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Les pensées célèbres, celles de la Vagabonde de la Poésie, les pensées Momoriciennes et les vôtres si le coeur vous en dit

Version définitive pour le moment il me reste 80 lignes à écrire !

Le bateau ivre dérive…

Sous l’anse étoilée où voguent ses pensées,
Le vieux voilier louvoie près des récifs saillants.
Ô lames affûtées aux remous compensés!
Ménagez les haubans du fier gréement vaillant.

Nuages intemporels aux confins des nuées,
Vous éveillez ses sens dénués de bon sens,
Ils font flotter son cœur au-delà des buées
Où dérivent les proues vouées au contresens.

Ivre est ce bateau offensé par les vagues,
Près des écueils hurlants il livre sa coquille!
Sans se soucier des vents son esprit divague
Où les furieux brisants dévoilent les quilles.

Triste erre sa coque sous l’astre fuyant;
Il pleure sans âme les larmes aux ondes bleues,
Ô Lointaines lueurs, éclipsez ce brillant !
Ô mer, enrobe-le d’un blanc linceul sableux!
 
Quand une nuée de sensations assiègent l’âme suit une jouissance extrême qu’un esprit saint ne peut contenir.
 
Parfois, je me trouve dans une sorte d’hypnose, mon esprit ne réagit plus face aux sensations innombrables, mon énergie se trouve noyé dans un flot d’images extérieures et dans la matière, comme dans un mauvais rêve je ne maîtrise plus rien.
 
Le meilleur titre de gloire qu’un écrivain peut obtenir se trouve dans la reconnaissance
que l’on a de son œuvre, en le hissant au rang des meilleurs prosateurs.
 
Il me paraît difficile, même impossible d’établir une corrélation entre le dehors et le dedans de nous mêmes, et surtout de vouloir expliquer l’âme par le corps et la matière.
 
Définitif

Brossons un tableau élogieux de la poésie en prose

La poésie doit naître d’une idée portée par un récit, cette idée doit avoir une âme, le récit un corps et l’un et l’autre sont inséparables.

Quelque soit notre âge, l’illusion poétique survit ; sans tomber dans le romanesque, notre fantaisie se replie sur le rêve. Une migration de tous les instants vers le climat des poètes s’impose à notre cœur et nous ne refusons jamais le voyage.

L’air y est si pur, le ton si haut, que les miasmes vulgaires pour les âmes basses, n’y survivent guère!

Il nous est, sans doute, facile de nous mettre en liaison avec cette splendeur de la beauté qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée. La poésie est ce monde surnaturel où l’on atteint l’extrême pointe de nous-mêmes, où l’on découvre la plénitude et les tendances profondes de l’être.

La poésie est une sauvegarde d’autant plus sûre que sa tutelle se plie sur notre naturel épris de rêve, d’émotion et de liberté. Elle prolonge en vibrations harmonieuses nos états d’âmes ordinaires et fixe nos inspirations, à un cœur sans emploi, elle peut offrir un objet d’adoration.
Nous devons aimer ce frémissement intérieur où viennent se réfléchir et s’exalter tant de nobles rayons et toutes les mystérieuses virtualités de notre pensée et de notre cœur.

Le prestige de la poésie, qui relève d’une technique luxuriante, mérite notre attention. Comme dans la nature "les parfums, les couleurs et les sons dans une ténébreuse et profonde unité", tous les arts s’y retrouvent et s’y répondent. Elle rivalise avec la peinture, la sculpture et la musique. Elle ne vit comme les beaux arts que de couleurs de relief et d’harmonie.

Poètes, vos vers charment mes yeux et leur mélodie parle directement à mon âme sa langue divine.

Créer la vision poétique, pour fuir le présent et sa prose inévitable, n’est pas simplement le parti pris de la beauté matérielle et sensuelle, mais bien une migration vers les âges disparus ou vers des terres lointaines.

L'exotisme dans le temps et dans l’espace répond à une tendance vigoureuse de notre cœur.

Si le vertige vous gagne sur les pics les plus hauts de la poésie, puissiez vous, au moins, ne pas renvoyer les légendes, les belles imaginations de nos humanités au pays des chimères.

L’année doit garder son printemps. On se demande avec angoisse quels fruits pourraient porter les arbres vigoureux et droits, pleins de sève généreuse, si la rigueur insolite de la saison les avait condamnés à n’avoir point de fleurs.

Au-dessous de la froide réalité, flotte un monde aussi vrai d’où se trouvent bannies les trivialités et les bassesses.

Rien n’y froisse les âmes dans leur élan vers la noble beauté qui s’exprime dans une langue divine, vivant symbole de perfection et de nouveauté. Elle procure cette joie de la découverte, si familière à notre esprit toujours jeune.

Enfin, c’est dans ce monde de la fantaisie, qui anoblit la vie ordinaire, que l’on trouve tous les sommets de l’idée, du sentiment et de la volonté.

La destinée de l’homme, sa grandeur et sa misère, s’expriment avec une éclatante lumière chez tous les poètes de génie.Tous les graves problèmes, tous les rayons sublimes y prennent un accent plus profond et plus émouvant. Rien de ce qui est humain et surtout divin ne leur est étranger.

S’ils peignent la vérité la plus triste et la moins belle, nous les sentons péniblement troublés.

Ils décernent la palme aux vainqueurs, aux volontés héroïques, découvrent chez nous que nul objet n’est plus élevé au monde que la grandeur du libre arbitre humain.
Tout ce qui dépasse dans la vie du cœur, dans l’action ou la pensée, le niveau ordinaire et moyen, relève directement de la poésie.

Elle seule est capable d’exprimer la beauté idéale sans la déformer avec tout l’enthousiasme qu’elle mérite et les plus sceptiques doivent lui reconnaître ce privilège.

Enfin, pour conclure, l’œuvre d’art n’est pas une traduction au clair de lune de la réalité, c’est la naïve adoration du vrai et de la nature avec la seule volonté de fuir la laideur, le mensonge grossier, les vilénies de la vie ordinaire.

Alexandrin boiteux à l’oreille ! Quand le poète perd pied… l’Alexanciel ! Néologisme à Momo

A érien sur les plus hautes cimes, tu rimes
L ’air y est si pur, le ton si haut, tu voles !
Éternel en pensées au son des holorimes,
X ylophone des âmes au son frivole,
Arrondi poétique, aux ondes fines,
N ulle mélodie ne clame autant les cieux !
D onne à ce vol une ode féminine,
R êves aux doux échos aux timbres judicieux,
I déalise ce roi à la langue divine,
N aturels vers saints où plane l’esprit de Dieu.

Quand le poète le met au pied ! Il devient Alexandrin !…Sourires

A érien sur les plus beaux sommets tu rimes
L à haut, l’air est si pur, tu tiens le premier rôle
E n pensers éternels, au son des holorimes.
X ylophone léger pour âme au son frivole
A rrondi de prestige aux ondes poétiques
N ul chant ne sait autant harmoniser les cieux!
D onnant à cet envol des notes prophétiques
R êveur aux doux échos au timbre langoureux
I déal de ce monde à la langue unique
N aturel et saint vers louant l’esprit de Dieu!

Il faut que l’acrostiche rime !

R..eine sous les vents à l’air frais de tes rimes
I….magine les mots qui font frémir les cimes,
M…arie leur souffle court aux rayons ultimes,
E…ternels naîtront les vers aux sons sublimes.

Voici un retour vers la source…

L’onde miroitante éblouit mon regard,
Noyé sous une pluie d’étoiles fugitives.
Elle est le pur reflet du ciel le long du Gard,
Où plongent mes pensées aux soifs créatives.

Rivière charmeuse tu coules à contresens,
Emporté par le flot, je ne suis qu’un ballot
Secoué par l’écume ruisselant de non-sens,
Sous l’espace fuyant je vis ton trémolo.

Source naturelle tu sais lisser la faille,
Percer la roche dure, sculpter la paroi
D’un monde souterrain fruit de tes entrailles,
Plus loin, tu bénis la haute vallée des rois.

Le royaume des ombres aux lueurs sombres
Soude sur sa voûte les larmes de pierres,
Concrétions austères où mon âme sombre,
Près du lac mystère au chœur de Saint-Pierre.

Où erre Saint-Pierre ?

Et enfin la Saint Valentin de Maurice ! Sourires

Il est né lors d’un concours de poésie ayant pour thème la Saint Valentin, j’ai mis une vingtaine de minutes pour l’écrire.

Revoilà la Saint Valentin,
Je m'attends à faire tintin !
Pas de cadeau pour Maurice,
Sous la couette protectrice !

Mais, qu’as-tu fait de ton enfance
Pour mériter cette abstinence ?
As-tu joué à la poupée ?
Oui! Je l’ai même découpée !

Ô ! quelle horreur as-tu faite là !
Il fallait bien et puis voilà !
Comment jouer au médecin
Seul dans mon lit sous le traversin ?

Est-ce de ma faute si mes parents,
N’ont jamais eu qu’un seul enfant ?
Puis à l'époque où je suis né,
On ne parlait jamais nénés !

Et aujourd’hui vous comprendrez,
Pourquoi puceau sur la cendrée,*
Près du chou de mon enfance,
Je cultive mon espérance !

Car, croyez-moi gens de Créa,
Sur la terre que Dieu créa,
Je ne suis pas le seul à boire
A cette source très illusoire !

• terre
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A revoir légèrement !

Cyclone…suivi de : je divague…et duo avec Charles Baudelaire

L’œil pâle du cyclone voile mes vieux jours,
Encercle mes pensées de multiples torpeurs,
Sa vague houleuse encensée pour toujours
Brise ma conscience au-delà des vapeurs!

Il glisse lentement sur mes larmes versées,
Et plombe l’horizon de sombres oriflammes!
Ô mon cœur est meurtri Ô mon âme bouleversée
Furieux crie ce géant, il affûte sa lame!

Pluie de sang, horizons ténébreux, vents mauvais,
Ma vie est cet enfer où je croise le fer,
J’esquive du revers, sans jamais me sauver,
Du brasier attisé des yeux par Lucifer!

Je divague

Plié dans un linceul mon corps sur la civière,
Je songe enfin seul, libéré d’un enfer,
Aux remous incessants, reflux d’une rivière
Sanguinolente aux portes rivées en fer !

L’écluse régule mes rancœurs successives,
Une larme versée immacule les flots
D’images réfléchies aux lueurs excessives,
Puis baigne mes pensées bercées par le reflot !

Le clapotis de l’eau émoustille mes sens,
Je dérive embarqué sur une onde puissante,
Vers un monde lointain je vogue à contresens,
Happé par des courants aux forces saisissantes !

Dois-je espérer ? enfin croire au mirage ?
J’écoute en silence ma raison qui divague,
Mon âme s’enfuit avec force avec rage,
Au sein de l’univers mon esprit girovague.

Qui est qui ? Duo avec Charles Baudelaire

Le prestige de la poésie qui relève d’une technique luxuriante, mérite notre attention comme dans la nature les parfums, les couleurs et les sons dans une ténébreuse et profonde unité tous les arts s’y retrouvent et s’y répondent. Elle rivalise avec la peinture, la sculpture et la musique. Elle vit comme les beaux-arts que de couleurs, de reliefs et d’harmonie.
 
A revoir

Je leur dois bien ces quelques mots !

Ne vous faites pas trop d’illusions sur la considération que pouvez avoir les gens sur les plus grands écrivains à toutes les époques.
Beaucoup de ces plumes magiques ont eu une enfance malheureuse, ce qui leur a permis de développer un style d’une sensibilité à fleur d’encre.
L’émotion ne peut germer et s’épanouir réellement qu’au sein d’une histoire vécue ! L’imagination n’a que très peu d’appuis pour un rendu à haute sensation.
Les poètes entre-autres ont souffert de la proximité qu’ils avaient avec les bouches d’égout comme je les nomme, Rimbaud les auraient sûrement qualifié de bouches d’ombre!
Ainsi Arthur en colère écrit : " J’ai horreur de tous les métiers ! Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles, la main à la plume vaut la main à la charrue".
Le très grand Flaubert s’insurge !. "Et dire que l’on croit que je m’amuse ici !". Il écrit à Louise Colet sa copine : « Je travaille comme un acharné jour et nuit !…il m’arrive d’écrire jusqu’à sept lignes par jour !».
Des lignes d’un labeur épuisant où la plume trace péniblement ses sillons éternels.
Aujourd’hui, comme hier, cette pseudo oisiveté perçue par le voisinage est méchamment jugée. Ainsi mon ami, champion de France de cyclisme professionnel, alors qu’il enfourchait son vélo pour parcourir plus deux cents kilomètres à l’entraînement était le plus grand fainéant du village !
Rendez-vous compte, il partait se promener à bicyclette pendant que son épouse était au travail pour nourrir la famille !
Ainsi vont les quolibets dans l’entourage de l’artiste qui meurt le plus souvent sans aucune reconnaissance.
Si, comme cela se produit parfois, son œuvre est reconnue à titre posthume j’ose espérer que cet élan vers cette juste récompense ne dérangera pas son esprit voire son âme promis à un repos bien mérité.

Permettez-moi d’insister ! Elles le valent bien!

Les langues de vipères de notre belle région !

Arthur Rimbaud les aurait surnommé les bouches d’ombre, je vais toujours plus loin que lui, je les ai baptisé avec toute l’affection que je leur porte les bouches d’égout.
On les appellent communément, les langues de vipères !
Elles se distinguent par leur facilité à véhiculer des ragots de tous genres, ainsi nos connaissances ou pas, sans être forcément curieuses, peuvent avoir de nos nouvelles sans se déplacer sur de longues distances, ce qui est bien pratique reconnaissons-le !
Il leur suffit pour cela, qu’elles tendent l’oreille et ce qu’elles entendent , leur permet à leur tour si elles font parties du milieu à véhiculer toutes sortes de conversations bienveillantes ou malveillantes. Bien entendu cette dernière est de loin la plus intéressante car elle ne manque pas de piquants atouts !
Le menu est donc très varié, la recette à toutefois tendance au fil d’une propagation galopante à amplifier quelque peu ce que j’appelle la vérité masquée. En effet, cela va être à celui qui apportera la meilleure touche poivrée finale, celle qui a le don de procurer un goût inimitable aux meilleurs recettes de nos grand-mères! Là, s’appliquera de toute évidence à celui qui écoute, la pensée de Pascal : "À la fin de chaque vérité, on se doit d’ajouter, que l’on se souvient de la vérité opposée". Évidemment, la personne du pays, aura une fâcheuse tendance à commérer sur son voisin direct, est-ce du à l’héritage de ces ancêtres autour du lavoir ? Il n’y a pas de règle, c’est humain paraît-il, les bouches sombres finissent toujours par avoir une meilleure connaissance de votre vie, que de la leur ! Elle est tellement extravagante et salissante elle mérite sans aucun doute que l’on s’y attarde pour que tout le monde en profite. Ce livre ouvert sur l’intimité du pauvre condamné malgré lui s’étoffe inexorablement et finit par devenir un roman fleuve et dieu seul sait s’il aura une fin un jour ? On ainsi pourra le vider de son sang v ceomme ke ferait une sangsue jusqu’au pied de sa tombe !
Le condamné finira par ressembler comme deux gouttes d’eau à celui qu’il n’est pas n’est-ce pas incroyable ? Il percevra jour après jour les regards qui le suivent, le juge, le jauge même au point de le mettre parfois très mal à l’aise. Il deviendra malgré lui l’attraction d’une partie de la population il s’en étonnera presque. Pourquoi cette renommée acquise de bouches sombres en oreilles d’âne l’accable t’elle avec tant d’obstination ?
Il sera le seul à ne pas connaître page à page cette saga, et il en s’en attristera! Grâce à Dieu peut-être qu’un jour un homme sage à l’oreille sélective la lui racontera et ils finiront tous les deux par en pleurer…de rire bien entendu!
 
Cyclone…suivi de : je divague…

L’œil pâle du cyclone voile mes vieux jours,
Encercle mes pensées de multiples torpeurs,
Sa vague houleuse encensée pour toujours
Brise ma conscience au-delà des vapeurs!

Il glisse lentement sur mes larmes versées,
Et plombe l’horizon de sombres oriflammes!
Ô mon cœur est meurtri ! Ô mon âme bouleversée !
Furieux crie ce géant, il affûte sa lame!

Pluie de sang, horizons ténébreux, vents mauvais,
Ma vie est cet enfer où je croise le fer,
J’esquive du revers, sans jamais me sauver
Du brasier attisé des yeux par Lucifer!

Je divague

Plié dans un linceul mon corps sur la civière,
Je songe enfin seul, libéré d’un enfer,
Aux remous incessants, reflux d’une rivière
Sanguinolente aux portes rivées en fer !

L’écluse régule mes rancœurs successives,
Une larme versée immacule les flots
D’images réfléchies aux lueurs excessives,
Puis baigne mes pensées bercées par le reflot !

Le clapotis de l’eau émoustille mes sens,
Je dérive embarqué sur une onde puissante,
Vers un monde lointain je vogue à contresens,
Happé par des courants aux forces saisissantes !

Dois-je espérer ? enfin croire au mirage ?
J’écoute en silence ma raison qui divague,
Mon âme s’enfuit avec force avec rage,
Au sein de l’univers mon esprit girovague.

Qui est qui?…Duo de Momo avec Charles Baudelaire

Le prestige de la poésie qui relève d’une technique luxuriante, mérite notre attention comme dans la nature les parfums, les couleurs et les sons dans une ténébreuse et profonde unité. Tous les arts s’y retrouvent et s’y répondent. Elle rivalise avec la peinture, la sculpture et la musique. Elle ne vit, comme les beaux-arts que de couleurs, de reliefs et d’harmonie.

Je leur dois bien ces quelques mots ! Ils me remercieront plus tard…sourires

Ne vous faites pas trop d’illusions sur la considération que pouvaient avoir les gens du peuple sur les plus grands écrivains à toutes les époques.
Beaucoup de ces plumes aux hautes envolées ont eu une enfance malheureuse, ce qui leur a permis de développer un style d’une sensibilité à fleur d’encre.
L’émotion ne peut germer et s’épanouir réellement qu’au sein d’une histoire vécue ! L’imagination n’a que très peu d’appuis pour un rendu à haute sensation.
Les écrivains ont souffert de la proximité qu’ils avaient avec les bouches d’égout comme je les nomme, Rimbaud les aurait sûrement qualifié de bouches d’ombre! Arthur en colère écrit : " J’ai horreur de tous les métiers ! Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles, la main à la plume vaut la main à la charrue".
Le très grand Flaubert s’insurge alors qu’il réclame trois stères de bois : "Et dire que l’on croit que je m’amuse ici !". Il écrit à Louise Colet sa copine : « Je travaille comme un acharné jour et nuit ! Il m’arrive d’écrire jusqu’à sept lignes par jour, je suis épuisé !».
Des lignes d’un labeur harassant où la plume trace péniblement ses sillons éternels.
Aujourd’hui, comme hier, cette pseudo oisiveté perçue par le voisinage est méchamment jugée. Dans un autre domaine voici une anecdote. Mon ami, champion de France de cyclisme professionnel, alors qu’il enfourchait son vélo pour parcourir plus deux cents kilomètres à l’entraînement, était le plus grand fainéant du pays !
Rendez-vous compte, il partait se promener à bicyclette pendant que son épouse était au travail pour nourrir la famille !
Ainsi vont les quolibets dans l’entourage de l’artiste et il meurt le plus souvent sans aucune reconnaissance.
Si, comme cela se produit parfois, son œuvre est reconnue à titre posthume j’ose espérer que cet élan vers cette juste récompense bien trop tardive ne dérangera pas son esprit voire son âme promis à un repos éternel bien mérité.

Permettez-moi d’insister ! Elles le valent bien!

Les bouches d’égout de notre belle région difficile d’échapper à ces relents nauséabonds!

Arthur Rimbaud encore lui, les aurait surnommées les bouches d’ombre, je vais toujours plus loin que lui, je les ai baptisées avec toute l’affection que je leur porte les bouches d’égout.
On les appelle communément ici et là les langues de vipères.
Elles se distinguent par leur facilité à véhiculer des ragots de tous genres, ainsi nos connaissances, sans être forcément curieuses, peuvent avoir de nos fausses nouvelles sans se déplacer sur de longues distances, ce qui est bien pratique reconnaissons-le !
La recette a toutefois tendance, au fil d’une propagation galopante à amplifier le mensonge. En effet, cela va être à celui qui apportera la meilleure touche poivrée finale, celle qui a le don de procurer un goût inimitable aux meilleurs recettes de nos grand-mères! Le raisonné qui écoutera malencontreusement devra avoir en tête la pensée de Blaise Pascal : "À la fin de chaque vérité, on se doit d’ajouter que l’on se souvient de la vérité opposée". Évidemment, la personne du coin aura une fâcheuse tendance à commérer sur son voisin direct, est-ce dû à l’héritage de ses ancêtres autour du lavoir ? Il n’y a pas de règle, c’est humain paraît-il ! Les faciès sombres finissent toujours par avoir une meilleure connaissance de votre existence que de la leur ! Elle est tellement plus extravagante qu’elle mérite sans nul doute que l’on s’y attarde pour que tout le monde en profite. Ce livre ouvert sur l’intimité du pauvre condamné malgré lui s’étoffe inexorablement et finit par devenir un roman fleuve et Dieu seul sait s’il aura une fin un jour ? On pourra ainsi le vider de son sang à loisir comme le ferait une sangsue jusqu’au pied de sa tombe !
Le condamné finira par ressembler comme deux gouttes d’eau à celui qu’il n’est pas, n’est-ce pas incroyable ? Il percevra jour après jour les regards qui le suivent, le jugent, le jaugent, même au point de le mettre parfois très mal à l’aise. Il deviendra malgré lui l’attraction d’une partie de son entourage et il s’en étonnera ! Pourquoi cette renommée acquise de bouches sombres en oreilles d’âne l’accable t’elle avec tant d’obstination ?
Il sera le seul à ne pas connaître page à page cette saga interminable et il finira par s’en attrister ! Grâce à Dieu, peut-être qu’un jour un homme sage à l’oreille sélective la lui racontera et ils finiront tous les deux par en pleurer…de rire bien entendu!

" Elle souriait de sa bouche édentée et ouvrait ses bras secs et noueux comme des sarments".

Les râteliers de l’audiovisuel m’esclaffent !
Ils ne sont pas en adéquation avec les faciès vieillissants qu’ils arborent. Sous leur blancheur nacrée, s’éclipsent comme par enchantement des mâchoires édentées, aux racines pourries jusqu’à la moelle de l’os qui les soutenait ! Avoir une expression au rictus naturel n’est plus à la mode, n’est-ce pas?
Nos rois, nos reines et leur suite ne souriaient jamais sur les tableaux qui les représentaient, leur dentition bien entendu en était l’indéniable raison.
Il y avait une certaine ressemblance physique entre les indigents et les riches autrefois.
Marcher la fleur aux dents toute son existence n’était donc pas l’apanage des nantis! Quelques gueux dotés d’une robuste mâchoire pouvaient alors être jalousés par les plus huppés de notre cher pays.
Les sans-dents ne se faisaient donc pas un sang bleu à ce sujet. Les gueux n’enviaient pas l’émail de la haute société car comme eux, ils ne pouvaient passer à travers les mailles du père Temps ! Sous la couronne royale solaire pullulaient des odeurs si repoussantes qu’elles auraient découragé les meilleures volontés lèche bottes d’aujourd’hui à vouloir lorgner vers elle ! Rester bouche bée était en ce lointain passé pour la bourgeoisie comme pour la noblesse le seul écran anti-laideur.
Quel dommage me direz-vous que cette ressemblance physique n’ait plus court! Si actuellement, comme en ces temps glorieux on pouvait jouir de cette égalité, nous serions à l’abri des clapets shootés aux artificielles ratiches qui polluent les écrans de l’idiot visuel à longueur de journée. Et qui sait ? Cet état de fait les obligerait à la fermer avant de l’ouvrir !
Imaginez de grandes baies édentées vomissant des notes mal orchestrées où les langues tournicotent autour de deux ou trois chicots !Je vous sens perplexes, voire interrogatifs ?
Peut-être pensez-vous que j’ai une dent contre eux ?
Ou alors, vous vous dites : «Décidément Momo ne mange pas à tous les râteliers !»
-Eat all the racks!
 
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Définitif

Premier acrostiche à Isabelle

I ris aux verts reflets ton air entre-deux airs
S ouligne tes pensées aux rayonnants revers.
A rc-en-ciel sous l’arche brillante des éclairs,
B énie par le poète saint musicien des vers,
É levés en concerts radieux, où les notes
L impides riment, encensant en louanges
L’ âme claire ailée, qui par instant pianote,
E t tinte l’amour, pour l’oraison d’un ange.

Deuxième acrostiche à Isabelle.

I mage de l’amour, ton fleuve atemporel
S erpente lentement la terre infiniment !
A noblis par l’instinct du fluide corporel
B attent les cœurs épris sur l’astre des amants.
E closent alors les fleurs des idylliques unions,
L’ instant est solennel ; encensés, les prêcheurs
L yriques baptisent en saintes communions,
E t bénissent Belle, l’archange du bonheur.

Acrostiches à Paule et ses petites variantes.

P armi tant de lueurs tu voyages sereine,
A phrodite beauté, éblouissante reine!
U niques sont tes traits aux captivants revers
L umineuse fusion au sein de l'univers,
E tends tes rayons chauds sur mon corps froid d’hiver.

Ou

Parmi tant de lueurs tu voyages sirène,
Aphrodite beauté, éblouissante reine!
Uniques sont tes traits aux captivants revers
Lumineuse femme au cœur de l'univers,
Étends tes rayons verts sur mon corps froid d’hiver.

Ou

Parmi tant de lueurs tu scintilles sereine,
Adorable beauté, éblouissante reine,
Unique sœur du temps flirtant au firmament,
L’étoile en cœur d’amour fait rêver les amants
Enlacés près du lac aux reflets de diamants.

Ou :

Parmi tant de trésors tu rayonnes sereine,
Angélique beauté, éblouissante reine,
Unique sœur du temps flottant au firmament,
L’étoile en cœur d’amour fait rêver les amants
Embarqués pour toujours sur le lac aux diamants.

Ou

Parmi tous ces trésors tu scintilles sirène,
Admirable beauté, enivrante reine,
Unique sœur du temps noyée au firmament,
L’étoile au cœur du jour fait planer les amants
Entraîné par l’amour près du lac aux diamants.

Un tautogramme est un vers ou une phrase dont tous les mots commencent par la même lettre.

Seul Sur Saturne
Simon Savoure Sagement
Sa Solitude Sur Son Siège
Saturnien.

Soudain Satan Surgit
Sans Sonner !

Saperlipopette Sadique Satanique Saltimbanque Sans Savoir, Sors!

Sur Sainte Saturne Seul Simon Sait Savourer Savamment Son Sortilège Sacré!

Suaves Salutations !

Lancelot Love La Louve.

La louve longe lentement le lac lactescent.

La lumière lunaire louvoie, les larmes lourdes luminescentes logent là!

Longue lamentation le loup Lancelot love la louve.

Lueurs, laissez-les libres!

Leurs louveteaux longeront longtemps la lagune L’âme Légère, la Lyre lointaine lumineuse leur lira les louanges.

Les Larmes Lactées lacérées Luiront, Le Labyrinthe Lacustre libérera les Lobes, Lady Léa Lorgnera Longuement La Lune Languissante.

Les Lettres Loyales Labelliseront La Lumière Lactescente, La Légèreté Lointaine Laissera Lamper La Langue Lumineuse Laiteuse.

Lueurs Langoureuses, La Louve, Louvoiera Lentement Le Légendaire Lac Léman.

Laissons-la louvoyer, Laissons-Les Louvoyer!Lancelot Le Loup love le lac, love la louve, Léa La Louve Love Le Loup Lancelot, Le Lac Léman love les loups.

Savoir cueillir la fleur

J’ai su cueillir la fleur au printemps de sa fragile vie, respirer son parfum envoûtant, glisser mon âme sous ses pétales aux plis doux et soyeux, battre au diapason de son tendre cœur, goûter à son nectar subtil, Dieu sait, je sais, avant qu’elle ne s’éteigne sous les ailes immuables du temps, l’espace d’un instant, nous nous sommes aimés.

L’heure des hyménées

Certains jours sont marqués d’un doux parfum printanier qui sublime nos sens, ils élèvent alors nos plumes vers les plus hauts sommets de l’amour où plane l’esprit de Dieu.
Nous souhaitons vivre le présent dans toute sa sérénité n’avoir à contempler que sa splendeur afin d’oublier les vilenies de la vie ordinaire et ses inévitables bassesses.
Nous voguons sur un océan de rêves aux vagues de multiples couleurs, nous touchons l’Eternel des yeux, nous aimons nous confondre dans l’illusion du temps, nous respirons au rythme de la symphonie des chœurs qui bercent mélodieusement nos âmes en lévitation.
Poussières d’étoiles aux confins de l’univers le vide sidéral nous offre un merveilleux pouvoir, celui d’enfin aimer et de se savoir chéri.
Nous gravitons autour d’une étoile promise
aux rayons attachants, à la chaleur divine, nous sombrons par instant dans ses spasmes envoûtants, l’irréel nous séduit, efface nos craintes, sait captiver nos sens, l’heure presque solennelle embrase notre esprit, nous inonde de songes, fait résonner en nous les cloches de la sérénité.
Vibrations lancinantes, horloge du présent vous cadancez nos vies à l’ombre des saisons qui voient fleurir nos jours puis flétrir nos pétales.
Frémissons à l’idée qui encense nos corps sous le ciel scintillant où vivaient nos ancêtres.
L’air que l’on respire sur les plus hautes cimes nous envoûte, favorise la migration de nos consciences, est propice aux exhortations surnaturelles à peine voilées par un léger souffle de réalités.
Aujourd’hui l’émotion nous étreint les secondes, les minutes, les heures se succèdent aussi lentement qu’on les aurait souhaitées rapides, elles nous rapprochent pourtant inexorablement de notre tendre destinée.
Nous essayons d’embellir notre corps, nous le souhaitons à la hauteur de notre esprit, nous savons qu’elle ou qu’il nous attend et nous ne pouvons décevoir.

Impitoyable sera cependant cette vie qui condamne nos entrailles ! Comptons parmi ses chagrins les plus redoutables, celui d’avoir déjà perdu bon nombre de nos camarades sans avoir pu vieillir encore quelques années ensemble. Ils ne pourront hélas pas partager avec nous ces moments d’intense bonheur où tinte à la volée la cloche sacrée des tendres hyménées.
 
Pensées momoriciennes : premier jet !

Celui qui néglige le détail est un étourdi si celui qui le dédaigne est un sot ou un infirme ; celui qui s'y perd et ne l'organise pas, en quelque manière dans une idée ou vers un but, est un médiocre ou un impuissant. C'est dans les jeux infiniment variés de la synthèse et de l'analyse qu'est la vie de l'imagination, comme de la pensée, comme de la volonté. C'est là qu'est le secret de la grande science et de la grande action.

L’homme n’est pas tout dans ses habitudes et ses manières ; son costume et sa physionomie aussi expressifs soient-ils, ne découvrent pas toute son âme.

Les poètes décernent la palme aux vainqueurs, aux volontés héroïques, découvrent chez nous que nul objet n’est plus élevé au monde que la grandeur du libre arbitre humain.

Créer la vision poétique, pour fuir le présent et sa prose inévitable, n’est pas simplement le parti pris de la beauté matérielle et sensuelle mais bien une migration vers les âges disparus ou vers des terres lointaines.

Le poète exprime le caractère évanescent de sa pensée.

La vie est un gigantesque leurre.

Poètes, vos vers charment mes yeux et leur mélodie parle directement à mon âme sa langue divine.

Quel que soit notre âge, l’illusion poétique survit ; sans tomber dans le romanesque notre fantaisie se replie sur le rêve. Une migration de tous les instants vers le climat des poètes s’impose à notre cœur et nous ne refusons jamais le voyage.

La poésie permet la liaison avec la splendeur qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée.

L’humanité a su évoluer dans son apparence extérieure, ses mœurs, ses religions, mais face à la morale, les hommes restent dans leurs grands traits les mêmes.

Les snobs, qui foisonnent se prennent pour des étoiles, ils veulent toujours se grouper pour ressembler à tout le monde. L'on voit bien, par intervalles, des gens isolés et courageux briguer des suffrages en lorgnant longuement vers la galerie. Ils veulent plaire par nécessité aux dames plus nombreuses que les hommes et attirer vers eux une nuée de jeunes qui courent à droite et à gauche comme les petits poulets après le grain lancé à la volée par la fermière.

Le penseur est un penseur de plaies, aussi je me plais à penser que je suis un penseur.

Il n’y a pas pire pauvreté que celle du manque d’esprit.

Attention!…
Nous quittons l’âge cénozoïque et nous entrons dans l’ère virtueloïque.

Il faut sans y être poussés vouloir quitter le monde et le siècle pour gagner furtivement un lieu sacré où l’on a plaisir à se ressourcer.

Vivre de mensonges permet souvent d’atteindre les plus hauts rangs de la hiérarchie.

Visions harmonieuses, enchantement des sens, vos vers charment mes yeux et leur mélodie joue à mon âme des notes qui encensent mille pensées divines présentes au paradis!

Quand s’étalent au loin les vapeurs vespérales, l’ultime rayon vert éclaire l’horizon de douces lueurs astrales.

Je vis près d’un coin de ciel bleu en bordure de l’enfer où souffle un air de paradis.

La puissance des mots est bien supérieure à celle des armes.

Aimer c’est savoir dire je t’aime sans parler.

Pour l’ensemble des malheureux la vie est un perpétuel sacrifice.

Pour vivre heureux, fuyez le monde de l’information en fuyant les écrans.

Si le singe imite à la perfection l’homme, l’inverse n’est tristement pas vrai

Le poète exprime le caractère évanescent de sa pensée.

La vie commence par des cris suivis de mots, elle finit par des maux accompagnés de râles.

Le diable attise la surchauffe.

Un seul poème ou roman, une seule pensée peuvent permettre l’accès à la postérité.

À la recherche de la béatitude, ne perdons pas de vue qu’elle est le fruit d’une multitude d’instants heureux qui nous semblent le plus souvent anodins.

Le poète vit dans un espace épris de rêve et de liberté, rien ne saurait lui être imposé.

Les miasmes de la vie ordinaire ne survivent guère aux lignes poétiques.

La promenade
incite à la réflexion,
tout aussi pure que naïve
elle suscite la beauté
qui émerveille nos yeux.

L’inspiration doit être créée et non subie, elle ne doit pas être soumise à une influence irrégulière et obscure.

Sagesse tu ne peux t’épanouir qu’au sein de l’humilité.

Le désespoir fait mourir.

Mon épitaphe.
Ci-gît, six pieds sous terre, un bien trop dur à cuire!

Le jour où je serai en manque d’inspiration j’expirerai.

Sensuelle dans sa gestuelle, elle mime la vie en rose.

Arrive inévitablement le temps où le corps rentre en conflit avec l’esprit éternellement jeune.

Poussières d’étoiles pour vous épanouir, il vous faut à l’image de l’univers savoir créer l’espace.

La force des armes et de la culture réside beaucoup plus dans l’attitude de ses soldats ou l'intelligence de ses élèves que sur la multitude des troupes et l'énormité des effectifs scolaires.

Fuyez les actualités débordantes de larmes, on veut vous rendre malheureux sans raison.

Bientôt tout ne sera que restrictions.

Poussières d’étoiles pour vivre librement il vous faut à l’image de l’univers savoir créer l’espace.

Être plus artiste qu’homme permet d’éviter la vie.

L’exotisme dans le temps et l’espace répond à une tendance profonde de notre cœur.

J’ai fui l’amour de la gazelle ce qui m’a rendu, savez-vous, invincible!

Rassurez-vous, si je reste incompréhensible pour beaucoup je ne le suis pas pour moi.

La vérité doit se positionner au-dessus de tous les dogmes.

Le souci de vouloir transcrire la vérité est aussi ancien que l’écriture elle-même.

La sottise humaine est vouée à perdurer, elle est sans limites.

Comme la science la vérité est impersonnelle.

Sagesse tu ne peux t’épanouir qu’au sein de l’humilité.

Il n’y a pas que des désavantages à être con, on ne souffre jamais de solitude.

Méfiez-vous du smile et du gif, ils vous plongent chaque jour un peu plus dans le monde virtuel où l’on souhaite vous piéger…
Ce monde cloisonné est votre avenir.

Faire jurer de dire la vérité est une offense à l’intégrité d’une personne honnête.

Un bon menteur sait forcer l’admiration des personnes crédules.

Rentrée scolaire d’aujourd’hui, plus les cartables s’alourdissent, plus les têtes se vident.

Je suis un grand défenseur de la cause animale, qui ne doit pas nous faire oublier pour autant la cause humaine!

Je suppose que les gens qui se font incinérer sont persuadés qu’ils vont pouvoir renaître de leurs cendres.

La maladie la plus commune de l’esprit est de vouloir toujours conclure.

La vérité on doit la voir impartialement sans autre soucis de la représenter.

J’ai un humour à trois balles, je jongle avec!

La guerre des mots est bien plus subtile que celle des armes, elle finit par être désarmante.

L’azur est si patient qu’il ignore l’existence de l’homme au sein même de l’évolution cosmique.

Seules les âmes sensibles savent émouvoir avec force et tendresse.

L’apogée du bonheur prend forme dans la création artistique.

Plus que la vérité, la beauté et le style valent au poète sa gloire immortelle.

Mieux vaut être sourd que malentendant, cela évite de tendre continuellement l’oreille vers une actualité fondée sur le mensonge.

Si vous voyez ce que je veux dire, alors ne tardez pas à consulter un ophtalmologue.

J’ai une souplesse d’esprit surprenante, elle me permet d’écrire sans raideur, c’est très appréciable à mon âge.

La déshumanisation sera le fléau du siècle.

Un bon menteur sait forcer l’admiration des personnes crédules.

Le mensonge est l’ascensoir obscur des vérités enfumées.

Rien n’est plus odieux que l’œuvre abstraite, le style philosophique et prêcheur, le raisonnement et l’écriture des Jésuites, c’est-à-dire scolaire.

Elle éveilla en moi un fleuve sensoriel dès ses premiers regards.

Beaucoup d’hommes préfèrent leur voiture à leur femme, sous prétexte qu’elle a moins de ratés.

Être athée c’est ne pas croire en soi.

Atteint les sommets de la poésie celui qui est capable de traduire en sensations de formes de couleurs et d’harmonie des idées ou des sentiments abstraits.

La qualité du style repose sur la plastique ou le relief, l’art de présenter à la manière des sculpteurs, les formes et les volumes.

S’isoler permet d’être à l’apogée du bonheur, celui que procure la création artistique.

La littérature industrielle n’a jamais connu autant d’adeptes ; tout le monde s’y essaie, mais seul un travail acharné où l’œuvre s’étoffe d’une âme peut connaître une apogée.

Mieux vaut vivre le matérialisme même s’il n’est pas exempt de reproches, le spiritualisme pour un poète est bien trop naïf et bourgeois.

La beauté pour un poète se trouve et s’exprime dans les belles lettres, comme dans les beaux-arts.

On doit, pour s’élever dans le style, cultiver son goût pour la beauté, seule cette alternative peut conduire à vivre l’art pour l’art.

La faim et le froid ne paralysent en rien la créativité, l’esprit n’en est que plus alerte.

J’ai gémi la disparition d’un animal, sangloté la mort d’un camarade, hurlé l‘absence de mes parents. Combien de larmes amères encensées par ces chagrins redoutables devons-nous à la vie, avant qu’elle nous libère de sa funeste emprise?

L’obscurantisme prend des formes déguisées, il façonne l’homme en lui inculquant des connaissances limitées à son activité principale, il est ainsi asservi à un esclavage intellectuel moderne.

Le manque de gaz ne devrait pourtant pas nous amener vers une situation explosive.

Si la République vous appelle demandez lui où elle se trouve.

Il existe des penseurs solitaires qui n’ont jamais connu la solitude.

L’amour de l’art trop exclusif conduit à mépriser le monde entier.

Être ou paraître là réside la décision.

Les artistes autrefois travaillaient dans les règles de l’art, aujourd’hui ils se tiennent aux règles dollars.

Certains littéraires bardés de diplômes pensent qu’ils ont atteint les sommets de l’expression écrite ; il n’en est rien, la plupart pratiquent une littérature tragiquement dépourvue d’âme.

Quand les poètes peignent la vérité la plus triste et la moins belle, nous les sentons péniblement troublés.

Penser que la science explique tout est une hérésie.

Créer la vision poétique pour fuir le présent et sa prose inévitable, n’est pas simplement le parti pris de la beauté matérielle et sensuelle mais bien une migration vers les âges disparus ou vers des terres lointaines.

Les rancœurs amères de l’amour mûrissent toutes ensemble.

Pour avoir son propre style d’écriture il faut n’avoir rien lu. Malheur à celui qui a parcouru les pages des plus grands auteurs, il ne sera que le pâle reflet des maîtres incontestés de la très grande littérature.

N’essayez pas de me provoquer, je suis une forteresse aux contreforts imprenables, je monte aux créneaux si rapidement que l’assaillant inconscient n’a ni le temps, ni le plaisir de savourer son attaque.

Il faut éviter de se lancer dans la critique acerbe conduite par un esprit de dénigrement.

Fuir la vie et ses vicissitudes en s’isolant le plus possible permet d’éviter le surmenage cérébral vecteur d’apoplexie.

Les nuées d’actualité sont faites de millions de larmes.
 
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