Polymnie2
Maître Poète
Une Âme à nu
Présentation
Je garde en souvenir une image du Pauvre
L’unique de l’époque où rigoles lançaient l’offre
Aux mendiants surprenants qui miraient de leurs yeux
Les cadeaux en filet pour fous mégots joyeux*
En ces années cinquante, un passant tout sourire
Devenait mon complice, aux lèvres le plaisir
Amusé, devant l’air coquin courant destin
Son tout petit bonheur dès l’aube du matin !
Je l’ai enregistré cet homme dans la ville
Ils étaient tous pareils, même carte civile
La liberté chérie est l’âme du poète
Vit ses mots ses coutumes sans vice ni trompette !
Le portrait retracé au goût de cigarette
Fumant le riche reste en fumée de leurs cendres
Pour ranimer la vie en essence d’ariette
Voici la pure image et ceci sans serviette !
__
Aujourd’hui
Ne fait pas semblant elle est lacérée*
D’un pas chancelant bien mal assuré,
Supporte un gros poids sous son lourd fardeau,
La croix prêtant vie au trop grand manteau
Tissé d’un passé aux fils argentés
D’une éternité fleur de lys dégantée.
Sa main gémissante attend la venue
D’un denier muet au merci fendu
Sans fiole relent, choix du libre arbitre!
Une larme geint assiste ses yeux
S’épanche la manne au cristal glorieux.
Le soir, Ô Divin ! C’est la grande amie
L’espoir qui revient, bonheur, accalmie.
Il scrute l’Infini ce néant capricieux,
Il se mue en archange en câlins délicieux
Tout en pleurant l’étoile éclairant son supplice
Qui se voit en ce ciel savourant le délice.
Son bonsoir, bien que frêle, est loin d’être un adieu,
Se voile enfin l’airain dans son écrin précieux.
Cette vie errante l’entraîne,
Cette existence fait qu’il traîne
Indépendance, aventure
Sans argent ni couverture !
Cette Âme-Esprit, qui vit, grand et beau personnage
Qui de son pur roman ne tourne pas la page !
L’avez-vous compris ?
Cet Homme, en ce Clochard, qui erre et meurt sans cri
Pousse sa plainte en pleurs loin des recoins décrits,
Ce passant incompris !
Polymnie, ce 3 février 2017
*je voyais les mendiants pêcher les mégots dans les rigoles
*Cette âme
Présentation
Je garde en souvenir une image du Pauvre
L’unique de l’époque où rigoles lançaient l’offre
Aux mendiants surprenants qui miraient de leurs yeux
Les cadeaux en filet pour fous mégots joyeux*
En ces années cinquante, un passant tout sourire
Devenait mon complice, aux lèvres le plaisir
Amusé, devant l’air coquin courant destin
Son tout petit bonheur dès l’aube du matin !
Je l’ai enregistré cet homme dans la ville
Ils étaient tous pareils, même carte civile
La liberté chérie est l’âme du poète
Vit ses mots ses coutumes sans vice ni trompette !
Le portrait retracé au goût de cigarette
Fumant le riche reste en fumée de leurs cendres
Pour ranimer la vie en essence d’ariette
Voici la pure image et ceci sans serviette !
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Aujourd’hui
Ne fait pas semblant elle est lacérée*
D’un pas chancelant bien mal assuré,
Supporte un gros poids sous son lourd fardeau,
La croix prêtant vie au trop grand manteau
Tissé d’un passé aux fils argentés
D’une éternité fleur de lys dégantée.
Sa main gémissante attend la venue
D’un denier muet au merci fendu
Sans fiole relent, choix du libre arbitre!
Une larme geint assiste ses yeux
S’épanche la manne au cristal glorieux.
Le soir, Ô Divin ! C’est la grande amie
L’espoir qui revient, bonheur, accalmie.
Il scrute l’Infini ce néant capricieux,
Il se mue en archange en câlins délicieux
Tout en pleurant l’étoile éclairant son supplice
Qui se voit en ce ciel savourant le délice.
Son bonsoir, bien que frêle, est loin d’être un adieu,
Se voile enfin l’airain dans son écrin précieux.
Cette vie errante l’entraîne,
Cette existence fait qu’il traîne
Indépendance, aventure
Sans argent ni couverture !
Cette Âme-Esprit, qui vit, grand et beau personnage
Qui de son pur roman ne tourne pas la page !
L’avez-vous compris ?
Cet Homme, en ce Clochard, qui erre et meurt sans cri
Pousse sa plainte en pleurs loin des recoins décrits,
Ce passant incompris !
Polymnie, ce 3 février 2017
*je voyais les mendiants pêcher les mégots dans les rigoles
*Cette âme
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