rivière
Maître Poète
L’ivoire de tes paumes
Un frisson parcourt les eaux du Loir,
au loin, les peupliers ploient
sous les sonnets du vent,
l’automne déroule des langueurs de Grâce,
je garde avec moi depuis ce matin
dessus mon coeur
l’ivoire de tes paumes,
ô mon Impératrice de Douceur,
tes yeux gardent encore
l’éclat de nos serments d’amour
que nous avons échangés
sur le parvis de la cathédrale Saint-Julien,
au Mans, tandis que bruissaient
tout près de nous les rires des fontaines,
tes lèvres frémissent sous les miennes
lorsque nous nous serrons
l’une contre l’autre,
seins contre seins,
jambes contre jambes,
nos robes de lin
luisent sous le soleil de mai,
la scansion de nos escarpins
accompagne la messe infinie de nos désirs
jusqu’à la chambre de notre gynécée,
bientôt, je redécouvrirai
la splendeur d’or de ta chair,
et après nos joutes de Passion,
je te ramènerai à genoux
les larmes sublimes de ta cyprine
que nous boirons enlacées
à même
la lumière de la Jouissance !
Sophie Rivière
Un frisson parcourt les eaux du Loir,
au loin, les peupliers ploient
sous les sonnets du vent,
l’automne déroule des langueurs de Grâce,
je garde avec moi depuis ce matin
dessus mon coeur
l’ivoire de tes paumes,
ô mon Impératrice de Douceur,
tes yeux gardent encore
l’éclat de nos serments d’amour
que nous avons échangés
sur le parvis de la cathédrale Saint-Julien,
au Mans, tandis que bruissaient
tout près de nous les rires des fontaines,
tes lèvres frémissent sous les miennes
lorsque nous nous serrons
l’une contre l’autre,
seins contre seins,
jambes contre jambes,
nos robes de lin
luisent sous le soleil de mai,
la scansion de nos escarpins
accompagne la messe infinie de nos désirs
jusqu’à la chambre de notre gynécée,
bientôt, je redécouvrirai
la splendeur d’or de ta chair,
et après nos joutes de Passion,
je te ramènerai à genoux
les larmes sublimes de ta cyprine
que nous boirons enlacées
à même
la lumière de la Jouissance !
Sophie Rivière