• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Rien ne comble le vide de mes bras

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
  • Date de début Date de début

rivière

Maître Poète
Rien ne comble le vide de mes bras

Rien ne comble le vide de mes bras
depuis que tu es partie
un matin de mai,
ô mon Epousée,


le vent connaît la profondeur de ma douleur,
et les sceaux de ma Passion
quand j’écris dessus l’horizon
les initiales de ton prénom.


Les sources chantent le miroir de ta beauté,
les champs d’asphodèles conservent encore
le bruit de tes pas,
je m’agrippais chaque soir et à chaque jour


à tes seins de flamme,
aux comtés de tes aisselles,
à l’urne de tes hanches,
et à l’hermine de ton pertuis


où ma langue te faisait découvrir
la blanche royauté de ton corps,
j’ai crié en vain ton nom aux paupières des arbres,
j’ai parcouru des lieux durant


des forêts taciturnes et des bois de grâce.
Qu’es-tu devenue, toi qui sanglotais
lors de nos ruts
la sagesse de mon prénom,


ô ma Princesse d’harmonie,
reviens, je t’en supplie, je te dirai des hymnes saphiques,
et à genoux sur notre couche,
je célébrerai à la face du monde


la Splendeur de ta Féminité, et les odes de ta Jouissance,
car il n’y a rien de plus beau
que les orgues de notre Passion
si pure et si ardente.


Sophie Rivière

 
Dernière édition:
Retour
Haut