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Nouveau poète
La frêle enfant s'offre à la vague,
Plonge dans l'or mouvant des mers
Sous l'oeil vigilant de sa mère ;
De fièvre le soleil divague.
Telle une jument qui se cabre,
Préparant un nouvel assaut,
La vague s'élance au galop
Bégayant d'affreuses palabres.
Ennemie des châteaux de sable,
L'écume est pareille à du lait
Pour tromper l'oeil des enfants niais ;
La mer est parfois détestable !
Le noir du goémon sur la grève,
C'est le noir des cendres des morts ;
Et les rochers qui sont au bord
Sont tombes dont les marins rêvent.
H. M. Gillen
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