Pierrotlalune
Nouveau poète
À l'ombre du grand chêne, mes sentiments croissent.
De grandes herbes folles et libres éloignées
Se marient sous l'effet de la brise légère.
Le grand soleil vient créer les ombres
Au grand jour pendant que les heures avancent.
À la vue attendrissante du canard et de ses petits devant moi
Je me laisse aller à rêvasser à l'amitié qui m'attend à mon retour.
Sous l'humidité palpable qui resserre mes songes
En moi foisonnent les désirs d'amour jamais assouvis.
Des pensées surgissent hors de mon corps fatigué
Pour rejoindre la surface de l'eau qui sous-tends au loin l'horizon.
Pendant ce temps, tu es là sur l'herbe fraîche me servant de modèle.
Sur des grandes pages blanches ou je te dessine
À petits coups de traits de plomb, les grands traits de ton corps
Pour immortaliser par du noir sur blanc
Les sentiments que tes yeux me chantent.
J'altèrne des regards sur toi et des gorgées de ma tasse d'eau à goût de roses
Pour colorer de l'incolore tes douces formes qui se fondent au décor.
Malgré la pose que tu prends de façon instinctive telle une ballerine dansante
Cette posture nous permet de se fixer sans arrêt comme pour figer le temps.
Pardonnes-moi mon amie mais aujourd'hui je n'arrive pas à te dessiner
La grande clarté révèle trop de ta grande beauté
Même un Michel-Ange ne parviendrait pas à faire dire à l'art
Ce que ta main sur la mienne pourrait en moi faire vibrer
Ce que tes yeux dans les miens pourraient me faire exprimer
Dans l'immensité de la profondeur de ton absence réelle.