Philooz
Nouveau poète
Tout seul, marchant dans la sombre et calme nuit
Se sentant inutile, il avance, attristé,
Accablé, face à l'immensité, attendri.
La tristesse à l'âme, un condamné déprimé.
Arrivant enfin chez moi, j'ouvre ma porte
Et dépose ici bas mes pensées, mes émois.
Mon âme sommeille, et s'endort. Une foi, forte,
Cependant s'éveille en moi. Le temps l'emporte.
Alors je sombre, comme à mon habitude,
Dans une grande et vaste monotonie.
Tristesse, rancœur, et tout me semble ennui.
Sensation d'inutilité, infinitude.
Pourtant, ma journée fut heureuse, les sourires
Gais avaient illuminés, les actes donnés
Avaient comblés mon âme avide de charité.
Rien cependant, je morfondais avec soupir.
Mais voici, contre toute longue attente,
Le temps relâche enfin sa grande étreinte.
La sensation revient, s'exprime, m'accable.
Une présence m'appelle au-dehors, me pousse
À me réconforter. Je trébuche, je course...
...j'ouvre donc ma porte, séparation véritable.
Que ne fut mon plaisir, de découvrir figé
Là, un ange endormi, une ange immaculée.
Étonné, je contemple donc, abasourdi,
Mes pensées perdues, cette douceur infinie.
La froide tristesse peu à peu s'étale,
S'enfuit; laissant là la candeur initiale.
Je ne sais que faire dans cette situation;
J'approche donc ma main, risquant la damnation.
Horreur ! Ô malheur ! Mes actes immodérés
Tirent de son sommeil, à ma grande tristesse,
Le séraphin. Me voici, moi, dévisagé.
Je perçois dans ce regard toute la joliesse
De ce monde. La voici qui se relève
Enfin, je sens en moi sa joie qui m'innerve.
Je reste là, pantois, inconscient, incongru,
Je la vois sourire, un beau sourire blanc
Puis ouvrir ses ailes, se tournant vers le levant.
Un mot à mes oreilles résonne. Quel mot,
Qui donc, quoi donc? Rage ! Diantre ! Je ne sais plus.
Cependant, je l'entends encore, tintant son grelot.
Je demeure stupide, debout, le regard heureux.
Je me sens allègre, empli de louanges.
Ma Muse s'enhardit, les mots joyeux accourent.
L'ange s'éloigne, splendeur infinie des cieux,
Je semble la suivre, je m'envole à mon tour;
Pour avoir aperçu le sourire d'un ange.
Se sentant inutile, il avance, attristé,
Accablé, face à l'immensité, attendri.
La tristesse à l'âme, un condamné déprimé.
Arrivant enfin chez moi, j'ouvre ma porte
Et dépose ici bas mes pensées, mes émois.
Mon âme sommeille, et s'endort. Une foi, forte,
Cependant s'éveille en moi. Le temps l'emporte.
Alors je sombre, comme à mon habitude,
Dans une grande et vaste monotonie.
Tristesse, rancœur, et tout me semble ennui.
Sensation d'inutilité, infinitude.
Pourtant, ma journée fut heureuse, les sourires
Gais avaient illuminés, les actes donnés
Avaient comblés mon âme avide de charité.
Rien cependant, je morfondais avec soupir.
Mais voici, contre toute longue attente,
Le temps relâche enfin sa grande étreinte.
La sensation revient, s'exprime, m'accable.
Une présence m'appelle au-dehors, me pousse
À me réconforter. Je trébuche, je course...
...j'ouvre donc ma porte, séparation véritable.
Que ne fut mon plaisir, de découvrir figé
Là, un ange endormi, une ange immaculée.
Étonné, je contemple donc, abasourdi,
Mes pensées perdues, cette douceur infinie.
La froide tristesse peu à peu s'étale,
S'enfuit; laissant là la candeur initiale.
Je ne sais que faire dans cette situation;
J'approche donc ma main, risquant la damnation.
Horreur ! Ô malheur ! Mes actes immodérés
Tirent de son sommeil, à ma grande tristesse,
Le séraphin. Me voici, moi, dévisagé.
Je perçois dans ce regard toute la joliesse
De ce monde. La voici qui se relève
Enfin, je sens en moi sa joie qui m'innerve.
Je reste là, pantois, inconscient, incongru,
Je la vois sourire, un beau sourire blanc
Puis ouvrir ses ailes, se tournant vers le levant.
Un mot à mes oreilles résonne. Quel mot,
Qui donc, quoi donc? Rage ! Diantre ! Je ne sais plus.
Cependant, je l'entends encore, tintant son grelot.
Je demeure stupide, debout, le regard heureux.
Je me sens allègre, empli de louanges.
Ma Muse s'enhardit, les mots joyeux accourent.
L'ange s'éloigne, splendeur infinie des cieux,
Je semble la suivre, je m'envole à mon tour;
Pour avoir aperçu le sourire d'un ange.