rivière
Maître Poète
Nous reposons parmi les paupières de l’aurore
Je hume la tiédeur de ta fourrure,
ô ma Dame
aux iris d’ébène,
je respire tes flancs
qu’éclaire
le ruissellement de ta lumière,
au dehors, à l’horizon,
les cyprès balancent leurs palmes,
alors que résonne au loin
la main ouverte d’une cloche.
Nous reposons, nues,
dans les bras l’une de l’autre,
parmi les paupières de l’aurore,
hier, à la brune,
je t’ai conduite, fébrile en ma chambre,
ma robe de lin ondoyait
à la scansion de mes escarpins,
et,
poussée par le Désir,
je t’ai avoué
la profondeur de ma Passion.
Tu m’a poussée sans mot dire
vers ma couche,
et des heures durant,
à genoux sur l’aile de mes paupières,
tu m’as déclaré
l’ivresse de nos heures folles.
Ce soir,
et
tous les autres jours,
nous boirons dorénavant
le nectar de nos amours
si belles et si féminines !
Sophie Rivière
Je hume la tiédeur de ta fourrure,
ô ma Dame
aux iris d’ébène,
je respire tes flancs
qu’éclaire
le ruissellement de ta lumière,
au dehors, à l’horizon,
les cyprès balancent leurs palmes,
alors que résonne au loin
la main ouverte d’une cloche.
Nous reposons, nues,
dans les bras l’une de l’autre,
parmi les paupières de l’aurore,
hier, à la brune,
je t’ai conduite, fébrile en ma chambre,
ma robe de lin ondoyait
à la scansion de mes escarpins,
et,
poussée par le Désir,
je t’ai avoué
la profondeur de ma Passion.
Tu m’a poussée sans mot dire
vers ma couche,
et des heures durant,
à genoux sur l’aile de mes paupières,
tu m’as déclaré
l’ivresse de nos heures folles.
Ce soir,
et
tous les autres jours,
nous boirons dorénavant
le nectar de nos amours
si belles et si féminines !
Sophie Rivière