rivière
Maître Poète
Mes bas de soie brasillent sous les saphirs du soleil
L’eau du Loir s’écoule à mes pieds,
et me berce de sa mélopée enivrante,
l’aurore se lève, les oiselles déjà griffent les ciels d’azur,
les fards de mes lèvres, ma robe courte de lin,
et me berce de sa mélopée enivrante,
l’aurore se lève, les oiselles déjà griffent les ciels d’azur,
les fards de mes lèvres, ma robe courte de lin,
et mes bas de soie brasillent sous les saphirs du soleil,
les longs voilent de la nuit s’enfuient vers l’occident,
j’ai tant besoin de toi, ô ma Douce, ma Sirène,
toi qui es partie voilà peu sans raison à Paris.
les longs voilent de la nuit s’enfuient vers l’occident,
j’ai tant besoin de toi, ô ma Douce, ma Sirène,
toi qui es partie voilà peu sans raison à Paris.
Mes bras se referment sur le puits du vide,
j’ai tant envie de toi, le chagrin m’oppresse,
mes sens inapaisés te réclament,
je suis allée à maintes reprises dans notre armoire,
j’ai tant envie de toi, le chagrin m’oppresse,
mes sens inapaisés te réclament,
je suis allée à maintes reprises dans notre armoire,
j’ai sorti ta lingerie que j’ai mise sur notre couche,
je l’ai humée, j’ai confié ma peine au vent, aux éléments,
et aux arbres des forêts que nous parcourons ensemble,
cependant, je n’ai eu comme réponse
je l’ai humée, j’ai confié ma peine au vent, aux éléments,
et aux arbres des forêts que nous parcourons ensemble,
cependant, je n’ai eu comme réponse
que l’essaim du silence,
j’ai retrouvé la photo de notre mariage, et j’ai pleuré.
Je veux sentir à nouveau entre mes bras l’ivoire de ta Chair
si belle qui brûle de désir dès que je te touche,
j’ai retrouvé la photo de notre mariage, et j’ai pleuré.
Je veux sentir à nouveau entre mes bras l’ivoire de ta Chair
si belle qui brûle de désir dès que je te touche,
tu es à moi depuis qu’un jour de mai
je t’ai initiée aux syllabes de l’amour lesbien,
rappelle-toi, tu as gémi de liesse, accrochée aux draps du lit,
tes mamelons durcis de concupiscence appelaient
je t’ai initiée aux syllabes de l’amour lesbien,
rappelle-toi, tu as gémi de liesse, accrochée aux draps du lit,
tes mamelons durcis de concupiscence appelaient
sans cesse mes lèvres et mes paumes.
je n’en peux plus, j’irai à ta rencontre demain.
J’avise des buissons, et je me déshabille afin de calmer
ma fièvre, mes seins orgueilleux et lourds bougent
je n’en peux plus, j’irai à ta rencontre demain.
J’avise des buissons, et je me déshabille afin de calmer
ma fièvre, mes seins orgueilleux et lourds bougent
à chacun de mes mouvements, tandis que rutile
la principauté de ma toison-corolle,
mes doigts impatients descendent en ma rivière d’amour
jusqu’à ma matrice, et recommencent sans cesse, je geins,
la principauté de ma toison-corolle,
mes doigts impatients descendent en ma rivière d’amour
jusqu’à ma matrice, et recommencent sans cesse, je geins,
je hoquette des messes de félicité, soudain,
je hurle l’hymne de ma Jouissance, le lait de ma sève sourd,
et je le bois en ton honneur, ô ma Vénérée, car il n’y a rien de
plus beau au monde que la Splendeur de la Femme !
je hurle l’hymne de ma Jouissance, le lait de ma sève sourd,
et je le bois en ton honneur, ô ma Vénérée, car il n’y a rien de
plus beau au monde que la Splendeur de la Femme !
Sophie Rivière