rivière
Maître Poète
Tu sais les rimes de douceur
La nuit est tombée,
les étoiles sont entrées fugitives dans notre borde,
non loin de nous,
s’écoulent les flots de l’Anille,
les étoiles sont entrées fugitives dans notre borde,
non loin de nous,
s’écoulent les flots de l’Anille,
par delà les bocages,
montent dans les cieux
les palais du silence,
j’allume des chandeliers,
montent dans les cieux
les palais du silence,
j’allume des chandeliers,
et je mets dans un vase de cristal
des fleurs d’asphodèle que j’ai cueillies pour toi,
ma Douce, mon Epousée,
toi qui sais les rimes de douceur.
des fleurs d’asphodèle que j’ai cueillies pour toi,
ma Douce, mon Epousée,
toi qui sais les rimes de douceur.
Je suis tienne depuis qu’un jour d’été
tu m’as initiée aux langueurs de la Féminité,
tu me distilles chaque jour
des sonnets de Passion
tu m’as initiée aux langueurs de la Féminité,
tu me distilles chaque jour
des sonnets de Passion
que je répète aux hameaux
et aux bourgs du Maine,
tu es si délicate que les oiseaux te protègent de la pluie
avec leurs ailes,
et aux bourgs du Maine,
tu es si délicate que les oiseaux te protègent de la pluie
avec leurs ailes,
et que tous les animaux te révèrent.
Tu portes aujourd’hui cette robe de lin blanc,
cette paire d’escarpins vernis, et ces bas de soie
que je t’ai offerts,
Tu portes aujourd’hui cette robe de lin blanc,
cette paire d’escarpins vernis, et ces bas de soie
que je t’ai offerts,
tout en toi me ravit, ô ma Muse,
moi qui ne suis que ton humble poétesse,
je chante à tout instant
les vergers de tes seins pigeonnants,
moi qui ne suis que ton humble poétesse,
je chante à tout instant
les vergers de tes seins pigeonnants,
fiers et lourds qui pointent
sous le dais de tes vêtements,
et l’hermine de ton pertuis,
bientôt, je te conduirai sur notre couche,
sous le dais de tes vêtements,
et l’hermine de ton pertuis,
bientôt, je te conduirai sur notre couche,
puis à genoux devant la nudité de nos peaux,
j’exalterai des heures durant
l’union de nos chairs si belles, et
le psaume de notre tendresse !
j’exalterai des heures durant
l’union de nos chairs si belles, et
le psaume de notre tendresse !
Sophie Rivière
Dernière édition: