pour ses prouesses !

Mais hélas, face à elle je stresse,
Près de vous Ô Saint ! Je le professe
avec une grande allégresse,
J’attends un miracle…S O S !
 
IMG_0699.jpegLe chien suspect

Je suis ce chien suspect j’ai passé mon enfance à tirer sur une corde, un air malsain m’a toujours accompagné loin d’une réalité que j’aurais souhaité tout autre. Ballotté par les vagues aux larmes déferlantes j’ai subi les marées, les courants, les sacs, et les ressacs où se brise les cœurs des âmes perdues, où se noient les espoirs les plus vifs, les plus fous, mais aussi les plus sages.

Vivre dans ce milieu hostile, oser frapper le rocher du museau pour le rendre plus tendre, divaguer un instant à la porte d’une plage semée de sable blanc à deux pas d’un foyer chaleureux aux braises rassurantes, se soumettre enfin, sans fin, au flux et au reflux d’un morne océan. Implorer le secours de l’éclair aux flèches de souffre qui enflamme l’espace bouillonnant d’écumes aux effluves âpres, aux remous incessants, aux lueurs pourpre sanguinaires.

Essayer de flirter avec l’espoir naissant, où le rêve viendrait effacer les traces d’un destin promis, soumis aux vents mauvais qui broient les bateaux ivres non loin des beaux rivages où l’on voit flotter par instant les récifs fuyants.

Penser aux malheureux noyés broyés victimes de délires voulus, happés sous des lunes fuyantes, près des nuages rasants aux lames déferlantes affûtées comme des sabres par des esprits malins malsains.

Prier, quand le silence soudain revient, implorer Dieu, toujours aussi discret qu’une âme au pied de sa tombe.

Compter parmi les chagrins les plus redoutables de la vie celui de n’avoir jamais connu ses parents, évoquer leur ombre, être de plus en plus seul, et mourir tel un clochard, avec pour seule identité un bout de corde rompu autour de son cou !
 
Le premier client du crédit agricole à Figeac

IMG_0703.png
Mon père fut le premier client de l’agence de Figeac au début des années cinquante.

Vous n’imaginez pas tous les avantages que peut nous offrir le système financier.

Un chéquier à la main permet de se lancer dans des transactions rapides et efficaces sans avoir à trimballer sur soi des sommes astronomiques, avec tous les risques qui sont liés à ce type d’échange pour le moins aventureux. C’était bien entendu avec le crédit que l’on pouvait obtenir le dernier cri de la technologie moderne. Ce fut un des arguments que le banquier avança pour convaincre les premiers clients de l’agence !…Et même les seconds paraît-il !

Mon père rencontra son voisin Fernand peu de temps après et lui indiqua le processus à suivre pour obtenir le miraculeux chéquier qu’il tenait en main.

Après quelques hésitations quand même, notre brave paysan passa la porte du coffre -fort.

Inutile de vous dire que le système ingénieux des rendez-vous n’existait pas encore!

Reçu avec toute la courtoisie due à son rang, empreinte indélébile de ce temps révolu, suivirent quelques sages paroles. Il obtint sans difficulté le droit d’utiliser à sa guise le fameux carnet aux nombreux feuillets.

Et sans se préoccuper de savoir si son compte avait suffisamment de provisions, notre Fernand se lança dans des dépenses inconsidérées.

Il ne tarda pas à recevoir une convocation par courrier lui indiquant qu’il était attendu d’urgence au guichet. Le banquier avait quelque chose d’important à lui communiquer.

Il attela donc la charrette à sa jument grise, s’habilla du dimanche et se rendit à ce rendez-vous en se demandant tout le long du chemin ce que voulait lui dire ce brave homme cravaté.

Voici le dialogue rapporté par un journaliste du coin:

« Bonjour Monsieur»

« Bonjour »

« Je vous ai convoqué car votre compte accuse un solde débiteur très important !»

« Un qué?»…« Un quoi?»

«Vous n’avez pas l’argent que vous dépensez à tour de bras depuis plus d’un mois!»

«Ah compreni mas es pas grèu! Qué aquò tenga pas!…Per reglar aquel problèma dichas ieu çò que devi! Vos vau far un chèc !»

«Ah je comprends mais ce n’est pas grave!…que cela ne ne tienne!…

Pour régler ce problème dites -moi ce que je dois! Je vais vous faire un chèque !»

C’est ainsi que nous avons fait nos premiers pas dans l’ère moderne qui nous a grandement simplifié la vie n’est-ce pas?

Vu le logo leur intention était bien de se faire du blé sur le dos des paysans sans jamais leur lâcher la grappe! Hi trois coups
 
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