Somnambule
Nouveau poète
Rue des Fleurs.
Elle apparaît, folle candeur
parmi nos âmes de péons,
illuminant comme un rayon,
défaisant l'ombre et la laideur.
Il y a ces gens que l'on voit
et puis ces âmes qu'on regarde...
Quand le train du matin retarde,
mes yeux trahissent mon émoi
et tout mon être est déchiré
par et comme mille poèmes
trop criants, trop pesants, trop blêmes,
où j'échouais à la mirer.
Le temps passe comme elle marche :
joliment et rapidement,
comme en un monde différent,
foulant mon attitude lâche.
Et le songe cède à la peur,
chaque matin, belle inconnue,
de t'avoir à jamais perdue
à l'entrée de la Rue des Fleurs.
17.06.2010