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Les pensées célèbres, celles de la Vagabonde de la Poésie, les pensées Momoriciennes et les vôtres si le coeur vous en dit

Le conte de jésus est aux parents ce qu’est le conte de noël aux enfants.
 
Brossons un tableau élogieux en prose de la poésie, si belle et si harmonieuse !
Pour illustrer ces fortes fortes paroles en prise suivent… di…vers poèmes.

La poésie doit naître d’une idée portée par un récit, cette idée doit avoir une âme, le récit un corps et l’un et l’autre sont inséparables.

Quelque soit notre âge l’illusion poétique survit, sans tomber dans le romanesque notre fantaisie se replie sur le rêve. Une migration de tous les instants vers le climat des poètes s’impose à notre cœur et nous ne refusons jamais le voyage.

L’air y est si pur, le ton si haut, que les miasmes vulgaires pour les âmes basses, n’y survivent guère!

Il nous est, sans doute, facile de nous mettre en liaison avec cette splendeur de la beauté qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée. La poésie est ce monde surnaturel où l’on atteint l’extrême pointe de nous-mêmes, où l’on découvre la plénitude et les tendances profondes de l’être.

La poésie est une sauvegarde d’autant plus sûre que sa tutelle se plie sur notre naturel épris de rêve, d’émotion et de liberté. Elle prolonge en vibrations harmonieuses nos états d’âmes ordinaires et fixe nos inspirations, à un cœur sans emploi, elle peut offrir un objet d’adoration.
Nous devons aimer ce frémissement intérieur où viennent se réfléchir et s’exalter tant de nobles rayons et toutes les mystérieuses virtualités de notre pensée et de notre cœur.

Le prestige de la poésie qui relève d’une technique luxuriante, mérite notre attention. Comme dans la nature "les parfums, les couleurs et les sons" dans une ténébreuse et profonde unité" tous les arts s’y retrouvent et s’y répondent. Elle rivalise avec la peinture, la sculpture et la musique. Elle ne vit comme les beaux arts que de couleurs de relief et d’harmonie.

Poètes, vos vers charment mes yeux et leur mélodie parle directement à mon âme sa langue divine.

Créer la vision poétique, pour fuir le présent et sa prose inévitable, n’est pas simplement le parti-pris de la beauté matérielle et sensuelle, mais bien une migration vers les âges disparus ou vers des terres lointaines.

L'exotisme dans le temps et dans l’espace répond à une tendance vigoureuse de notre cœur.

Si le vertige vous gagne sur les pics les plus hauts de la poésie, puissiez vous, au moins, ne pas renvoyer les légendes, les belles imaginations de nos humanités au pays des chimères.

L’année doit garder son printemps. On se demande avec angoisse quels fruits pourraient porter les arbres vigoureux et droits, pleins de sève généreuse, si la rigueur insolite de la saison les avait condamnés à n’avoir point de fleurs.

Au-dessous de la froide réalité, flotte un monde aussi vrai d’où se trouvent bannies les trivialités et les bassesses.

Rien n’y froissent les âmes dans leur élan vers la noble beauté qui s’exprime dans une langue divine, vivant symbole de perfection et de nouveauté. Elle procure cette joie de la découverte, si familière à notre esprit toujours jeune.

Enfin, c’est dans ce monde de la fantaisie, qui anoblit la vie ordinaire, que l’on trouve tous les sommets de l’idée, du sentiment et de la volonté.

La destinée de l’homme, sa grandeur et sa misère, s’expriment avec une éclatante lumière chez tous les poètes de génie.Tous les graves problèmes, tous les rayons sublimes y prennent un accent plus profond et plus émouvant. Rien de ce qui est humain et surtout divin ne leur est étranger.

S’ils peignent la vérité la plus triste et la moins belle, nous les sentons péniblement troublés.

Ils décernent la palme aux vainqueurs, aux volontés héroïques, découvrent chez nous que nul objet n’est plus élevé au monde que la grandeur du libre arbitre humain.
Tout ce qui dépasse dans la vie du cœur, dans l’action ou la pensée, le niveau ordinaire et moyen, relève directement de la poésie.

Elle seule est capable d’exprimer la beauté idéale sans la déformer avec tout l’enthousiasme qu’elle mérite et les plus sceptiques doivent lui reconnaître ce privilège.

Enfin, pour conclure, l’œuvre d’art n’est pas une traduction au clair de lune de la réalité, c’est la naïve adoration du vrai et de la nature avec la seule volonté de fuir la laideur, le mensonge grossier, les vilénies de la vie ordinaire.

Alexandrin boiteux à l’oreille ! Quand le poète perd pied…

A érien sur les plus hautes cimes, tu rimes
L ’air y est si pur, le ton si haut, tu voles
Éternel en pensées au son des holorimes,
X ylophone des âmes au tin frivole,
Arrondi poétique, aux ondes fines,
N ulle mélodie ne clame autant les cieux !
D onne à ce vol une ode féminine,
R êves aux doux échos aux timbres judicieux,
I déalise ce roi à la langue divine,
N aturels vers saints où plane l’esprit de Dieu .

Quand le poète le met au pied ! Sourires

A érien sur les plus beaux sommets tu rimes
L à haut, l’air est si pur, tu tiens le premier rôle
E n pensers éternels, au son des holorimes.
X ylophone léger pour âme au tin frivole
A rrondi de prestige aux ondes poétiques
N ul chant ne sait autant harmoniser les cieux!
D onnant à cet envol des notes prophétiques
R êveur aux doux échos au timbre langoureux
I déal de ce monde à la langue unique
N aturel et saint vers louant l’esprit de Dieu!

Il faut que l’acrostiche rime !

R eine sous les vents à l’air frais de tes rimes
I magine les mots qui font frémir les cimes,
M arie leur souffle court aux rayons ultimes,
E ternels naîtrons les vers, aux sons sublimes.

Voici un retour à la source…

L’onde miroitante éblouit mon regard,
Noyé sous une pluie d’étoiles fugitives
Elle est le pur reflet du ciel le long du Gard,
Où plongent mes pensées aux soifs primitives.

Rivière charmeuse tu coules à contresens,
Emporté par le flot, je ne suis qu’un ballot,
Secoué par l’écume ruisselant de non-sens,
Sous l’espace fuyant je vis ton trémolo.

Source naturelle tu sais lisser la faille,
Percer la roche dure, sculpter la paroi
D’un monde souterrain fruit de tes entrailles,
Plus loin, tu bénis la haute vallée des rois.

Le royaume des ombres aux lueurs sombres,
Soude sur sa voûte les larmes de pierres
Concrétions austères, où mon âme sombre,
Près du lac mystique, au choeur de Saint-Pierre.
 
Dernière édition:
Atteint les sommets de la littérature poétique celui qui est capable de traduire en sensation de forme de couleur et d’harmonie des idées ou des sentiments abstraits.
 
Version définitive

Le soleil et le poète

Etoile radieuse, déesse des nuages,
Osmose de la nuit naturelle et sauvage,
Phare du néant, légèreté des cimes,
Île magique perdue dans les abîmes ,
Tu es la déité aux pouvoirs fascinants.
Diamant de l'espace, ta pureté me hante
D’éternelles visions, d'illusions pénétrantes.

Sur la voie lactescente ton navire océan
Fuit, bercé par le vent de la clarté des temps.
L'univers le dirige dans un silence austère,
Lentement vers l'écueil de la vie éphémère!
Tu connais les secrets de l'âge originel,
Ses rayons chatoyants, voyageurs immortels,
Éveille en toi l’écho d'une nuée stellaire
Aux ombres captivantes au milieu du désert.

C'est là qu'avec tes sœurs, dans un profond mystère,
Ton enfance bleutée prit son vol au grand jour,
En une danse folle aux confins de l'amour.
Au royaume des dieux on quitte ses racines.
Né de tes cendres dans ce remous culmine
Un chapelet de perles où prie un séducteur.

Il a gardé du Roi les gènes de l'artiste,
Mais aussi la fureur qui attise son cœur,
L’écriture dévoile son âme fabuliste,
La musique adoucit son instinct destructeur.
Ses yeux fixent le ciel le soir quand tout se fige,
Et l’espace géant lui donne le vertige,
Des myriades d'îlots s'allument en un instant,
Ses pensées s'illuminent, il songe à ses parents.

L'amour qui les unit l'inonde d'espérance,
L’idée de les revoir s'infuse d'une image
Bénie d'éternité, et met fin à l'errance
De l’ esprit captif à cette fleur de l'âge!
Sa sève s'électrise d'orages holorimes,
La flèche poétique s'élève vers le ciel,
Le récit de sa vie sous sa dictée s'imprime
Sur une voûte claire au matelas glaciel.

Ce recueil de paroles sous les ailes du temps
Fustige sa conscience, anesthésie ses peurs,
Un souffle de fraîcheur parfumé de printemps
Accueille sa raison aux sources du bonheur.
Un serpentin naissant surgit des profondeurs,
Purifiant le reflet du génie créateur,
Maudit par le destin quand son bateau s'arrime
Sur les vers enlacés des princes de la rime.
Le monde qu'il sculptait d'œuvres surréalistes
S’inclinera toujours en hommage à l'artiste,
À la plume de feu volant dans tous les sens,
Près des nues électriques où l'éclair sent l'encens!
Bohémien au grand cœur au Parnasse des muses,
L’auberge où tu dors enjôle les regards,
Petit Poucet rêveur, ce trou de ver t'amuse,
Les brumes qui le voilent encrent tes yeux hagards.

Car des ondes fuyantes caressées par les vents
Fleurissent l'azur vert d'aurores boréales,
De couleurs envoûtantes sur des tapis volants,
Saisissant les démons où flotte la Réale.
Ô poussières solaires aux pensées libérées!
Ô mystiques lueurs sur les vagues océans!
Ordonnez la sagesse aux pâleurs égarées,
Cupides affameurs condamnés au néant.

La nuit fond dans un ciel dévoré par les braises
Aux geysers jaillissant du ténébreux abysse
Là, coule le sang gris qui nourrit la daraise,
D’un étang sacré où règne la justice.
Adossés sur les bancs des arches religieuses,
Certains pensaient soleil que ces abris célestes
Offriraient à leurs corps le salut sans un geste,
Ici, sombre l'espoir, des ombres fallacieuses.

Prêcheurs diaboliques vous crucifiez mon nom!
Créateur éternel à la barbe azurée,
Belenos vous maudit, quand au son des canons,
Les pleurs voilent les cœurs de larmes lasurées.
Des feux renaît la flamme de mes enfants stellaires,
Terroristes sataniques sous mes rayons brûlants,
La haine qui vous guide déchaîne ma colère,
Protubérances errantes, damnez ces loups hurlants!

La planète meurtrie, berceau du père Temps,
Mère du sacré enfante des mutants!
Mais, face au mal, à ces horreurs, à ces souffrances,
L’arc-en-ciel d'Iris cible la délivrance!
Ô poète lyrique ce monde tu le peins
D’une funeste et profonde couleur!
Féal des partitions, ta baguette à la main,
La symphonie…DO..RÊ…ensoleille les choeurs.

Visions harmonieuses, enchantement des sens,
Tes vers charment les yeux, et leur mélodie
Joue à ton âme des rêves qui encensent
Mille pensées divines présentes au paradis.
L'avalanche des mots, près des pics les plus hauts,
Aux blancheurs éternelles glorifie tes voltiges!
Les sommets de l'idée, du loup à l'agneau,
Subliment l'écriture imagée de prestige.

Le joug du lyrisme aussi léger soit-il,
Le joug salutaire et doux porté fièrement
Et gracieusement sur les têtes dociles,
Tu tiens souvent à le secouer fortement.
Etoile vénérée tu façonnes l'instant
D’une immuable et émouvante beauté,
Auréolée d'une lunule bleue îlotée,
Captive de l’odyssée vers la nuit des temps!
 
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