sarah70
Nouveau poète
Tu ne liras probablement jamais ce mot. Mais ça me fait du bien de l’écrire, ne serait-ce que pour débrider une blessure qui ne s’est jamais tout à fait refermée. Notre histoire, à tous les deux, remontre très loin. Mes 16 ans, tes 17 ans. Tu as été mon 2e « chum steady » mais mon premier grand amour. Jusqu’à cette trahison que tu as toujours niée, malgré les évidences. On a fait chacun notre bout de chemin, et puis un jour tu m’as écrit, pour me demander de te donner la chance de me montrer que tu n’étais pas à l’image que tu m’avais laissée, à la fin. Mais j’étais en couple à ce moment-là. Qu’à cela ne tienne, un pas était franchi et une amitié était renouée. Quand j’ai quitté ce gars-là, c’est toi qui es venu à ma rescousse, avec ta copine de l’époque, pour me ramener dans cette ville où je vis maintenant. À la fin de ta relation avec elle, j’ai été là pour toi. Et on s’est rendus à l’évidence, j’étais désormais pour toi une amie inconditionnelle, comme tu l’étais pour moi. Le soir où on en est venus à cette évidence, tu m’as avoué que le jour où tu m’as vue partir, après cette fin de semaine où tout avait commencé pour nous, tu avais dit à celui qui était à côté de toi : «cette fille est la femme de ma vie». Et tu m’as dit qu’en quelque sorte, c’était vrai, que peu importe où nos vies nous conduiraient, une amie d’aussi longue date, c’est aussi profond qu’une conjointe. Maintenant tout est fini ,5 années d’une amitié, parties en fumée pour un moment d’incompréhension, de manque de compassion. Et malgré tout… Remarque, il y a beaucoup de souvenirs que j’ai gardés intacts parce qu’ils sont beaux.