Sabbath
Grand poète
Que peut-on dire de ma page blanche ?
Quelle est belle ou peut-être qu'elle est tout aussi resplendissante qu'un cotonneux jour de neige.
Pénible ?
Simple ou pas, elle est tout comme peut l'être une vie remplie de blancs et de noirs avec ses rajouts et ses ratures.
Laborieuse ?
Un mot plutôt qu'un autre, une phrase courte ou longue, choisir une expression pour donner le ton à son récit virginal pour enfin débuter.
Son thème ?
Une histoire, un récit, un conte, un poème, un mémoire, un fait divers, une équation, qu'importe, chiffres et lettres se marieront tout de blanc vêtu afin d'essayer de la noircir.
Son sujet ?
Celui de la tristesse des mots choisis cachée derrière un mur ivoirin de bonheur où leur interprétation sera toute aussi immaculée qu'un feutre noir sur un tableau blanc.
Son décor ?
Un paysage du pôle arctique où tout malvoyant l'interprétera avec son propre nuancier de blancs.
Son personnage ?
Irréel, vivant, abstrait, imaginé pourvu qu'il soit consistant et non insaisissable comme pourrait l'être une étoile filante courant à sa fin par un point noir.
Une fin ?
Définitive ou non, sa fin ne sera dictée que par son maître de vie qui décidera de la clore ou de la prolonger au-delà de la page blanche suivante.
Faut-il une conclusion ou une morale ?
Toute page blanche, aussi facile que laborieuse à commencer que l'est une confession de l'âme pure ou entachée, n'est autre que le reflet de la personne qui y couche son empreinte indélébile.
Quelle est belle ou peut-être qu'elle est tout aussi resplendissante qu'un cotonneux jour de neige.
Pénible ?
Simple ou pas, elle est tout comme peut l'être une vie remplie de blancs et de noirs avec ses rajouts et ses ratures.
Laborieuse ?
Un mot plutôt qu'un autre, une phrase courte ou longue, choisir une expression pour donner le ton à son récit virginal pour enfin débuter.
Son thème ?
Une histoire, un récit, un conte, un poème, un mémoire, un fait divers, une équation, qu'importe, chiffres et lettres se marieront tout de blanc vêtu afin d'essayer de la noircir.
Son sujet ?
Celui de la tristesse des mots choisis cachée derrière un mur ivoirin de bonheur où leur interprétation sera toute aussi immaculée qu'un feutre noir sur un tableau blanc.
Son décor ?
Un paysage du pôle arctique où tout malvoyant l'interprétera avec son propre nuancier de blancs.
Son personnage ?
Irréel, vivant, abstrait, imaginé pourvu qu'il soit consistant et non insaisissable comme pourrait l'être une étoile filante courant à sa fin par un point noir.
Une fin ?
Définitive ou non, sa fin ne sera dictée que par son maître de vie qui décidera de la clore ou de la prolonger au-delà de la page blanche suivante.
Faut-il une conclusion ou une morale ?
Toute page blanche, aussi facile que laborieuse à commencer que l'est une confession de l'âme pure ou entachée, n'est autre que le reflet de la personne qui y couche son empreinte indélébile.