jackharris
Nouveau poète
Prisonnier dans un phare
Comme une blanche tour qui pointe vers les cieux
Le phare se dresse droit, selon son habitude,
Perché sur le rocher que les flots limoneux
Balayent sans arrêt, variant leur amplitude.
Là, vit en solitaire, près du désert glauque,
Un homme qui n’a d’autre, pour seul compagnon,
Qu’un vieil oiseau de mer au cri puissant et rauque
Et qui, un jour, blessé fit son apparition.
L’amitié née entre eux, qui frôle la démence,
Ne pourrait se tarir s’il n’y avait la mort,
Cette reine du deuil, dont on sait la clémence,
Et qui vous prend la main pour le dernier transport.
Un triste soir d’hiver où les vents mugissaient
Enveloppant le phare en plein dans la tourmente,
L’homme, sur qui les ans aux épaules pesaient,
Finissait, dans sa tour, la très longue descente.
Le rocher assailli sous l’assaut de la lame
Se recouvrait d’écume au vent qui dispersait
Tous les embruns glacés qui formaient une trame
Tandis que loin, là-haut, la lampe tournoyait.
Le rayon lumineux projetait son éclat
Sur une mer livide, éclairant la fureur
De ces flots déchaînés qui livraient leur combat
Dans un bruit terrifiant, qui redoublait d’ampleur.
Lorsque, arrivé en bas, dans son coin de repos,
Le vieillard s’approcha tout près de son ami,
Il s’aperçut, alors, qu’il gisait sur le dos
Dans le froid que la mort avait déjà raidi.
Sa lanterne posée sur la table de chêne
Il ramassa la bête et la mit sur son cœur
Puis, caressant les plumes, en un élan suprême
Il ne put contenir plus longtemps sa douleur.
Le silence est tombé sur la petite pièce,
Un silence pesant que rien ne trouble plus;
L’homme s’est endormi, effondré de détresse,
Ecrasé par le joug de sa vie de reclus.
Le grand phare, au-dehors, clignote dans la nuit,
Indiquant aux marins la bonne position,
La tourmente s’apaise et étouffe son bruit,
Le soleil brillera, demain, à l’horizon.
Comme une blanche tour qui pointe vers les cieux
Le phare se dresse droit, selon son habitude,
Perché sur le rocher que les flots limoneux
Balayent sans arrêt, variant leur amplitude.
Là, vit en solitaire, près du désert glauque,
Un homme qui n’a d’autre, pour seul compagnon,
Qu’un vieil oiseau de mer au cri puissant et rauque
Et qui, un jour, blessé fit son apparition.
L’amitié née entre eux, qui frôle la démence,
Ne pourrait se tarir s’il n’y avait la mort,
Cette reine du deuil, dont on sait la clémence,
Et qui vous prend la main pour le dernier transport.
Un triste soir d’hiver où les vents mugissaient
Enveloppant le phare en plein dans la tourmente,
L’homme, sur qui les ans aux épaules pesaient,
Finissait, dans sa tour, la très longue descente.
Le rocher assailli sous l’assaut de la lame
Se recouvrait d’écume au vent qui dispersait
Tous les embruns glacés qui formaient une trame
Tandis que loin, là-haut, la lampe tournoyait.
Le rayon lumineux projetait son éclat
Sur une mer livide, éclairant la fureur
De ces flots déchaînés qui livraient leur combat
Dans un bruit terrifiant, qui redoublait d’ampleur.
Lorsque, arrivé en bas, dans son coin de repos,
Le vieillard s’approcha tout près de son ami,
Il s’aperçut, alors, qu’il gisait sur le dos
Dans le froid que la mort avait déjà raidi.
Sa lanterne posée sur la table de chêne
Il ramassa la bête et la mit sur son cœur
Puis, caressant les plumes, en un élan suprême
Il ne put contenir plus longtemps sa douleur.
Le silence est tombé sur la petite pièce,
Un silence pesant que rien ne trouble plus;
L’homme s’est endormi, effondré de détresse,
Ecrasé par le joug de sa vie de reclus.
Le grand phare, au-dehors, clignote dans la nuit,
Indiquant aux marins la bonne position,
La tourmente s’apaise et étouffe son bruit,
Le soleil brillera, demain, à l’horizon.