Juste Lenoir
Poète libéré
Quand l’été s’efface d'un soupir enjoué,
Les feuilles, en velours, s’ornent d’or et de feu,
Sous un ciel déjà assombri, la brise danse un jeu,
Évoquant l'estivale suavité que je veux préserver.
Les jours s’allongent, mais la lumière faiblit,
Les eaux coulent des forces de pluies arrivées,
Le parfum des châtaignes, un écho de l’année,
Éveille en moi des chimères, des plaisirs fleuris.
Oh doux automne, toi, l’ami des solitaires,
Tes couleurs embrasées, tes ombres apaisées,
Racontent les heures légères d’hier.
En toi se mêlent des pleurs d'averses dorées,
Tandis que la nature, dans un souffle éphémère,
S'endort doucement sous les feuilles tombées.