Polymnie2
Maître Poète
Sentiment file le temps
Quand on apprécie le velours,
On aime le discours sans autre apriori
Que la caresse de sourds
Qui le surprennent sans toucher, sans ouïr
Avec d’autres sens que nous !
On aime le discours sans autre apriori
Que la caresse de sourds
Qui le surprennent sans toucher, sans ouïr
Avec d’autres sens que nous !
Une intelligence lui voue
Que la nôtre éblouit
Devant lui à genoux
Ignore tout qui se dévoue!
A nos pieds où tout git !
Tout nous a été donné
Pour, mais de rien n’a été enfanté
Tant de valeurs
Pour tant de malheurs !
Pour chaque sacrifié !
Que la nôtre éblouit
Devant lui à genoux
Ignore tout qui se dévoue!
A nos pieds où tout git !
Tout nous a été donné
Pour, mais de rien n’a été enfanté
Tant de valeurs
Pour tant de malheurs !
Pour chaque sacrifié !
Que faut-il dire et penser
Quand l’herbe est rasée sous nos pieds
Et que du sol nous n’avons plus rien à gratter !
Ô qu’il est magnifique le progrès
L’homme est devenu robot
Qui, dans les mers fera les plongées !
Espérant dans les profondeurs
De quoi récupérer métaux et fer forgé
Alors que l’indigent n’a pas de quoi manger
Qu’aucun abri n’a été prévu à l’heure
Et que le silence seul fait honneur
Sur une plaie sans cesse fracturée !
Quand l’herbe est rasée sous nos pieds
Et que du sol nous n’avons plus rien à gratter !
Ô qu’il est magnifique le progrès
L’homme est devenu robot
Qui, dans les mers fera les plongées !
Espérant dans les profondeurs
De quoi récupérer métaux et fer forgé
Alors que l’indigent n’a pas de quoi manger
Qu’aucun abri n’a été prévu à l’heure
Et que le silence seul fait honneur
Sur une plaie sans cesse fracturée !
Il faut de grandes idées, fier de les annoncer
Il faut garder l’essentiel fermé
Pour ne pas tomber à la tentation
Et faire à la terre une décoloration parfaite !
Il faut garder l’essentiel fermé
Pour ne pas tomber à la tentation
Et faire à la terre une décoloration parfaite !
Terre ancienne, terre mienne
Où l’œuvre était essentielle
Nous t’avons perdue à jamais
Tu es devenue mirage du miracle
A l’image minable !
Où l’œuvre était essentielle
Nous t’avons perdue à jamais
Tu es devenue mirage du miracle
A l’image minable !
Sous le ciel tout lie
Reposent les esprits
En ciel de lit saignent
D’incompris
Reposent les esprits
En ciel de lit saignent
D’incompris
Aveugle es-tu !
Alors que pour y remédier,
Cinq sens ouvrent pour toi
Les gestes des yeux
Que tu portes !
Derrière mes larmes
Pour ta soif d’aimer !
Alors que pour y remédier,
Cinq sens ouvrent pour toi
Les gestes des yeux
Que tu portes !
Derrière mes larmes
Pour ta soif d’aimer !
Cette source fragile
Se donne au compte goûte
Pour ne jamais tarir
Car l’orfroi doit toujours briller
A l’ombre du calice
Ne te mesures jamais
C’est l’Infini qui te conduit
Ôte tous reliefs, mais vas à l’essentiel
Pour ne pas faire ombre aux Autres
Sois la discrétion
Qui ne fait que passer
Ne laissant sur son passage que l’empreinte innée !
Se donne au compte goûte
Pour ne jamais tarir
Car l’orfroi doit toujours briller
A l’ombre du calice
Ne te mesures jamais
C’est l’Infini qui te conduit
Ôte tous reliefs, mais vas à l’essentiel
Pour ne pas faire ombre aux Autres
Sois la discrétion
Qui ne fait que passer
Ne laissant sur son passage que l’empreinte innée !
Polymnie2, ce 29 avril 2019
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