rivière
Maître Poète
Seul compte l’émoi de mes lèvres contre les tiennes
Ma douce, mon amour,
tu ne veux pas que je te prenne par la main ou par le bras
lorsque je me promène d’un pas résolu
tu ne veux pas que je te prenne par la main ou par le bras
lorsque je me promène d’un pas résolu
à tes côtés dedans Paris,
ou que nous nous embrassions à pleine bouche,
car tu crains les réflexions des hommes,
ou que nous nous embrassions à pleine bouche,
car tu crains les réflexions des hommes,
qui parfois critiquent
nos robes courtes,
et la scansion de nos escarpins
nos robes courtes,
et la scansion de nos escarpins
sous des prétextes futiles,
ce sont ceux les mêmes,
-ne vous en déplaise-,
ce sont ceux les mêmes,
-ne vous en déplaise-,
qui n’hésitent pas à nous mettre
la main au « panier »
dans les transports en commun,
la main au « panier »
dans les transports en commun,
cependant, j’ai tant envie de toi, ô ma Sirène
mes seins appellent tes seins,
arrêtons de nous cacher sous une porte cochère
mes seins appellent tes seins,
arrêtons de nous cacher sous une porte cochère
pour échanger fugitivement des baisers.
Peu me chaut que les hommes n’aiment pas
les femmes qui s’aiment,
Peu me chaut que les hommes n’aiment pas
les femmes qui s’aiment,
seul compte l’émoi de mes lèvres
contre les tiennes,
et l’émeraude de tes yeux dans le lac de mon regard.
Dans quelques jours, l’été régnera, nous regagnerons alors
pour toujours le Maine, notre patrie, où nous avons découvert
la Grâce de nos corps et l’hymne de la Jouissance.
contre les tiennes,
et l’émeraude de tes yeux dans le lac de mon regard.
Dans quelques jours, l’été régnera, nous regagnerons alors
pour toujours le Maine, notre patrie, où nous avons découvert
la Grâce de nos corps et l’hymne de la Jouissance.
Je t’emmènerai en la forêt de Bercé,
ô mon Impératrice de douceur
là où sont nées nos premières amours,
ô mon Impératrice de douceur
là où sont nées nos premières amours,
et,
nues comme la main, dans la liberté du monde,
nous psalmodierons face à la magnificence des roses,
la
messe de notre passion
si pure et si féminine !
Sophie Rivière
nues comme la main, dans la liberté du monde,
nous psalmodierons face à la magnificence des roses,
la
messe de notre passion
si pure et si féminine !
Sophie Rivière
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