rivière
Maître Poète
Tu es mon étoile de Passion
Tu es mon étoile de Passion,
ô ma Douce, mon amour,
toi dont le corps d’ivoire resplendit
parmi les torches du matin,
j’ai trouvé dans ta longue chevelure brune
des reflets d’or et d’argent,
tandis qu’un parfum d’ambre règne dans notre chambre,
dehors, non loin du Loir,
se balancent les rires du soleil,
et les vitres d’or de la rosée.
Nous avons enlevé hier lentement à la brune
nos robes, nos escarpins, nos bas de soie, et nos culottes de dentelle
qui luisaient sous l’éclair des chandeliers.
J’ai admiré la basilique de tes seins haut plantés,
qui se balançaient fiers et lourds,
l’urne de tes hanches, et l’hermine de ton pertuis
où ma langue et mes paumes
se sont aventurés séance tenante,
puis j’ai effeuillé mes vêtements que j’ai déposés sur une chaise.
Je t’ai prise par la paume, et, à cheval sur notre couche,
mes mamelons durcis de Plaisir ont cherché à tâtons
le continent de ton pertuis,
et t’ont conduite, folle de Plaisir, des heures durant,
sur les radeaux de félicité, jusqu’aux rivages de la Jouissance,
tu reposes, repue, maintenant,
les paupières closes.
A ton réveil, ma Fée, mon amante,
tu me conduiras à ton tour dessus l’hymne de Beauté,
adepte de Sappho, je me cambrerai,
je gémirai, je hurlerai des cantates de liesse,
car il n’y a de plus beau et de bon au monde
que les plaines de la l’Impudeur !
Sophie Rivière
Tu es mon étoile de Passion,
ô ma Douce, mon amour,
toi dont le corps d’ivoire resplendit
parmi les torches du matin,
j’ai trouvé dans ta longue chevelure brune
des reflets d’or et d’argent,
tandis qu’un parfum d’ambre règne dans notre chambre,
dehors, non loin du Loir,
se balancent les rires du soleil,
et les vitres d’or de la rosée.
Nous avons enlevé hier lentement à la brune
nos robes, nos escarpins, nos bas de soie, et nos culottes de dentelle
qui luisaient sous l’éclair des chandeliers.
J’ai admiré la basilique de tes seins haut plantés,
qui se balançaient fiers et lourds,
l’urne de tes hanches, et l’hermine de ton pertuis
où ma langue et mes paumes
se sont aventurés séance tenante,
puis j’ai effeuillé mes vêtements que j’ai déposés sur une chaise.
Je t’ai prise par la paume, et, à cheval sur notre couche,
mes mamelons durcis de Plaisir ont cherché à tâtons
le continent de ton pertuis,
et t’ont conduite, folle de Plaisir, des heures durant,
sur les radeaux de félicité, jusqu’aux rivages de la Jouissance,
tu reposes, repue, maintenant,
les paupières closes.
A ton réveil, ma Fée, mon amante,
tu me conduiras à ton tour dessus l’hymne de Beauté,
adepte de Sappho, je me cambrerai,
je gémirai, je hurlerai des cantates de liesse,
car il n’y a de plus beau et de bon au monde
que les plaines de la l’Impudeur !
Sophie Rivière