rivière
Maître Poète
Tu gisais en robe de nudité
Je me rappelle le froufrou de ta robe de lin,
le crissement de tes bas de soie,
et
la scansion de tes escarpins,
lorsque nous nous déplacions,
paume contre paume
à travers
les bois et les forêts du Maine,
ô mon Epousée,
les oiseaux nous escortaient,
et dès qu’une pluie s’annonçait
ils nous protégeaient de leurs ailes.
Ce matin,
je suis sortie de notre borde,
là où coule le Loir,
la gaze du brouillard s’estompait
les bocages resplendissaient
adossés contre les vitraux de l’azur,
j’ai cueilli en ton honneur des ancolies dans des fossés,
et je suis rentrée.
Tu gisais en robe de nudité sur l’ivoire de notre couche,
dans l’éclat de ta splendeur,
je suis venue toi, et à genoux ,
je t’ai offert mon tribut,
à ma vue, les lys de tes seins haut plantés,
arrogants, et lourds, se sont durcis,
tu es venue à moi, souriante,
tes longs cheveux de jais
pendaient à la vergue de tes reins,
tu m’as saisie par le bras, sans mot dire,
tu m’as dépouillée de tous mes atours,
et dans la soie de ta Lumière,
j’ai redécouvert des heures durant,
ô mon amante,
la beauté suprême de
nos amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière
Je me rappelle le froufrou de ta robe de lin,
le crissement de tes bas de soie,
et
la scansion de tes escarpins,
lorsque nous nous déplacions,
paume contre paume
à travers
les bois et les forêts du Maine,
ô mon Epousée,
les oiseaux nous escortaient,
et dès qu’une pluie s’annonçait
ils nous protégeaient de leurs ailes.
Ce matin,
je suis sortie de notre borde,
là où coule le Loir,
la gaze du brouillard s’estompait
les bocages resplendissaient
adossés contre les vitraux de l’azur,
j’ai cueilli en ton honneur des ancolies dans des fossés,
et je suis rentrée.
Tu gisais en robe de nudité sur l’ivoire de notre couche,
dans l’éclat de ta splendeur,
je suis venue toi, et à genoux ,
je t’ai offert mon tribut,
à ma vue, les lys de tes seins haut plantés,
arrogants, et lourds, se sont durcis,
tu es venue à moi, souriante,
tes longs cheveux de jais
pendaient à la vergue de tes reins,
tu m’as saisie par le bras, sans mot dire,
tu m’as dépouillée de tous mes atours,
et dans la soie de ta Lumière,
j’ai redécouvert des heures durant,
ô mon amante,
la beauté suprême de
nos amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière