janu
Maître Poète
Le petit Poucet de Charles Perrault. Suite imaginée ( Thème du concours de Murielle qui méritait qu'on s'y essaye avec... des talents (sic) de prosateur ! )
Qui n'a lu ce conte qui a l'habitude m'avait fait me poser des questions. Comment à un ogre une fée avait pu donner ces bottes de sept lieues ? Cela me semblait une grand injustice... Et puis ce petit Poucet, le seul de la famille à chercher vraiment des moyens de s'en sortir ! Ce concours m'a fait relire ce conte et y donner une suite qui me parait plus plausible...
Revenons au moment où il a pu chausser ces bottes, pas du tout à sa pointure, et emmener ces frères et sœurs ( on ne dit pas combien ) accrochés à ses basques, en un seul voyage ou en plusieurs aux risques que l'ogre endormi ait terminé sa sieste ?
Voyage plus risqué, il lui a fallu aller en son château expliquer au Roi, leur mésaventure et ce qui en avait découlé... L'ogre sachant qu'il n'était pas en odeur de sainteté se garda bien de venir protester à la cour !
Mais comme ce bon Roi était pragmatique, il s'est dit : Eh ! Eh ! Avec ces bottes il ira plus vite que nos courriers habituels... On pourra même lui faire transporter des marchandises pas trop lourdes !
Cette fois, grassement payé pour ces voyages là, toute la famille en bénéficia. Le Père se mit à boire : dame il n'avait plus que çà à faire ! Les frères et sœurs, eux, ne cherchaient pas à travailler puisque le Poucet le faisait pour eux... et ils se mirent à dépenser sans compter. La mère, elle, était lucide : "Et si cela devait s'arrêter ?" Mais personne ne l'écoutait, et autant d'argent rentrait, autant en sortait illico presto!
Le petit Poucet leur était entièrement dévoué, mais il se fatiguait de plus en plus. Ces voyages rapides, et chargés souvent, l'ont fait tomber malade. Le père dit :
- Qu'à cela ne tienne, je vais te remplacer...
Mais les bottes avec lui ne voulaient pas plus avancer que des bottes normales... pour les frères un à un, il en fut de même. Et la mère de se lamenter : « Je vous l'avais bien dit ! »
Poucet a du s'aliter avec une vilaine bronchite qui n'en finissait pas... on a appelé cela depuis une phtisie galopantemais eux ne le savaient pas. Le Roi et toute sa suite n'ayant plus recours à ce moyen, refusèrent toute avance sur un futur qu'ils jugeaient compromis.
C'est depuis son lit encore que petit Poucet organisa leur vie après cette après Bérésina : Ils reprirent leur ancienne cabane et le travail de charbonniers. Le père devenu sénile ne leur était plus d'aucune utilité et ils le rudoyaient autant que la mère qui constamment se plaignait. Finalement travaillant sous les ordres du petit frère qui seul avait de la jugeote ils ont réussi à vivoter. Filles et garçons se sont mariés et quitté les lieux. Le Petit Poucet jamais remis de sa phtisie est décédé après avoir chaque jour regardé tristement les bottes abandonnées dans un coin et qui n'étaient plus d'aucune utilité !
Fin
[ Mis sur ma page le concours terminé, pour ne pas influencer le jury, et à titre de remerciements pour son indulgence ]
Qui n'a lu ce conte qui a l'habitude m'avait fait me poser des questions. Comment à un ogre une fée avait pu donner ces bottes de sept lieues ? Cela me semblait une grand injustice... Et puis ce petit Poucet, le seul de la famille à chercher vraiment des moyens de s'en sortir ! Ce concours m'a fait relire ce conte et y donner une suite qui me parait plus plausible...
Revenons au moment où il a pu chausser ces bottes, pas du tout à sa pointure, et emmener ces frères et sœurs ( on ne dit pas combien ) accrochés à ses basques, en un seul voyage ou en plusieurs aux risques que l'ogre endormi ait terminé sa sieste ?
Voyage plus risqué, il lui a fallu aller en son château expliquer au Roi, leur mésaventure et ce qui en avait découlé... L'ogre sachant qu'il n'était pas en odeur de sainteté se garda bien de venir protester à la cour !
Mais comme ce bon Roi était pragmatique, il s'est dit : Eh ! Eh ! Avec ces bottes il ira plus vite que nos courriers habituels... On pourra même lui faire transporter des marchandises pas trop lourdes !
Cette fois, grassement payé pour ces voyages là, toute la famille en bénéficia. Le Père se mit à boire : dame il n'avait plus que çà à faire ! Les frères et sœurs, eux, ne cherchaient pas à travailler puisque le Poucet le faisait pour eux... et ils se mirent à dépenser sans compter. La mère, elle, était lucide : "Et si cela devait s'arrêter ?" Mais personne ne l'écoutait, et autant d'argent rentrait, autant en sortait illico presto!
Le petit Poucet leur était entièrement dévoué, mais il se fatiguait de plus en plus. Ces voyages rapides, et chargés souvent, l'ont fait tomber malade. Le père dit :
- Qu'à cela ne tienne, je vais te remplacer...
Mais les bottes avec lui ne voulaient pas plus avancer que des bottes normales... pour les frères un à un, il en fut de même. Et la mère de se lamenter : « Je vous l'avais bien dit ! »
Poucet a du s'aliter avec une vilaine bronchite qui n'en finissait pas... on a appelé cela depuis une phtisie galopantemais eux ne le savaient pas. Le Roi et toute sa suite n'ayant plus recours à ce moyen, refusèrent toute avance sur un futur qu'ils jugeaient compromis.
C'est depuis son lit encore que petit Poucet organisa leur vie après cette après Bérésina : Ils reprirent leur ancienne cabane et le travail de charbonniers. Le père devenu sénile ne leur était plus d'aucune utilité et ils le rudoyaient autant que la mère qui constamment se plaignait. Finalement travaillant sous les ordres du petit frère qui seul avait de la jugeote ils ont réussi à vivoter. Filles et garçons se sont mariés et quitté les lieux. Le Petit Poucet jamais remis de sa phtisie est décédé après avoir chaque jour regardé tristement les bottes abandonnées dans un coin et qui n'étaient plus d'aucune utilité !
Fin
[ Mis sur ma page le concours terminé, pour ne pas influencer le jury, et à titre de remerciements pour son indulgence ]