totora
Nouveau poète
« Si nos mains avaient les mêmes desseins on le saurait. C’est un peu fou comme pensée tu ne crois ? C’est un peu comme fuir la personne qu’on aime. C’est un peu comme s’auto-détruire, s’auto-mutiler, et ne plus savoir quoi faire d’autre ? S’assassiner, encore. Encore. Se brûler les doigts, se souiller les veines. Je regarde tomber la pluie et j’attends, ça fait du bien d’attendre tu le sais ? Moi j’attends sans cesse quand toi tu n’attends rien. J’attends que coule l’instant, qu’il se perde en lambeaux de croyance, d’espérance. Je ne veux plus boire de ton foutu ciel ! Je ne veux plus jamais boire ces nuages noirs qui ne me ressemblent pas. Je veux l’être, autrement pour tes yeux. Rien de plus, une de ces masses qui traînent leurs cadavre fatigués dans un océan d’air. Un nuage blanc, avec la neige qui viendrais de mes mains, car c’est beau la neige, c’est romantique la neige. C’est drôle la neige, ça fond, ça disparaît, ça ne reste pas. C’est triste. Trop triste. Mais c’est romantique pour un rien la neige. »