rivière
Maître Poète
Tu es ma rose de délicatesse
J’ai inscrit à l’aurore,
alors que tu dormais encore,
sur le cahier des étoiles
qui s’enfuyaient au loin vers l’occident,
alors que tu dormais encore,
sur le cahier des étoiles
qui s’enfuyaient au loin vers l’occident,
sur les livrets du jour,
sur les bocages du Maine et du monde,
des rondeaux de douceur
que je vais t’offrir à jamais,
sur les bocages du Maine et du monde,
des rondeaux de douceur
que je vais t’offrir à jamais,
car tu es ma Dame de splendeur,
et ma rose de délicatesse. Les ailes de tes bras
me pressent maintenant tout contre moi, tout
contre les ogives de mes seins plantureux,
et ma rose de délicatesse. Les ailes de tes bras
me pressent maintenant tout contre moi, tout
contre les ogives de mes seins plantureux,
les oiselles nous fêtent sans cesse
dans les charmilles et les bourgs,
allons cheminer, paumes entrelacées, parmi les sentes,
où les fleurs ôtent leurs épines, et nous révèrent.
dans les charmilles et les bourgs,
allons cheminer, paumes entrelacées, parmi les sentes,
où les fleurs ôtent leurs épines, et nous révèrent.
Ô ma Sirène, mon Impératrice de liesse, mon hostie de vie,
vois, les jardins ivres d’herbes, et de mousses,
nous parfument, allons vers cette clairière
où nous sommes connues et aimées.
vois, les jardins ivres d’herbes, et de mousses,
nous parfument, allons vers cette clairière
où nous sommes connues et aimées.
Le Loir coule, près de nous,
comme au premier matin de l’Univers,
calme et tranquille, au mitan des genêts,
dans le missel infini du souffle,
comme au premier matin de l’Univers,
calme et tranquille, au mitan des genêts,
dans le missel infini du souffle,
les dentelles des fougères s’ouvrent
au gré de la scansion de nos escarpins,
là où éclot l’offrande du printemps,
là où s’abreuve le sang du silence.
au gré de la scansion de nos escarpins,
là où éclot l’offrande du printemps,
là où s’abreuve le sang du silence.
A notre arrivée,
dévoile-moi l’odelette d’une goutte d’eau,
guide-moi jusqu’aux parvis des zéniths,
jusqu’aux beffrois de Lumière,
dévoile-moi l’odelette d’une goutte d’eau,
guide-moi jusqu’aux parvis des zéniths,
jusqu’aux beffrois de Lumière,
je t’avouerai, agenouillée,
face l’urne de tes flancs,
face au poème de de nos Toisons-pétales,
le diadème de ma Passion éternelle !
face l’urne de tes flancs,
face au poème de de nos Toisons-pétales,
le diadème de ma Passion éternelle !
Sophie Rivière