rivière
Maître Poète
Tu m’as enseigné la douceur
Je marche parmi la prée,
les yeux tournés vers la splendeur des cieux,
vers l’or des nuages,
les oiseaux me content la Grâce de tes paupières,
tandis que resplendissent les asphodèles,
j’attends la scansion de tes escarpins
sur le gravier de notre allée,
ô ma Vénérée, moi qui ne suis que ta vassale,
et qu’une humble poétesse.
Je te reverrai bientôt après plusieurs mois d’absence,
je pénètre chaque jour dans ton armoire,
je respire tes robes de lin,
et l’hymne de tes bas de soie,
je me remémore aussi la clarté de ta voix,
le triomphe de ta douceur,
les sonnets de nos blanches noces,
et la contemplation de nos chairs
où frissonne le Désir.
La nuit, alors que vibre le clocher de notre bourg manceau,
je referme, nue comme le vent des forêts, mes bras
contre mes seins pigeonnants, fiers, et lourds,
puis ma dextre explore des heures durant
ma rivière d’amour,
je geins, je crie des motets de Félicité,
ô mon Impératrice de liesse,
jusqu’à ce que sourd
le lait de mon corps
que je bois en la coupe de mes mains,
puis je m’endors,
ivre de tendresse, avec au coeur,
les
pétales de notre Féminité
si pure et si belle !
Sophie Rivière
Je marche parmi la prée,
les yeux tournés vers la splendeur des cieux,
vers l’or des nuages,
les oiseaux me content la Grâce de tes paupières,
tandis que resplendissent les asphodèles,
j’attends la scansion de tes escarpins
sur le gravier de notre allée,
ô ma Vénérée, moi qui ne suis que ta vassale,
et qu’une humble poétesse.
Je te reverrai bientôt après plusieurs mois d’absence,
je pénètre chaque jour dans ton armoire,
je respire tes robes de lin,
et l’hymne de tes bas de soie,
je me remémore aussi la clarté de ta voix,
le triomphe de ta douceur,
les sonnets de nos blanches noces,
et la contemplation de nos chairs
où frissonne le Désir.
La nuit, alors que vibre le clocher de notre bourg manceau,
je referme, nue comme le vent des forêts, mes bras
contre mes seins pigeonnants, fiers, et lourds,
puis ma dextre explore des heures durant
ma rivière d’amour,
je geins, je crie des motets de Félicité,
ô mon Impératrice de liesse,
jusqu’à ce que sourd
le lait de mon corps
que je bois en la coupe de mes mains,
puis je m’endors,
ivre de tendresse, avec au coeur,
les
pétales de notre Féminité
si pure et si belle !
Sophie Rivière