rivière
Maître Poète
Nous proclamions la fierté de notre amour
Parfois, en hiver,
quand règnent dans mon hameau
les larmes de solitude,
je repense à toi
qui riais à la belle saison
allongée parmi les seigles
et
l’extase des trophées d’harmonie.
Tu me dictais des romances de jouissance
que je reprenais à l’envi,
et tes hanches se soulevaient
au rythme de nos flamboiements.
Nous proclamions la fierté de notre amour,
nues des heures durant,
contre la Terre craquelée par les astres
et la paroi des horizons,
nous rentrions main dans la main
par les sentes, la prée et les bocages du Loir,
les flambeaux des fleurs
te révéraient.
Un matin,
tandis que j’étais sortie,
tu as quitté notre gynécée
sans me laisser un mot,
mais je sais que tu me reviendras,
car nous ne faisons qu’Une,
toi que je vénère tant,
ma sœur d’âme, ma Dame de piété,
et nous conjuguerons bientôt
comme auparavant
nos jeux saphiques
au gré de nos sens !
Sophie Rivière
Parfois, en hiver,
quand règnent dans mon hameau
les larmes de solitude,
je repense à toi
qui riais à la belle saison
allongée parmi les seigles
et
l’extase des trophées d’harmonie.
Tu me dictais des romances de jouissance
que je reprenais à l’envi,
et tes hanches se soulevaient
au rythme de nos flamboiements.
Nous proclamions la fierté de notre amour,
nues des heures durant,
contre la Terre craquelée par les astres
et la paroi des horizons,
nous rentrions main dans la main
par les sentes, la prée et les bocages du Loir,
les flambeaux des fleurs
te révéraient.
Un matin,
tandis que j’étais sortie,
tu as quitté notre gynécée
sans me laisser un mot,
mais je sais que tu me reviendras,
car nous ne faisons qu’Une,
toi que je vénère tant,
ma sœur d’âme, ma Dame de piété,
et nous conjuguerons bientôt
comme auparavant
nos jeux saphiques
au gré de nos sens !
Sophie Rivière