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Prose 2.

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion totora
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totora

Nouveau poète
« Viens, arrêtons nous un instant, laisses moi te prendre ta main. Le ciel est beau hein ? Il n’est plus comme celui qui me faisait peur ce soir là, celui qui dans la nuit noire, laissait la voiture seule face à ses phares. Regarde comme il fait jour, et ce soir tu n’iras pas dormir si tard pour moi. Tu ne prendras pas ton téléphone, tu ne me parleras pas, et aucun de nous deux ne pleurera. Tu vas sourire en repensant à ce soir là, comme si nous étions cons, comme si nous étions immatures. Tu vas m’imaginer m’allonger à tes cotés, ce soir là, et te serrer fort contre moi, je suis sur que ta tête l’a bien dessiné. On sera quelques secondes en paix l’un et l’autre, et puis les souvenirs remonteront. Tu te rappelles de ce soir là ? Moi je n’ai pas oublié, je n’ai pas oublié ces mots qui glissent dans ta tête, ces réponses froides et lointaines, et puis moi… finissant de dire le mot avec un « A », celui qui t’a brisée, celui qui m’a brisé… Quoi ? Je ne devrais pas y repenser ? Aujourd’hui nous sommes en paix, tu as raisons… C’est un peu comme avant non ? Quand tout allait bien je crois ? Alors pourquoi est ce que j’ai ce gout amer dans la bouche quand je suis couché le soir ? Pourquoi est ce que ces deux dernières nuits, j’ai eu tellement de mal à dormir… Pourquoi ? Dis… Dis Pourquoi ? T’as la réponse toi ? Je ne sais pas, je le sens simplement. C’est un peu comme si… j’avais peur que ça s’arrête. Peur de ne pas être à la hauteur de ce que nous avons été. Amie, tu sais, le ciel s’est couvert, il est beau hein ? Avec sa pluie, ses éclairs, tout ça… C’est un peu comme si, j’avais peur de trop te parler, de n’avoir rien à dire d’autre que des bêtises, un peu comme si je n’était plus capable à croire en Dieu, et au destin, ni même au futur, comme si, je te mentais depuis le début, que je suis bien plus impacté par le temps qui passe, que je suis de ceux qui naviguent les yeux fermés, en usant de ses bras pour ramer, en cadence avec le son du tambour dans les oreilles, de ceux que l’on appels « Esclaves » par ce qu’ils ne sont pas libres, de ceux là qui l’ont un peu choisis. C’est étrange hein ? C’est étrange, nous voila assit, l’un en face de l’autre et je ne fais que de te dire des choses tristes, ça te déchire pas le cœur toi d’entendre ça ? De te rappeler et d’oublier ? J’ai le cœur froid ce soir tu sais ? Et pourtant je suis heureux que tu sois à nouveaux là. »
 
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