• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Songe

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion totora
  • Date de début Date de début

totora

Nouveau poète
« Dis, tu les a vus les autres ? Ils ont le regard de ceux qui ont déjà trop vécu en peu de temps… D’antennes en satellites les émotions se débarquent aux quatre coins d’un globe lumineux et néophyte… On se clos les paupières au scotch sous la lueur du jour histoire ne plus voir le monde, c’est beau tu ne crois pas ? C’est poétique, c’est mélancolique, c’est un peu nous… Non pardon, je m’excuse les choses ont changées, on est plus sur la même longueur d’onde je crois… On est plus que des monstres en cages, enfermée dans le ridicule univers de nos rêves déchirés… Les ailes qu’Icare nous avaient prêté, dis où sont elles ? Elles n’ont même pas eu le temps de fondre, nos deux cœurs resteront morts alors… Je te l’accorde tout est confus, cet enchevêtrement absurde de mot qui s’alignent bercés par leur pseudo aura… Amitié, Amour, Ciel, Silence, Regards, Murmures, c’est triste qu’ils ne te fassent plus rien, tu sais comme avant, quand on avait la candeur pour nos deux yeux, un peu niaise et délicieuse… Quand on avait la douceur de l’avenir devant nos paupières fatigués, moi je n’oublis pas, j’en ai envie parfois, de me dire que ce jour là, ce n’était pas moi, que je l’avais lu dans un livre, vu dans un film et que ces souvenirs n’était pas les miens, du genre fragments indiscrets de nos mémoires fracturées, pressées, éclatées. C’est comme ça que le vent doit souffler tu crois ? Dans les obédiences fragiles de ceux qui ne rêvent plus que de la terre… C’est un peu ce qui nous a rapprochés toutes ces années ? La pseudo infaillibilité des forces conjuguées. Putain mais qu’est ce qu’il nous fallait de plus ? … De plus, pour ne pas détruire les milliers d’hectares oniriques qui peuplait notre monde ? Expliques moi, laisses moi comprendre, donnes moi les clefs que tu n’as pas, de ta tête, de ton âme, de tes songes… de nos mensonges. Est-ce que tu vas bien ? Est-ce que le « ciel bas et lourd » pèse au dessus de toi, pardon, j’ai promis de ne plus recommencer, en réalité c’est un tout si ça passe comme ça dans ma tête, c’est eux avec leurs mauvais esprit, ils me font penser à toi, et tu vois… Peut être que j’en avais trop envie, peut être… trop. Par pitié, dis moi que c’est comme avant, qu’il n’y a pas, jamais, eu de limites entre nos deux esprits, que nos synapses sont du même acabit, que nos délires n’ont pas le gout des fins de vies, et le parfum du formol sali… Pitié dis moi que ça n’est jamais arrivé, que le ciel n’est plus de ceux qui nous brisent les os, pitié dis moi… que je n’écris pas ça, que tu ne le liras pas, que tu n’en tiendras pas compte, que tu ne te tireras pas. »
 
Retour
Haut