79didou
Maître Poète
Sandro Botticelli (1495) : "la femme abandonnée" :
Couvée par une dense crinière charbonnée, la détresse d’une femme éclot dans l’abîme de ses mains, scellant alors de ses doigts rances, les traits d’un visage blotti contre les larmes de sa perdition.
Comme acculée à la falaise du désespoir, le vertige de l’esseulement désoriente ses sens, la plongeant ainsi en dépit de la clarté des cieux, dans le spectre d’une nuit épaissie par la brume de l’incertitude.
Les plis de la stola, émargent sa silhouette cambrée sur les marches de l’infortune au devant d’un porche dont les portes closes condamnent à jamais la belle à une réclusion sans enceintes.
Aussi chimérique que la teneur des trois toges épandues sur la monotonie du marbre, l’espérance d’une postérité providentielle s’amenuise tel un songe se dissipant au sortir d’un sommeil fugace.
A ce jour, nul ne sut ce qu’il advint d’elle.
Quelques langues rapportent que la damnée quitta un jour Rome pour y mourir cachée. La pudeur abrite encore certaines grâces qui préservent de la désolation de l’humanité.
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Couvée par une dense crinière charbonnée, la détresse d’une femme éclot dans l’abîme de ses mains, scellant alors de ses doigts rances, les traits d’un visage blotti contre les larmes de sa perdition.
Comme acculée à la falaise du désespoir, le vertige de l’esseulement désoriente ses sens, la plongeant ainsi en dépit de la clarté des cieux, dans le spectre d’une nuit épaissie par la brume de l’incertitude.
Les plis de la stola, émargent sa silhouette cambrée sur les marches de l’infortune au devant d’un porche dont les portes closes condamnent à jamais la belle à une réclusion sans enceintes.
Aussi chimérique que la teneur des trois toges épandues sur la monotonie du marbre, l’espérance d’une postérité providentielle s’amenuise tel un songe se dissipant au sortir d’un sommeil fugace.
A ce jour, nul ne sut ce qu’il advint d’elle.
Quelques langues rapportent que la damnée quitta un jour Rome pour y mourir cachée. La pudeur abrite encore certaines grâces qui préservent de la désolation de l’humanité.
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