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Les pensées célèbres, celles de la Vagabonde de la Poésie, les pensées Momoriciennes et les vôtres si le coeur vous en dit

L’image que l’on a de nous, est à l’opposée de celle que nous renvoie notre miroir.
 
Pluie! après une possible amélioration! Monsieur le météorologue en herbe, l’amélioration aujourd’hui, c’est la pluie!
 
Celle-là c’est ma meilleure et elle plaît à mon amie Xavier : Zuc! Hi trois fois…

Celui qui néglige le détail, est un étourdi, si celui qui le dédaigne est un sot, ou un infirme, celui qui s'y perd et ne l'organise pas, en quelque manière dans une idée ou vers un but, est un médiocre, ou un impuissant. C'est dans les jeux infiniment variés de la synthèse, et de l'analyse, qu'est la vie de l'imagination, comme de la pensée, comme de la volonté. C'est là, qu'est le secret, de la grande science, et de la grande action.

Non mais, vous en avez connu d’autres, qui vous donne le secret de la grande science, et de la grande action?
 
Combien tombe encore sous le charme de mon innocente plume, aux pleins, et aux déliés déroutants, aujourd’hui, désormais à jamais disparus?

Salut d’outre-tombe!
 
Faites comme moi, quittez ce monde agité, où tout est fait pour vous éloigner de vos racines! Allez à la recherche des conditions naturelles, nécessaires, et suffisantes!
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Vous, qui passez sur cette page aux pensées, je vous remercie infiniment!
Je vais, dès ce soir, vous faire cadeau de mon ouvrage autobiographique, mais pas que!
Chaque soir, vous aurez droit, à un épisode différent.
Vous découvrirez, la vie dans nos campagnes autrefois, du milieu des années cinquante à la fin des années soixante.
A cette époque, les pauvres, sillonnaient nos chemins de terre, en quête d’un peu de travail, et d’un morceau de pain.
La deuxième partie, sera composée, de proses poétiques.
La troisième, sera faites de poèmes.
La quatrième, reprendra un ensemble de pensées, que j’ai appelé momoriciennes…ne me demandez pas pourquoi.
Le tout formera un quatre-quarts ! A savourer gratuitement…Sourires
Certaines, et certains, d’entre-vous, ont peut-être vu passer quelques-uns de mes récits. Pour que le livre, soit complet, je reprends ses lignes dès le début.
Merci, et bonne lecture à toutes et à tous!

A ce soir…
 
Allez on commence, dans l’ordre, par la préface!
À demain

Préface

On dit beaucoup de mal des réseaux sociaux, non sans raison, pour la bêtise et la malveillance qui s’y déploient, mais ils sont aussi l’occasion de belles rencontres, à condition qu’on les utilise dans un esprit positif, pour le plaisir et la découverte, et qu’on largue les grincheux mal élevés.

Sans un de ces réseaux d’« amis », je ne serais pas tombée sur des écrits accrocheurs et le patronyme de Marcouly.

« Marcouly, Marcouly…. mais je connais ce nom ! Il était dans ma classe de Terminale au lycée Champollion de Figeac ! Oui, mais c’était Denis, pas Maurice… ».

Et c’est ainsi que, poussée par la curiosité, je suis entrée en contact écrit avec Maurice qui se trouvait être le frère cadet de Denis.

Les récits autobiographiques que je découvrais m’intéressaient beaucoup car ils évoquaient mon pays natal en un passé à peu près contemporain du mien et la vie parfois difficile dans les années 50 et 60 des gens du peuple qu’étaient alors nos familles. Ils mettaient en scène un gamin, Momo, qui faisait preuve de courage et de détermination malgré les épreuves rencontrées sur sa route et d’un ado à l’esprit sportif et conquérant. Mais ce qui me réjouissait le plus, c’était l’humour. Rien de pleurnichard dans ces lignes pleines de verve, mais un humour constant pour narrer chaque épisode, ce qui est bien le signe d’un conteur, et aussi un amour toujours présent envers les personnages évoqués, sa famille aimante et tout un voisinage haut en couleurs.

Je me disais d’un côté qu’il y avait là une belle plume d’écrivain potentiel mais, d’un autre côté, j’étais irritée. Moi, l’enseignante à la retraite, attachée à l’orthographe de notre belle langue, ayant aussi quelque expérience de correctrice, je m’agaçais de tomber sur certaines fautes, souvent d’inattention et de non-relecture d’un auteur entraîné par la vitesse de ses pensées et de sa créativité, et d’un emploi fantaisiste de la ponctuation, notamment de cette pauvre virgule très souvent maltraitée par beaucoup et pourtant si importante pour donner du sens aux phrases. Je me disais qu’il était fort dommage que ces histoires savoureuses ne soient pas contées avec la forme qu’elles méritaient.

Après quelque hésitation, j’ai recontacté Maurice, et nos premiers échanges contenaient un peu d’acidité car le sujet des fautes d’orthographes est un terrain glissant entre adultes. Mais nous avons vite retrouvé notre gentillesse respective et il a accepté ma proposition d’être sa correctrice. Nous étions partis pour de longs mois de collaboration où j’étais peut-être une aide à la naissance d’un auteur, comme une sage-femme fait naître un bébé dans les meilleures conditions possibles!

Rencontrer ses lecteurs est toute la chance que je souhaite à Maurice pour son riche retour vers le passé, son imaginaire et sa poésie.

Brigitte
 
Une ou deux pensées pour vous faire patienter jusqu’à ce soir!

Combien sont tombées sous le charme de mon innocente plume, aux pleins, et aux déliés, aujourd’hui disparus?

Mon âme prolonge d’une onde lumineuse, le rayon natif du soleil levant.

L’amour sans humour, est semblable à une fleur fanée, sans parfum.

L’aile du temps sous le soleil naissant, fait briller nos yeux à l’heure où nos illusions poétiques subsistent encore, mais éclipse une à une nos pensées étoilés, lorsqu’arrivent les nuits aux lunes sombres.

Le poète, comme le soleil, fait naitre chaque jour son ultime rayon vers.

Non mais, c’est très grave!
Je rentre dans une salle d’attente, où 6 personnes sont installées, les yeux rivés sur leur smartphone, et je dis à haute voix: -Bonjour ! Et personne ne répond à ma politesse! Je m’interroge?: «Ils viennent sûrement consulter pour une addiction!»
 
Dernière édition:
Premier récit…

Une héroïne de la résistance, ma maman

12 mai 1944 - Elle sauve deux enfants de la rafle SS à Figeac.

Hommage à une femme au courage et au dévouement exceptionnels, ma mère, et à travers elle, à toutes les malheureuses victimes de la terrible rafle du 12 mai 1944 à Figeac. Ils ont quitté notre ville le cœur lacéré par la douleur, laissant derrière eux une partie de leur famille. La plupart de ces braves gens innocents ne reviendront jamais des camps de la mort ! J’ai déjà eu l’occasion de vous parler d’une personne exceptionnelle, mais je tenais à vous la présenter dans un hommage poignant, celui qui est animé par le cœur d’un fils à la reconnaissance éternelle. Vous savez à quel point un enfant peut éprouver de fierté quand il parle de celle qui est à l’origine de sa vie.

Nous savons tous que ce lien est indéfectible. Au-delà de sa propre existence, elle restera le symbole de notre vie, celui qui nous obligera à une montée de larmes chaque fois que nous penserons à elle. Son mérite a toujours été grand, n’est-ce pas ? Il a débuté lors de sa souffrance quand elle nous a mis au monde, cette délivrance amoureuse à elle seule doit nous combler d’admiration. Ont suivi les nuits d’insomnie de cette merveilleuse femme sensible à tous nos gestes et maux nocturnes, tous ses sens étaient alors en éveil, et cela, à l’heure où le silence enveloppe de son aile duveteuse naturellement la nuit.

Ma maman était comme la vôtre sûrement, à un point que l’on peut se demander si l’on n’a pas tous eu la même ! Des biberons aux changes, du lavage du linge aux succulents gâteaux, en passant par l’attente obligée au pied du portail à la sortie des écoles, elle a toujours été présente ! Une patience infinie habite nos mamans d’une abnégation surprenante. Les mères naviguent dans un univers qui peut à nos yeux paraître étrange, voire surprenant. On peut à tout instant se poser une question : mais comment font-elles pour arriver à gérer des journées aussi prenantes, pour ne pas dire surprenantes ? Épuisées, elles le sont très certainement, mais elles n’en laissent rien paraître ; de l’aube au crépuscule, elles restent identiques à leur image pour notre plus grand bonheur ! Par amour, elles se vouent avec toute la force de leur tendresse à leur mission sur terre, elles sont là pour nous donner l’exemple, en chef de famille elles s’imposent. N’en déplaise aux pères, les reines de la maison sont bien nos mères !

La mienne a été grandiose dans une destinée rendue très pénible. Née en 1919 juste après la terrible guerre de 14-18, elle a eu à souffrir de l’après-guerre où la vie reprenait péniblement son souffle, où tout avait un air de misère. Comme les malheurs succèdent aux malheurs sur notre étrange planète, une deuxième folie secoua l’humanité à peine vingt ans plus tard ! Quelle ironie du sort pousse à souffler sur des bougies le jour de ses vingt ans, alors que le monde s’embrase à nouveau pour six ans ? C’est durant cette période que l’infirmière de la Croix-Rouge, Simone, de l’hôpital de Figeac, allait devenir un des phares de notre région en faisant preuve d’un grand dévouement doublé d’un courage exceptionnel ! Elle aurait refusé toute distinction, on ne lui en a jamais proposé une ! Dans la région de Figeac la résistance féminine était bien présente, croyez-moi, en ce tragique jour du 12 mai 1944. Cette date est profondément ancrée dans ma mémoire, comme dans celle de tous les habitants de mon pays !

Ma mère, depuis une fenêtre de l’hôpital, assistait impuissante au rassemblement des futurs déportés, vous savez, ces braves innocents que les SS de la Das Reich appelaient "les Terroristes !" pour justifier leur mission sordide ! C’est à cet instant précis qu’elle a reconnu deux enfants âgés de dix-huit ans. N’écoutant que son courage, dans un élan qu’elle-même a toujours eu du mal à expliquer, elle a quitté son poste pour voler à leur secours. Dans la cour de l’école où les malheureux avaient été conduits mains sur la tête, elle a désigné les deux collégiens en s’adressant à un soldat de la division SS, et lui a dit : «Ces deux enfants n’ont pas à être là, ils n’ont pas seize ans». La réponse du militaire a été immédiate, il lui a asséné deux coups de crosse en pleine poitrine. Un officier a entendu ses cris de douleur, il s’est approché d’elle et dans un français parfait lui a posé cette question : « Que voulez-vous ?» Elle lui a simplement répété qu’elle connaissait bien ces jeunes écoliers, qu’ils étaient en classe de troisième et qu’ils n’avaient absolument pas à être dans cette cour. L’officier ordonna sur-le-champ et sans autre explication qu’on les libère. L’a t-il fait pour bien montrer à ses hommes qu’il s’imposait en chef ? Ma mère était coiffée de sa toque aux couleurs de la Croix-Rouge, ce qui, peut-être, a joué un rôle déterminant dans l’ordre du gradé.

Toutefois, il aurait demandé une vérification d’ identité, il y a fort à penser que la sanction pour mensonge lui aurait été fatale ! Une balle dans la tête l’attendait !...Cette division n’avait pas pour habitude de faire dans le sentiment ! L’histoire nous l’apprend !...Les 99 pendus de la ville de Tulle, et la tragédie d’Oradour-sur-Glane qui a suivi, en sont l'horrible et sanglante preuve ! Alors, je sais bien que j’ai pour habitude de raconter ce fait élogieux mais peut-on me reprocher d’être fier de ma mère, elle qui à plusieurs reprises s’est exposée aux balles SS pendant cet horrible conflit ? Il lui en a fallu aussi du sang-froi le jour où, alors qu’elle se rendait à son travail à l’hôpital depuis sa maison à Bagnac, elle entendit au loin mûrir des tirs soutenus ! Il s’agissait de la division du colonel De Wilde, célèbre pour ses exactions en Russie. Au vert à Montauban elle s’était spécialisée dans la recherche et l’extermination des maquisards. Leur emblème était une faux mise en évidence à l’avant de leurs terribles engins de guerre !

Ce corps d’élite allemand fut à l’origine de la tuerie de Gelles bien connue des habitants du pays. Ils avançaient vers elle et tiraient sans distinction sur toutes les personnes qui essayaient de fuir ! Imaginez un peu un défilé d’engins blindés ennemis de plus d’un kilomètre venant à votre rencontre! Elle aurait sûrement eu le temps de se cacher, eh bien non, droite sur son vélo, elle croisa cette immense colonne ! Les guerriers SS, surpris par son audace, la saluèrent bras tendus en la gratifiant de larges sourires. Elle était pourtant apeurée, m’a-t’elle raconté, attendant à tout moment le coup de feu qui lui aurait été fatal ! Il en faut, croyez-moi, du cran pour résister à la peur, pour oser ne pas fuir ! Évidemment on peut tous ici être fiers de nos mères. Si j’ai pris la plume pour glorifier la mienne, c’est aussi pour vous dire qu’elle est partie comme elle a toujours vécu, modeste dans ses pantoufles fourrées souvent trouées, sans avoir jamais rien demandé pour elle, en ayant pour seule pensée le bien des autres.

Quand je vois des sportifs aujourd’hui recevoir des mains du Président de la République la légion d’honneur, je me dis que toutes nos mamans mériteraient pour leur courage et leur sacrifice journalier d’arborer fièrement cette reconnaissance de la nation. D’ailleurs je ne peux pas en croiser une sans avoir cette pensée admirative en tête ! La patrie a reconnu l’engagement sans limite de quelques-unes d’entre elles, malheureusement, elles sont légion celles qui n’ont pas eu droit à ce vibrant hommage, mais peu importe, elles sont restées ainsi fidèles à l’image de femmes brillantes dans l’ombre des hommes.
 
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