rivière
Maître Poète
Sur ton front, brûlent les stances de mon baiser
Sur ton front,
brûlent les stances de mon baiser,
ô mon Aimée,
au loin, derrière l’onde du Loir,
le ciel a des reflets d’ardoise,
la bruine ruisselle contre les vitraux de notre borde,
les fleurs des arbres s’effeuillent
tandis que peu à peu se taisent les oiseaux
dedans la chaloupe du ciel.
Tu dors nue sur notre couche dans la Grâce du matin,
je t’ai cueilli en notre jardin
des brassées de roses blanches,
ces fleurs que tu aimes tant,
et que je t’offrirai à ton réveil,
je te fixe, troublée par l’émoi de ta joliesse,
ta longue chevelure brune
pend à la vergue de tes épaules,
tes traits réguliers m’enchantent,
tu es si belle que
les rossignols ont chanté hier encore
la magnificence de ton âme,
et la douceur de notre Amour.
J’ai écrit sur les paupières du Maine,
ma patrie,
ô ma Suzeraine,
des psaumes d’Impudeur
que je te réciterai à genoux à ton réveil,
car il n’y a rien de plus beau au monde
que
l’éternité de notre Passion si pure !
Sophie Rivière
Sur ton front,
brûlent les stances de mon baiser,
ô mon Aimée,
au loin, derrière l’onde du Loir,
le ciel a des reflets d’ardoise,
la bruine ruisselle contre les vitraux de notre borde,
les fleurs des arbres s’effeuillent
tandis que peu à peu se taisent les oiseaux
dedans la chaloupe du ciel.
Tu dors nue sur notre couche dans la Grâce du matin,
je t’ai cueilli en notre jardin
des brassées de roses blanches,
ces fleurs que tu aimes tant,
et que je t’offrirai à ton réveil,
je te fixe, troublée par l’émoi de ta joliesse,
ta longue chevelure brune
pend à la vergue de tes épaules,
tes traits réguliers m’enchantent,
tu es si belle que
les rossignols ont chanté hier encore
la magnificence de ton âme,
et la douceur de notre Amour.
J’ai écrit sur les paupières du Maine,
ma patrie,
ô ma Suzeraine,
des psaumes d’Impudeur
que je te réciterai à genoux à ton réveil,
car il n’y a rien de plus beau au monde
que
l’éternité de notre Passion si pure !
Sophie Rivière