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Ne cachons plus le mystère de nos amours si douces et si féminines

rivière

Maître Poète
Ne cachons plus le mystère de nos amours si féminines

J’aime la douceur de tes yeux
quand
ils se posent
sur

l’écume impudique
de mon sexe,
et
les cierges de mes seins

contre les tiens.
Dès que nos regards se croisent,
ô ma Sirène,
les lys de tes paumes tremblent,

mais depuis quelque temps
tes traits réguliers
se couvrent de cernes,
tu ne dors plus,

tu ne me rejoins plus le soir,
et tu t’enfonces
dessus
la route de la solitude,

tu ne te maquilles plus,
tu délaisses
les rimes de l’espérance,
et tu sanglotes à mon apparition,

parfois même
tu me fuis
alors qu’en ton cœur brille
la lumière de nos sens.

Reviens vers moi,
toi la prunelle de mes émois,
ne cachons plus
le mystère de nos amours si féminines,

délaisse l’ombre de tes peurs,
délaisse ces hommes
qui ne comprennent pas
la beauté de nos étreintes,

vois le désir monte en toi
à l’approche de ma poitrine
et de
ma lippe,

approche, ma Douceur,
n’aie plus peur,
je te protégerai
je te chanterai l’hymne de nos râles d’amour

dessus ta couche,
dessus la mousse des forêts du Maine,
tes yeux de liesse s’uniront alors
à jamais aux miens !

Sophie Rivière
 
Petite question qui m'taraude un peu: Au fil de vos poèmes, vous évoquez l'impudeur, impudique, pudeur...
Par Athéna (ma Déesse favorite), Sophie: Où situez-vous la ligne entre impudeur et pudeur ?
Euh... Non, pas besoin de répondre, laissez les lectrices et lecteurs décider...
 
Cher Edouard,

Je vais peut-être ne pas vous répondre directement, mais à dire vrai, ce sont les hommes à travers
leurs institutions et leurs religions, qui ont instauré la suprématie de l'homme sur la Femme, alors
même que dans les religions antiques anciennes, le pouvoir féminin dominait.

Je pense que le XXI ème verra éclore notre sexe.

Amitiés saphiques.

Sophie
 
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