marcmarseille
Nouveau poète
En garde,
En garde, ce n’est point de l’épée que je ferraille,
En garde, c’est avec ma plume que je bataille.
En garde, lorsque la nuit s’installe,
Le calme descend sur l’hôpital.
Certes les urgences menacent,
Mais l’activité s’espace.
Moi, dans ma chambre, je compte le temps qui passe,
Et le pas des infirmières qui se déplacent.
Mais à ma porte, aucune ne frappe, pour demander les premiers soins.
Des services d’un médecin, de garde, elles n’ont nul besoin.
Mais à ma porte, aucune ne frappe, pour réclamer les derniers outrages,
D’un médecin de garde, surtout de mon âge.
Et puis les rythmes de travail,
N’incitent guère aux amourailles,
Alors, déconfit, déçu,
Mes histoires de cul,
Mes histoires de cœur,
Je les confie à l’ordinateur.