• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Tes lèvres gardent le pli du bonheur

rivière

Maître Poète
Tes lèvres gardent le pli du bonheur

J’ai bu cette nuit, à la lueur des cierges de lune, et des lucioles,
le vin de tes lèvres qui gardent encore le pli du bonheur,
ô ma Vierge souveraine, ma Sirène,
je sais le psaume de tes étreintes.

Tu dors maintenant, en robe de nudité,
dessus l’ivoire de ton divan, dans ta borde, près du Loir,
le vent souffle parmi les beffrois des arbres,
parmi la prée,

l’aube s’est levée depuis peu,
j’ai quitté lentement la crique de tes bras,
j’ai revêtu mes bas de soie noirs, mes escarpins,
et ma tunique courte de lin,

je chemine maintenant le long de l’Anille,
à la margelle du Soleil, le diadème des haillons d’azur
ceigne la splendeur de mes traits,
l’exquisité de mes seins lourds, et l’archipel de ma Fourrure

où tes doigts et ta langue aiment à s’aventurer languissamment,
les bocages et les forêts du Maine dodelinent,
bercés par les strophes du souffle,
au loin, les oiselles montent vers le zénith,

énoncent la paix,
et la félicité de nos étreintes,
les branches des saules et des chênes me saluent,
et me révèrent, je hume les parfums de la terre

qui ruissellent sur les sentiers au gré de ma marche.
Mon Désir irrité s’exaspère,
je te réclame, je veux sentir tout contre moi
la moiteur de ta chair contre ma chair,

ô ma Vierge de Grâce, je vais revenir sur mes pas,
à mon arrivée, j’arracherai mes vêtements,
je les jetterai à terre, et peu m’importe si tu dors,
poétesse de Sappho,

je te posséderai avec tendresse et pureté,
mes iris dans les tiens,
tu seras ma Femme pour l’éternité,
et mon Élue, ô ma Princesse !

Sophie Rivière

 
Dernière édition:
Retour
Haut