rivière
Maître Poète
Tes paupières de grâce
La nuit descend.
Sur le lac endormi
où parfois vient boire une biche,
veille un cygne.
Tu t’avances,
ma Fée de douceur,
dans ta robe de lamé,
les mains brûlantes,
une brise légère
éparpille ta crinière brune
qui se balance
au gré des émois du songe,
sur le palanquin des lichens.
Au loin,
résonne
l’homélie des branches,
ton âme tressaille
quand
s’allume un fanal
dans la brume.
Tu es si gracile et si belle,
que tous les oiseaux du monde,
portés par les alizés,
épellent la splendeur de tes traits.
La lune éclaire la blancheur de ta peau,
les vaisseaux des sentes
connaissent la luisance
de tes bas de soie et de tes escarpins,
tes paupières de grâce
murmurent
l’
allégresse de notre amour,
et les roses récitent
nos prénoms
sur
les sonnets de nos soupirs
que nous avons échangés
des heures durant
couchées, nues,
parmi la majesté de la prée.
Viens, ma sœur de douceur,
ma prêtresse d’Infini,
nous goûterons demain
la clarté d’une nouvelle liesse.
Sophie 839
La nuit descend.
Sur le lac endormi
où parfois vient boire une biche,
veille un cygne.
Tu t’avances,
ma Fée de douceur,
dans ta robe de lamé,
les mains brûlantes,
une brise légère
éparpille ta crinière brune
qui se balance
au gré des émois du songe,
sur le palanquin des lichens.
Au loin,
résonne
l’homélie des branches,
ton âme tressaille
quand
s’allume un fanal
dans la brume.
Tu es si gracile et si belle,
que tous les oiseaux du monde,
portés par les alizés,
épellent la splendeur de tes traits.
La lune éclaire la blancheur de ta peau,
les vaisseaux des sentes
connaissent la luisance
de tes bas de soie et de tes escarpins,
tes paupières de grâce
murmurent
l’
allégresse de notre amour,
et les roses récitent
nos prénoms
sur
les sonnets de nos soupirs
que nous avons échangés
des heures durant
couchées, nues,
parmi la majesté de la prée.
Viens, ma sœur de douceur,
ma prêtresse d’Infini,
nous goûterons demain
la clarté d’une nouvelle liesse.
Sophie 839