rivière
Maître Poète
Seul compte la beauté de ta Grâce
La pluie ruisselle sur les ardoises de notre borde,
le tonnerre gronde au loin,
par delà les bocages et les forêts du Maine,
cependant, nous n’en avons que faire,
le tonnerre gronde au loin,
par delà les bocages et les forêts du Maine,
cependant, nous n’en avons que faire,
car seul compte la beauté de ta Grâce,
ô ma Douce, mon Aimée.
Je dispose dans un vase de cristal
des lys et des violettes que j’ai cueillis
ô ma Douce, mon Aimée.
Je dispose dans un vase de cristal
des lys et des violettes que j’ai cueillis
à l’aube pour toi, je hume en notre chambre
l’ébène de de ta chevelure,
le parfum de ton sexe-Soleil
que j’ai honoré hier dès la brune,
l’ébène de de ta chevelure,
le parfum de ton sexe-Soleil
que j’ai honoré hier dès la brune,
la colline de tes seins pigeonnants fiers et lourds
tangue sous ta robe de lin, libres de toute contrainte,
tandis que tu vaques à tes occupations,
tu es si belle qu’à ta vue
tangue sous ta robe de lin, libres de toute contrainte,
tandis que tu vaques à tes occupations,
tu es si belle qu’à ta vue
les vaisseaux d’ailes des oiseaux dans les cieux
te magnifient, t’honorent, et psalmodient des strophes de lumière.
La pluie vient de cesser, sortons,
profitons de cette matinée de printemps, marchons
te magnifient, t’honorent, et psalmodient des strophes de lumière.
La pluie vient de cesser, sortons,
profitons de cette matinée de printemps, marchons
paume contre paume, déjà les lèvres des asphodèles brillent
sous les rires du vent, l’azur virginal brasille maintenant
nos micro-robes de satin, nos bas de soie et nos escarpins,
allons errer dans les sentiers qui s’agenouillent
sous les rires du vent, l’azur virginal brasille maintenant
nos micro-robes de satin, nos bas de soie et nos escarpins,
allons errer dans les sentiers qui s’agenouillent
devant ta magnificence, nous cheminerons des heures durant,
nous nous reposerons au pied d’un chêne,
puis, prêtresse de Sapho, perverse et délicate à la fois,
tu m’effeuilleras lentement, tu m’allongeras sur le dos,
nous nous reposerons au pied d’un chêne,
puis, prêtresse de Sapho, perverse et délicate à la fois,
tu m’effeuilleras lentement, tu m’allongeras sur le dos,
et face à la cathédrale de ma nudité, face à l’émoi de ma Grâce,
tribade, tu me posséderas, tu me tiendras tout contre toi,
haletante, sexe pour sexe, tu me mèneras au rythme
lancinant de nos hanches, jusqu’à l’archipel de la Félicité,
tribade, tu me posséderas, tu me tiendras tout contre toi,
haletante, sexe pour sexe, tu me mèneras au rythme
lancinant de nos hanches, jusqu’à l’archipel de la Félicité,
jusqu’au vin de la Jouissance,
tu récolteras le nectar de mes blanches noces,
nous le boirons, et tu me conduiras vers d’autres spasmes,
vers l’océan de nos Amours si pures et si féminines !
tu récolteras le nectar de mes blanches noces,
nous le boirons, et tu me conduiras vers d’autres spasmes,
vers l’océan de nos Amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière