Silence : l’arme
C’est pas « ………………………………...……………………………………………
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Le silence : minute de Respect !
Cette vague de silence
Ne surfe pas sur l’hommage
Et, le souvenir ému.
Ce n’est pas le silence après l’effort,
Celui qui inspire la plénitude.
Tu n’es pas un co-équipier
Un Silence de connivence.
Cette vague de silence,
Sur l’étendue de ma plage
De liberté.
Ce n’est pas le silence du résistant
Qui sauve ses camarades et sa cause,
Au prix de souffrances et de sa vie.
Cette vague de silence
Qui envahit mon esprit-mer,
Tout enfermé.
Ce n’est pas le silence non plus du délateur
Qui épargne le cachot et laisse la liberté,
A l’opposant exaspérant la ligne officielle
Le silence honneur racheté.
Cette vague de silence
Qui écrase mon temps-océan,
Brouille mes idées.
Ce n’est pas le silence du pédophile
Qui refuse de révéler où il a caché sa proie.
Pour qu’elle ait une sépulture digne
Un silence de sale vermine.
Cette vague de silence
Qui fait ruisseler la pluie-rivière,
De rage de l’opprimé.
Ce n’est pas le silence qui embrasse la trahison,
Ces petits complots ourdis par les faux-jetons,
Ceux qui raisonnent sous la table,
Le silence rampant honni.
Cette vague de silence
Qui ruisselle dans mes veines,
Glace mon sang.
C’est le silence (1) d’une vérité cachée sans raison,
Un cristal qui entaille mon âme en profondeur,
Vérité tue par un tout petit esprit.
Un silence qui insulte l’intelligence,
Vide de sens qui se creuse,
Malgré mes cris stridents.
TON SILENCE EST
MON INSOUMISSION
ET, MON INSOUMISSIONHAIT TON SILENCE.
Silence arrête de te prendre au sérieux
Silence … petit …petit … !
Viens par ici … !
Comme tu le sais il y a si longtemps
Que je te traque que j’essaie de te débusquer.
Sors le bout de ton nez,
Silence parles-moi tous bas,
Même, dans de le creux de l’oreille :
PARLE-MOI !
Parole !Je ne te demanderai rien de plus
Mais, Silence ne te braque plus
Contre moi !
JE T’ECOUTE !
Silence livres toi,Je ne te ferai aucun mal.
Silence délivres moi !
Et, je t’offrirai un grand vers (verre) de silence,
De douze pieds à boire d’un trait,
En mémoire des silences Héroïques.
Mais, si tu me maintiens en dépendance,
Sans oser montrer ta vérité.
Toi, qui n’a aucune vertu à revendiquer.
Silence, je te briserai.
Et, te ferai la peau
Puis dans une déferlante de mépris.
Tout entier, je te noierai
Dans mes verres de whisky.
Etrange sirène du silence
Si assommante.
Et, te boirai d’un trait :
Parole !
Texte déposé
(1) Un silence sans parole mais qui s’écouterait parlé tant il a pris la grosse tête : il suffit de le solliciter pour qu’il fasse l’important et se taise.