rivière
Maître Poète
Sois mon Soleil, bois l’écume de mes spasmes
Rassasie-toi de mes seins encore avides,
Toi, ma Sirène, ma vie, ma divine torture,
apporte-moi des lys de sensualité,
effleure-moi de tes paumes,
Toi, ma Sirène, ma vie, ma divine torture,
apporte-moi des lys de sensualité,
effleure-moi de tes paumes,
exaspère la royauté de mon Désir.
Les heures, les jours s’écoulent, qu’importe,
Femme de douceur, baigne-moi tout contre toi dans le sanctuaire
de la quiétude, récite-moi des messages de langueurs,
Les heures, les jours s’écoulent, qu’importe,
Femme de douceur, baigne-moi tout contre toi dans le sanctuaire
de la quiétude, récite-moi des messages de langueurs,
sois mon Soleil, bois l’écume de mes spasmes.
Non loin de moi, les ciels d’azur enlacent les nuages, tandis que
je gis à tes côtés, sous le marquisat des bocages, et des hameaux,
parmi les jardins du monde,
Non loin de moi, les ciels d’azur enlacent les nuages, tandis que
je gis à tes côtés, sous le marquisat des bocages, et des hameaux,
parmi les jardins du monde,
portée par la Grâce de tes étreintes, les étoiles et la lune agonisent,
le vent emporte à tout instant les râles de ma volupté
que tu m’as édictés, hier et les autres jours,
sur l’émeraude de la prée,
le vent emporte à tout instant les râles de ma volupté
que tu m’as édictés, hier et les autres jours,
sur l’émeraude de la prée,
ou les diocèses de notre couche d’ivoire,
sens-tu en mes vers ma soif éternelle de concupiscence ?
Berce-moi de tes mélopées sensuelles,
je n’écoute que les orgues du silence,
sens-tu en mes vers ma soif éternelle de concupiscence ?
Berce-moi de tes mélopées sensuelles,
je n’écoute que les orgues du silence,
parfois des escadres d’oiselles traversent l’horizon,
ma micro-robe pesante et mes bas de soie brasillent,
les doigts de la luxure m’oppressent,
divinise-moi, déshonore-moi, défeuille-moi.
ma micro-robe pesante et mes bas de soie brasillent,
les doigts de la luxure m’oppressent,
divinise-moi, déshonore-moi, défeuille-moi.
Les roseaux de tes bras glissent maintenant,
et m’enveloppent, évanouis-moi de ta délicatesse,
brûle-moi de tes regards d’adoration, délivre-moi
des odes de splendeur, éclabousse-moi de ta clarté,
et m’enveloppent, évanouis-moi de ta délicatesse,
brûle-moi de tes regards d’adoration, délivre-moi
des odes de splendeur, éclabousse-moi de ta clarté,
les moires des blés s’ébattent, là-bas,
dans les rives du silence, les tapisseries des saisons
proclament l’épithalame de ta magnificence.
Fourbis la houppelande de mon sexe,
dans les rives du silence, les tapisseries des saisons
proclament l’épithalame de ta magnificence.
Fourbis la houppelande de mon sexe,
cambre-moi, fouaille l’archipel de ma vulve,
fauche avec ta lippe le hanap de ma Jouissance,
ouvre-moi à l’ostensoir de ma Passion effrénée, recueille
l’absinthe de ma sève, et ressuscite-moi à l’infini. Je te l’ordonne !
fauche avec ta lippe le hanap de ma Jouissance,
ouvre-moi à l’ostensoir de ma Passion effrénée, recueille
l’absinthe de ma sève, et ressuscite-moi à l’infini. Je te l’ordonne !
Sophie Rivière