marcmarseille
Nouveau poète
Pour Mélusine et son poême "toi qui me soigne":
Papy,
Tellement souvent , je te croise au cours de mes visites,
Ta démarche , ton pas , ta voix qui hésitent..
Toi et moi déguisés d’une blouse blanche,
Moi en docteur, toi en patient dont le corps flanche.
Face à toi, si vieux, si faible, tassé dans ce lit,
Bien souvent, je pense à ce que fut ta vie.
Vieillard décharné, aux membres tremblants,
J’imagine celui que tu fus, il y a longtemps.
Le gamin rieur courant au retour de l’école,
L’hiver en culottes courtes et cache col.
Adolescent rêveur guettant son amour d’été,
Au détour d’une fontaine, de lumière arrosée.
Hésitant, déjà tremblant, ne voulant plus taire,
A cette jolie fée aux yeux verts,
Cet amour naissant, cet amour troublant,
Qui la nuit te laissait tout transpirant.
Jeune homme, quels choix as-tu fait naguère,
Lorsqu’il te fallut partir à cette sombre guerre ?
Cela se passait si loin, outre mer…
Sont elles oubliées ces tristes heures d’hier ?
Après, le bonheur d’aimer, le plaisir, le mariage, probablement,
La joie, la fierté de voir naître et grandir ses enfants.
Mais tout cela n’a qu’un temps…
Ou sont ils maintenant tes amours d’antan ?
La vie est faite de quelques joies et de tant de peines,
De si peu d'Amour et de tant de haine,
On ne l’apprend qu’au cours de sa vie d’homme,
Il n’est pas nécessaire de le dire aux mômes…
Oui, je pense à tout cela en me penchant sur toi,
Et souvent, c’est moi, ce vieillard que je vois.
Alors veux tu, ce n’est pas Papy que je te nommerai
Pour ce que tu fus, pour ce que tu es, pour ce que je serai,
Avec mon amitié et mon respect, pour nous deux,
Permets moi de t’appeler, encore , Monsieur…
Papy,
Tellement souvent , je te croise au cours de mes visites,
Ta démarche , ton pas , ta voix qui hésitent..
Toi et moi déguisés d’une blouse blanche,
Moi en docteur, toi en patient dont le corps flanche.
Face à toi, si vieux, si faible, tassé dans ce lit,
Bien souvent, je pense à ce que fut ta vie.
Vieillard décharné, aux membres tremblants,
J’imagine celui que tu fus, il y a longtemps.
Le gamin rieur courant au retour de l’école,
L’hiver en culottes courtes et cache col.
Adolescent rêveur guettant son amour d’été,
Au détour d’une fontaine, de lumière arrosée.
Hésitant, déjà tremblant, ne voulant plus taire,
A cette jolie fée aux yeux verts,
Cet amour naissant, cet amour troublant,
Qui la nuit te laissait tout transpirant.
Jeune homme, quels choix as-tu fait naguère,
Lorsqu’il te fallut partir à cette sombre guerre ?
Cela se passait si loin, outre mer…
Sont elles oubliées ces tristes heures d’hier ?
Après, le bonheur d’aimer, le plaisir, le mariage, probablement,
La joie, la fierté de voir naître et grandir ses enfants.
Mais tout cela n’a qu’un temps…
Ou sont ils maintenant tes amours d’antan ?
La vie est faite de quelques joies et de tant de peines,
De si peu d'Amour et de tant de haine,
On ne l’apprend qu’au cours de sa vie d’homme,
Il n’est pas nécessaire de le dire aux mômes…
Oui, je pense à tout cela en me penchant sur toi,
Et souvent, c’est moi, ce vieillard que je vois.
Alors veux tu, ce n’est pas Papy que je te nommerai
Pour ce que tu fus, pour ce que tu es, pour ce que je serai,
Avec mon amitié et mon respect, pour nous deux,
Permets moi de t’appeler, encore , Monsieur…