reiuqrapelcram
Poète libéré
Les mots gentils s’envolent et le ciel les aspire ;
Les câlins dégringolent comme des souvenirs.
Le temps les estompe et mes pleurs restent.
Mes parents rompent le lien et lâche du leste.
Je suis ce poids qui les retenait mais je tombe,
Mon désarroi est vain : je ne suis qu’une bombe,
Et si le minuteur reste bloqué sur les secondes,
Le sol, lui, vient se rapprocher et le vent gronde.
Les salles défilent et se ressemblent toutes.
Des inconnus hostiles me mettent en soute
Et le rythme monotone de leurs babillages
Marque d’hématomes mon dernier mirage.
Je ne suis qu’un bagage dans le monde adulte :
Je vais de cage en cage comme une insulte ;
Un mot qu’ils se renvoient pour se haïr de loin…
Je sens leur haine en moi, grandir dans son coin.
Je suis né de leur amour ; je suis né d’une erreur.
Mais l’erreur, à ce jour, c’est ma vie et mon cœur
Est enflé de douleur quand je comprends ces mots
Car c’est en leurs couleurs que les miennes sont de trop.
Les câlins dégringolent comme des souvenirs.
Le temps les estompe et mes pleurs restent.
Mes parents rompent le lien et lâche du leste.
Je suis ce poids qui les retenait mais je tombe,
Mon désarroi est vain : je ne suis qu’une bombe,
Et si le minuteur reste bloqué sur les secondes,
Le sol, lui, vient se rapprocher et le vent gronde.
Les salles défilent et se ressemblent toutes.
Des inconnus hostiles me mettent en soute
Et le rythme monotone de leurs babillages
Marque d’hématomes mon dernier mirage.
Je ne suis qu’un bagage dans le monde adulte :
Je vais de cage en cage comme une insulte ;
Un mot qu’ils se renvoient pour se haïr de loin…
Je sens leur haine en moi, grandir dans son coin.
Je suis né de leur amour ; je suis né d’une erreur.
Mais l’erreur, à ce jour, c’est ma vie et mon cœur
Est enflé de douleur quand je comprends ces mots
Car c’est en leurs couleurs que les miennes sont de trop.