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Rougir

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Titon
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Titon

Nouveau poète
Je ne comprends pas. J’ai chaud, chaud!
J’ai des frissons, j’ai le tournis,
Les yeux figés, la joue rougie.
Je sens à peine sur ma peau
Ce souffle, ces membres fervents
Et nus qui, doucement, caressent
Mon être et qui, avec adresse,
Défont, bouton par bouton, sans
Hâte, mon buste de l’habit
Ils m’enchaînent, se font abris.

Ma tête se vide. Ailleurs
Devient banal. C’est ce moment
Qui m’obsède par ses couleurs.
Une œuvre, je ne sais comment,
Qui unit teintes tempérées
Et vives à la perfection.
Je suis séduit, je suis troublé.
Je n’ai pour seule conviction
Que cette grandissante envie,
Envie remplie de fantaisies…

Le souffle s'envole et laisse
Place à des baisers sur l’échine.
Je les sens descendre et, mine
De rien, je ris. Puis, je m’empresse
De mêler mes lèvres avec zèle
À mes bienfaitrices. J’ai chaud,
Si chaud! Mais je n’ai plus de maux.
Point de tournis, de yeux fixes, mais elle
Reste rouge, ma joue. Timide
Je suis, même la tête vide!

Tout va si vite. On croirait
Le temps dépourvu du bon sens.
Plus, j’en veux plus! J’espèrerais
Plus de câlins, plus de puissance,
Plus de baisers, plus de folies!
J’ai fantasme d’être follet,
D’éveiller la bête endormie
En mes confins flous et discrets.
Alors, qu’on me fasse frémir.
Je veux l’apogée, je veux jouir!

Les membres descendent toujours,
Toujours plus bas, jusqu’à ma taille,
À ce bouton qui me tenaille,
Libérant, dévoilant au jour
Le reste de ma peau. Je ris,
Mais pas de ce rire nerveux.
Ils ne viennent pas de mes vœux,
Ces éclats. Mes lèvres sourient
De ce que je vois. C’est qu’il n’y
A pas que ma joue qui rougie!
 
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