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Poète libéré
Nos beaux jours s'appelaient : Dimanches.
Au ciel bleu s'envolaient nos cris
D'enfants, qui jouaient aux Comanches,
En sautant comme des cabris.
Nous croyant fait de petits princes
Nos mères nous endimanchaient,
De jolis pantalons à pinces
Qui seraient vite, bien tachés.
Le lointain enchantait nos heures,
Dans cette époque sans danger,
Mais nous retrouvions nos demeures
Quand sonnait l'heure de manger.
Et les tables, en robes blanches,
Nous attendaient, portant le pain,
Avec cette odeur de revanche,
De ceux qui ont connu la faim.
Les jardins donnaient l'assurance,
Des certitudes de repas,
C'est bon d'offrir en abondance,
Quand cela ne vous prive pas.
Sous des cheveux en avalanche,
Nos mères portaient des colliers.
Nos pères, des bijoux aux manches,
Faisaient leurs jolis cavaliers.
Tournez, tournez, robes légères,
Et rire ajoute à la beauté,
Elle était si belle ma mère,
Au soleil des jeunes étés.
Douce, douce était notre enfance,
A danser dans les pas des grands,
Qui faisaient entrer dans leur danse,
Tous leurs amis et leurs enfants.
Ainsi nos oncles et nos tantes,
Etaient les meilleurs professeurs,
Pour dire à nos âmes naissantes
Comment on croque le bonheur.
Tous leurs soucis de l'existence
Etaient laissés au samedi
Et reviendraient, c'est l'évidence,
Bien les turlupiner lundi.
Mais comme étaient beaux ces dimanches,
Des robes faites pour guincher,
Des rires partagés en tranches,
Et tant d'amour en ricochets.
Ce soir, dans mon coeur, se déhanchent,
Deux corps qui dansent ,alanguis...
Mes parents, valsant un dimanche.
J'étais jeune alors ! Eux aussi.
Fil2fer le 01/02/2012.
Au ciel bleu s'envolaient nos cris
D'enfants, qui jouaient aux Comanches,
En sautant comme des cabris.
Nous croyant fait de petits princes
Nos mères nous endimanchaient,
De jolis pantalons à pinces
Qui seraient vite, bien tachés.
Le lointain enchantait nos heures,
Dans cette époque sans danger,
Mais nous retrouvions nos demeures
Quand sonnait l'heure de manger.
Et les tables, en robes blanches,
Nous attendaient, portant le pain,
Avec cette odeur de revanche,
De ceux qui ont connu la faim.
Les jardins donnaient l'assurance,
Des certitudes de repas,
C'est bon d'offrir en abondance,
Quand cela ne vous prive pas.
Sous des cheveux en avalanche,
Nos mères portaient des colliers.
Nos pères, des bijoux aux manches,
Faisaient leurs jolis cavaliers.
Tournez, tournez, robes légères,
Et rire ajoute à la beauté,
Elle était si belle ma mère,
Au soleil des jeunes étés.
Douce, douce était notre enfance,
A danser dans les pas des grands,
Qui faisaient entrer dans leur danse,
Tous leurs amis et leurs enfants.
Ainsi nos oncles et nos tantes,
Etaient les meilleurs professeurs,
Pour dire à nos âmes naissantes
Comment on croque le bonheur.
Tous leurs soucis de l'existence
Etaient laissés au samedi
Et reviendraient, c'est l'évidence,
Bien les turlupiner lundi.
Mais comme étaient beaux ces dimanches,
Des robes faites pour guincher,
Des rires partagés en tranches,
Et tant d'amour en ricochets.
Ce soir, dans mon coeur, se déhanchent,
Deux corps qui dansent ,alanguis...
Mes parents, valsant un dimanche.
J'étais jeune alors ! Eux aussi.
Fil2fer le 01/02/2012.