rivière
Maître Poète
Mon Impératrice de lumière
Ecoute, mon aimée,
les hurlements des tempêtes
qui
broient les esquifs sur les océans,
les oiseaux s’éventrent
au gré du glaive des flots
quand volettent les camées des vagues
par les nuits sans lune.
Les anciens matelots racontent
dans les veillées
que les anges accueillent
les âmes des naufragées,
mais je suis sûre
qu’elles rejoignent la grève d’une île heureuse
où leurs rires se mêlent
aux grisollements des alouettes.
De même, à notre mort,
mon Impératrice de lumière,
nous regagnerons les bocages du Maine,
l’onde de l’Ire coulera toujours en nos veines,
les rivages aux cieux de clarté
somnoleront comme aujourd’hui
dans
la rime infinie des flambeaux de fraîcheur,
et nous nous promènerons,
main dans la main,
parmi la renaissance de l’ache
et l’éternité de l’aurore.
Sophie 839
Ecoute, mon aimée,
les hurlements des tempêtes
qui
broient les esquifs sur les océans,
les oiseaux s’éventrent
au gré du glaive des flots
quand volettent les camées des vagues
par les nuits sans lune.
Les anciens matelots racontent
dans les veillées
que les anges accueillent
les âmes des naufragées,
mais je suis sûre
qu’elles rejoignent la grève d’une île heureuse
où leurs rires se mêlent
aux grisollements des alouettes.
De même, à notre mort,
mon Impératrice de lumière,
nous regagnerons les bocages du Maine,
l’onde de l’Ire coulera toujours en nos veines,
les rivages aux cieux de clarté
somnoleront comme aujourd’hui
dans
la rime infinie des flambeaux de fraîcheur,
et nous nous promènerons,
main dans la main,
parmi la renaissance de l’ache
et l’éternité de l’aurore.
Sophie 839