rivière
Maître Poète
Les psaumes du silence
L’autel de l’aurore surgit, éblouissant,
à l’orée des flambeaux des cyprès,
parmi les bocages et les hameaux,
les violettes blanches et les hyacinthes tanguent au balcon du souffle.
à l’orée des flambeaux des cyprès,
parmi les bocages et les hameaux,
les violettes blanches et les hyacinthes tanguent au balcon du souffle.
L’Univers s’incline devant l’empire céleste de ma Beauté,
tandis que je chemine face au dais des mousses et des sentes,
sac à main en bandoulière, les lais de mes escarpins brisent
par à-coups les psaumes du silence,
tandis que je chemine face au dais des mousses et des sentes,
sac à main en bandoulière, les lais de mes escarpins brisent
par à-coups les psaumes du silence,
je m’arrête parfois, et j’inscris, adossée aux ciels d’azur,
des odes saphiques en ton honneur,
ma Douce, ma Muse, ma Suzeraine,
toi qui me distilles à tout instant des hymnes de Grâce,
des odes saphiques en ton honneur,
ma Douce, ma Muse, ma Suzeraine,
toi qui me distilles à tout instant des hymnes de Grâce,
la soie de mes lèvres chuchote ton prénom de sagesse
que reprennent en coeur les ruisseaux et les fleuves,
quand la soif me saisit, je me dirige vers les ramées,
et je bois en mes paumes frêles l’aiguière de rosée.
que reprennent en coeur les ruisseaux et les fleuves,
quand la soif me saisit, je me dirige vers les ramées,
et je bois en mes paumes frêles l’aiguière de rosée.
Les oiselles me révèrent maintenant,
je quitte parfois le Maine, ma Patrie,
pour gagner la Beauce,
je célèbre alors, agenouillée dessus la houle des blés,
je quitte parfois le Maine, ma Patrie,
pour gagner la Beauce,
je célèbre alors, agenouillée dessus la houle des blés,
vêtue de la corolle de ma micro-robe et de mes bas,
dessus les paupières des fontaines,
la cathédrale de Chartres où je t’ai déclaré mon Amour.
Le bonheur me transperce, m’embrase sans cesse,
dessus les paupières des fontaines,
la cathédrale de Chartres où je t’ai déclaré mon Amour.
Le bonheur me transperce, m’embrase sans cesse,
déifie-moi, transporte-moi sur les plaines de la Jouissance,
les donjons de mes seins d’apothéose ressuscitent, et vibrent
sous la moiteur de tes baisers,
à ta pensée, ma Toison se ranime,
les donjons de mes seins d’apothéose ressuscitent, et vibrent
sous la moiteur de tes baisers,
à ta pensée, ma Toison se ranime,
le vin précieux de ma sève me brûle,
je viens vers Toi, qui m’attends, nimbée de pureté,
les haillons du Soleil me magnifient,
bientôt, à mon arrivée,
je viens vers Toi, qui m’attends, nimbée de pureté,
les haillons du Soleil me magnifient,
bientôt, à mon arrivée,
sur le pavois du midi,
prends-moi, et joutons de joliesse sur ta couche,
puis fais-moi de moi ton Élue à jamais, avant de recommencer,
car sache-le, dorénavant, je suis Tienne !
prends-moi, et joutons de joliesse sur ta couche,
puis fais-moi de moi ton Élue à jamais, avant de recommencer,
car sache-le, dorénavant, je suis Tienne !
Sophie Rivière
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