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Les pensées célèbres, celles de la Vagabonde de la Poésie, les pensées Momoriciennes et les vôtres si le coeur vous en dit

Un bon menteur sait forcer l’admiration des personnes crédules.
 
Mais c'est du Baudelaire mon Arthur

Un mensonge ne peut jamais être effacé. Même la vérité n'y suffit pas. Paul Auster

Belle journée l'enfant terrible de la Poésie

Embrasse la forêt pour moi , je t'emporterais ce soir vers les lumières du Port Toulonnais pour quelques heures, veux-tu ?

La Bohémienne de la Poésie te souris

…mais bien sûr je ne refuse jamais le voyage avec toi!.
Incroyable Charles Baudelaire lui-même qui se permet de me plagier!.
Rassure-toi, cela ne va pas se passer comme ça, il va se l’entendre dire, non mais!.
Bonne journée chère enfant vers les lumières du port de Toulon.
Mes pensées t’accompagnent comme toujours.
Je t’embrasse
Momo
 
Plié dans un linceul mon corps sur la civière,
je songe enfin seul, libéré d’un enfer,
aux remous incessants, reflux d’une rivière
sanguinolente, aux portes rivées en fer !.

L’écluse régule mes rancœurs successives,
une larme versée immacule les flots,
d’images fuyantes aux lueurs excessives,
puis baigne mes pensées bercées par le reflot !.

Le clapotis de l’eau émoustille mes sens,
je dérive embarqué sur une onde puissante,
vers le monde lointain je vogue à contresens,
happé par des courants aux forces saisissantes !.

Dois-je espérer ? enfin croire au mirage ?.
J’écoute en silence ma raison qui divague,
mon âme s’enfuit avec force avec rage,
au sein de l’univers, mon esprit gyrovague!.
 
Sous la marquise de notre dame des voyageurs !.

Sur la voie des traverses l’homme de fer parle d’une seule voix, ses larmes aux vapeurs amères lui remémorent un temps l’illusion parfaite, où les monstres noirs aux rames immenses dans un élan d’enfer suivaient la rivière, déchiraient les tunnels en sifflant leur foi aux gardes-barrières.

Ah !...si nos anciens revenaient ils n’en reviendraient pas !.

Ou à la manière de Paul Verlaine à la plume magique pour décrire le mouvement infernal de la bête noire :

Dans l'herbe noire
Les Kobolds vont.
Le vent profond
Pleure, on veut croire.

Quoi donc se sent ?
L'avoine siffle.
Un buisson gifle
L'oeil au passant.
 
Des trains d'avant au train d'aujourd'hui

J'adore l'ambiance des gares
Tu me rappelles quand j'ai pris pour la première fois le TGV
Les voyageurs retenaient leur respiration dans les accélérations
Mon bonheur était à l'apogée , comme ce matin de te lire

Tu n'as rien a envier à la cadence des vers de Verlaine
Ton rythme effleure mon coeur et c'est savoureux

Ce qui te rend si unique à mes yeux Poète fabuleux.
Merci chère Paule tu es toujours trop gentille avec moi, l’enfant terrible que je suis ne le mérite sûrement pas, mais il est toujours très sensible à tes compliments!.
Bonne journée chère enfant!.
Mes pensées et mes bises t’accompagnent.
Momo
 
A71EA7D6-6CA9-48F7-8863-13B8FCD692CE.pngAvant de clôturer cette petite série sur mes amis à quatre pattes, et parler naturellement des poids lourds de la ferme, je ne pouvais pas écarter de mes récits sûrement les deux plus incroyables par leur intelligence.
Les petits félins naissaient la plupart du temps sans que l’on puisse les localiser, les mères très malines avaient compris depuis longtemps que la discrétion absolue favorisait la reproduction de leur espèce.
Aussi on pouvait difficilement approcher une portée dès sa naissance. La plupart du temps on apercevait les petites créatures, alors qu’elles étaient presque sevrées. Il s’agissait de chats communs du type européen aux qualités très redoutables.
Croyez-moi !…je pense que je n’ai plus à vous convaincre, on se connaît suffisamment maintenant, les rats entre-autres se méfiaient d’eux, il n’était pas rare que l’on trouve des dépouilles aussi grosses que le prédateur ronronnant qui les avait mis à mort!.
Le silo à maïs fournissait une abondante nourriture, ainsi que les grains de blé éparpillés, les beaux spécimens à forte corpulence n’étaient donc pas rares!.
Les chats étaient de vrais chasseurs, ils n’étaient du style à jouer avec les souris , combien de fois je les ai vu gober leur proie largement enfoncée dans leur gorge, la pauvre bête étouffée remuant désespérément ses pattes arrières, un peu comme si elle voulait écourter son agonie !.
L’heure de la traite était la bienvenue, une gamelle traînait toujours dans un coin de l’étable, et mon père sacrifiait un peu du précieux contenu du sceau à traire. Par dizaines n’écoutant que leur faim, les minets à moitié sauvages se jetaient goulûment sur l’excellent breuvage.
C’est à ce moment précis, qu’il n’était pas rare d’apercevoir un rat équilibriste sur le rebord supérieur du râtelier en balade!.
Le faisait-il exprès pour les narguer, je ne le pense pas, la troupe des poilus était bien trop occupée pour l’apercevoir.
Nous vivions en compagnie de ces adorables bêtes sans avoir la possibilité de nous en débarrasser !.
Le poison de l’époque était un danger pour les chats, en effet ils pouvaient en consommant leur proie mourir dans d’atroces souffrances.
La solution était donc dans cette proximité, qui engendrait un équilibre entre la population féline, et les rongeurs.
Le bord du Lot où nous avions l’habitude de jeter les déchets biologiques, était également propice à cette prolifération.
Parfois, une crue soudaine pouvait élimer une partie de ces charmantes bestioles.
Mais une montée progressive de la rivière au contraire était nocive à notre environnement, les rats quittaient alors leur trou, et montaient dans les greniers!. Mon frère avait invité pour quelques jours un correspondant, le lendemain matin, ma mère toujours soucieuse du confort des personnes qu’elle recevait, lui demande :« vous avez bien dormi?». J’ai mis un moment à trouver le sommeil, j’entendais au plafond des petits pattes qui se déplaçaient !».
Sa réponse fut rapide et claire :«Ah !…se sont les chats qui se baladent la nuit!».
Je ne sais pas si elle a réussi à le convaincre, mais il ne nous en a plus reparlé durant son séjour.
Revenons si vous le voulez bien, à nos amis les greffiers, une portée venait de naître, quand notre voisine est passée en nous demandant si nous pouvions lui garder un chaton, et presque au même moment une cousine de Faycelles a formulé la même demande.
Évidemment le préposé aux chats du port, était votre écrivaillon de service!.
Pas de soucis après quelques échanges avec ma mère l’affaire était en marche !.
Déjà me direz-vous !.
La tâche allait être facile, c’était ma minette préférée une magnifique et pure Isabelle à poils longs qui venait de faire ses petits!.
Elle était abordable, c’était la seule qui avait accès à l’intérieur de notre maison.
Chez Marceline ma grand-mère certains chats osaient s’aventurer parfois, la porte était toujours ouverte, mais le grand balaie en paille était à portée de sa main, et inutile de vous dire que les allers-retours étaient rapides. Une poule franchissait parfois le seuil, mais il était très rare qu’elle en ressorte vivante, donc l’instinct de survie primait sur toutes les gourmandises convoitées !.
Et puis,quelquefois une petite dose de rappel s’avère nécessaire !.
Pour une volaille la fermière est une personne immortelle n’est-ce pas?.
J’avais baptisé l’adorable génitrice Zabelou, comme toutes les Isabelle que j’ai connu par la suite.
Sauf une seule fois, je dois vous l’avouer, je n’ai pas osé, elle avait une tête, et un corps jusque là rien d’anormal, sauf que son anatomie se terminait par deux jambes !.
Mais revenons à nos moutons…non, à nos chatons !.
Je dois vous avouer qu’à leur vu sur le coup j’ai été assez déçu, la Belle avait enfanté que des petites boules noires !.
Quel était donc le chat qui l’avait séduite !.
Après tout comme l’on dit les goûts et les couleurs !.
Après cette courte désillusion, j’ai fini par choisir deux bébés au hasard, en espérant qu’il fasse bien les choses!…sourires
Les semaines passèrent assez rapidement, et les deux rejetons étaient presque autant de temps avec moi, qu’avec leur mère, qui me les laissait volontiers.
Sachant que je devrais un jour m’en séparer je les avais surnommé mes deux petits, ils se ressemblaient comme deux agates noires à poils longs, et leurs yeux étaient étrangement bleus.
Le dressage à la Maurice ne tarda pas à se mettre en place, bien plus marrant que celui de Zabelou qui ne manquait pas de les remettre à leur place d’un sévère coup de patte dont elle avait le secret.
J’avais décrété qu’ils seraient définitivement sevrés et éduqués qu’à l’âge de quatre mois, et qu’il m’était impossible d’imaginer que je les laisserais partir avant cette date limite.
Je les embarquais quand j’allais pêcher sur la rivière, ils prenaient alors rapidement conscience que le lait maternel n’était pas la seule nourriture qu’ils devaient convoiter, enfin ils joignaient ainsi l’agréable à l’indispensable!.
Zabelou de son côté finissait l’apprentissage en leur portant toutes sortes de bestioles amusantes remuantes, et souvent comestibles.
Lorsque nous allions lancer l’épervier à l’étang toute la meute nous suivait, la grande armadas était en déplacement, derrière la cheftaine aux trois couleurs!.
Il y avait du poisson frais à manger pour tout le monde.
Le signal en début de matinée allait être clair. Dans une grande marmite nous préparions de quoi appâter le coin où le filet se refermerait sur la friture à venir!.
Il s’agissait d’un savant mélange de pomme de terre, de blé, de maïs, de mis de pain, de menthe sauvage, etc (vous ne pensiez quand même pas que j’allais vous donner la recette complète du pêcheur expert d’eau douce !.) les félins étaient prévenus, la soirée allait être frugale !.
Et mes deux amis bien entendu faisaient parti de la fête !.
Je faisais d’eux ce que je voulais, je les baladais dans une bouilloire sans qu’ils bougent, mais leur plus grand plaisir était bien sûr d’être avec moi dans la barque où il s’amusaient à me rejoindre sur le tranchant étroit en grands équilibristes.
Un jour et c’est là que je voulais en venir, sans vouloir pour autant vous mener en bateau, un jour disais-je, alors que pour une fois j’avais oublié de les embarquer, j’étais à cinquante mètres du rivage quand je les ai entendu miauler avec insistance!. Que faire ?.
La solution ils l’ont trouvé eux même, sans hésiter une seconde, et c’est là que ma petite histoire devient extraordinaire, ils se sont mis à l’eau et m’ont rejoint à la nage!
Je n’en revenais pas, j’étais entrain d’assister à une incroyable scène nous étions en été c’est vrai, mais quand même !.
Arrivés sans encombre je les ai cueilli et accueillis sans problème saluant leur initiative héroïque, nous avons ensuite comme à notre habitude taquiné le gardon, la perche, et le soleil.
Il a bien fallu que l’on se sépare, les semaines passent très vite vous le savez lorsqu’on est heureux, arriva inévitablement le jour des aurevoirs, j’ai dû tenir à contre cœur mon engagement, une boule ronde est partie sur l’autre rive, à cent mètres de moi, heureusement j’ai eu l’autorisation d’aller lui rendre visite quand je le souhaitais, elle ne manquait pas l’occasion de venir se frotter en ronronnant contre ma jambe, elle a eu une vie heureuse car très choyée, elle est morte à un âge très respectable dans sa dix septième années, sa sœur à eu presque le même parcours chez ma cousine de Faycelles, à la différence près que nous l’avons récupérée à l’âge de seize ans, elle a finit son existence avec son ami le dresseur, et sa douce mère la maîtresse à la patte agile, au port de la Madeleine.
Elle est morte avant Zabelou à l’âge de dix huit ans. J’ai aperçu Zabelou très affaiblie pour la dernière fois, alors qu’elle allait avoir vingt et un ans dans la grange aux naissances, je lui ai fait mon dernier câlin.
Je pense qu’elle a été mourir dans un coin de la ferme, je n’ai jamais retrouvé son corps.

L’écrivaillon s’arroge le droit de modifier légèrement son récit né d’un premier jet de plume, merci pour votre lecture.
 
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Le premier acrostiche est une suite de phrases formées d’alexandrins…le deuxième est une suite d’idées. E4EF99A0-907A-429A-A7CA-8F4ECBD57847.jpeg

A érien sur les plus hautes cimes, tu rimes !,
L ’art y est si pur, le ton si haut, tu voles
Éternellement, aux sons des holorimes !.
X ylophone des âmes aux airs frivoles,
Amour poétique, aux résonances fines,
N ul refrain n’embrase autant que toi les cieux !.
D onne à cet envol une ode féminine,
R êve aux grands échos aux timbres judicieux,
I déalise ce roi à la voix divine,
N aturelle en versets, chantant l’esprit de Dieu !.
 
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Il faut devenir oiseau pour arriver à suivre l'éther de tes vers, çà vole très haut , mes compliments
la petite mésange qui bade tes alexandrins, c'est moi

Belle journée mon Arthur, l'Enfant terrible de la Poésie et son oiseau bleu

je t'embrasse

Paule






elle est jolie cette petite mésange!.
Cela me remet en mémoire que pendant deux ans elles sont venues frapper du bec aux vitres de ma salle de séjour!.
C’était curieux, elles ont cessé de le faire le jour où Zabélou est arrivée à la maison…là on les comprend!.
Merci beaucoup chère Paule pour cette très belle mise en page!.
Mes pensées t’accompagnent comme toujours.
Bonne journée
Je t’embrasse
Momo
 
Mon passage au 8 RPIMA à Castres…régiment parachutiste.

Je vais écrire ce qui restera pour moi une expérience que je ne regrette pas avec le recul mais qui croyez-moi restera à jamais gravée dans ma mémoire !.

Quelque soit la tête de dur qui passait le poste d’entrée du 8 RPIMA à Castres elle ressortait domptée à vie un peu plus de trois mois plus tard !.

Je vais essayer d’être le plus précis possible afin de ne rien oublier dans cette l’aventure où Momo va comprendre qu’un agneau
bien pris en main sous les ordres de chefs à la sévèrité continuelle et sans retenue peut devenir un loup féroce et qu’un loup à l’inverse se transforme en un agneau !.

Aujourd’hui le régiment d'élite parachutiste existe toujours mais la discipline a comme partout a été lissée et l’on a dans ses rangs des soldats engagés de métier avec un bon niveau scolaire.

Comme dit l’ami Nougaro dès mon arrivée j’ai senti le choc !.

Dix pour cent d’appelés, et des engagés des durs des purs ce qui ne reculent devant rien et qui prient pour partir en mission réelle !.

Des têtes creuses à la férocité inimaginable pour le commun des mortels.

Nos chefs étaient des gradés placardés face à eux nous étions des moins que rien.

Ils allaient nous nous faire subir les pires brimades nous rabaisser nous étions des petits rigolos sans envergure ils allaient faire de nous des paras !.

Sans oublier de bien nous faire comprendre que leur tâche serait très difficile à la vue de nos gueules d’enfoirés !.

Nous étions des bons à rien ils allaient faire de nous des hommes !.

Nos chefs nous ont immédiatement mis dans l’ambiance celle qui fait regretter d’avoir signé son engagement pour voir du pays !.

La prise en main est ferme elle est impossible à imaginer pour celui qui n’a jamais mis les pieds dans un régiment parachutiste !.

Pas de doute j’avais choisi le bon celui qui grave à l’encre rouge les esprits à vie.

Un vrai parcours de guerre en temps de paie qui vous coupe en un instant du monde civilisé !.

Les connards que nous étions, ils allaient les mater pendant les classes!.

Aucunes permissions de sortie n’étaient prévues il fallait rester dans le saint abri loin de l'agitation civile mal saine !.

Nous arrivions les cheveux longs les idées courtes nous allions finir nos classes le crâne rasé et bourré d’idées patriotiques sans failles.

Près à tuer père et mère si le chef nous l’avait ordonné !.

Rassurez-vous Momo n’est pas fou mais c’est ce que j’ai entendu de la bouche d’un para engagé.

Pourquoi avait-il signé cette satanée feuille je le lui demande....

"Mon papa et ma maman n’ont pas voulu m’acheter une mobylette !"

Là, il faut reconnaître que c’est une bonne raison !. C’était un excellent soldat !.

Nous étions en avril 1971 j’arrivais dans un régiment d’élite.

Rapidement nous avons été guidé vers l’intendance pour prendre possession de notre paquetage.

Rangers, tenue de combat, de sortie etc..

On nous dirigea ensuite vers notre piole au vieux parquet en bois qui paraissait très bien entretenu !.

Une quinzaine de lits des armoires en ferraille grise du type increvables !.

On nous ordonna sèchement de poser notre paquetage.

Tout s’enchaînait très vite les premiers jours.

Je résume rapidement...

Coiffeur pour une coupe à blanc...je ne reconnaissais plus mes nouveaux copains !.

On nous apprend à faire notre lit à plier nos affaires au carré à reconnaître l’ensemble de notre équipement et cela sous le regard attendri des chefs
qui n’hésitent pas à nous balancer une grande tarte dans la gueule si on ne comprend pas leurs explications !.

Il fallait nous disaient-ils que le commandant entendent la gifle cela le rassurait il savait que notre formation se déroulait correctement !.

Je n’ai pas trop eu à me plaindre j’apprenais vite et bien par contre ils avaient choisi de frapper fort sur certains pauvres bougres.

Et vous êtes là impuissant triste !.

Il y eu bien entendu la classique visite médicale avec la fameuse piqûre qui vous paralyse le bras et vous rend malade comme un chien parfois !.

Pour moi tout se passe bien heureusement.

On nous apprend le maniement des armes à marcher au pas des heures durant les chansons paras cadencent nos marches.

Je vais maintenant vous citer une succession de situations lors des classes dans ce régiment disciplinaire !.

Je viens de vous parler de la marche au pas...
Sous la pluie et face à un mur logiquement nous sommes arrêtés.

Erreur ordre ne nous avait pas été donné de stopper !.

Bites à culs nous avons fait face au mur en simulant la marche pendant plus d’une heure.

Une nuit vers quatre heures du matin nous avons eu droit à une revue de piole surprise !.

Affaires pliées au carré, Rangers cirés tout était nickel...

Pourtant une partie de nos tenues s’est retrouvée au milieu de la chambre...

Nos chaussures rangers cirés et finis à la salive pour les faire briller d’un éclat exceptionnel.

Ils les retournent....

"Vous n’avez pas ciré les semelles !"

Ils ouvrent la fenêtre de la piole et nous balancent l’ensemble des godasses dans la cour.

Bonjour pour retrouver ses pompes et trier les pointures.

Peu de temps après la levée du drapeau en T-shirt au mois d’avril quelque soit le temps, ils nous ont occupé à huiler les armes et à les mettre à sec et cela jusqu’à vingt trois heures le soir.

Ils passaient toutes les demi-heures une allumettes affûtée et ils vérifier la mise à sec où le bon graissage...

Évidemment ils trouvaient toujours des traces d’huile, soit on se prenait un coup de crosse, une baffe, ou on se tapait une série de pompes.

Deux paras un derrière l’autre ...

Whaa ! whaa....le salaud il me mordrait !..30 pompes minimum..

Ou, Brigitte Bardot est une putain...,
tu es trop con pour la baiser !...

Un soir je décide de me raser je n’aurais pas à le faire me levant !.

Le chef le matin s’en aperçoit me choppe la joue entre son index et son pouce et me dit tu ne t’es pas rasé ce matin Marcouly !.

Si chef !....tu ne t’es pas rasé...si chef....et il commence à mevbalader pendant un quart d’heure dans tous les coins du bâtiment sans me lâcher et me repose la question...

Tu ne t’es pas rasé ce matin ?.

Si chef !.....

Et bien, je suis fier de toi Marcouly tu te raseras comme ça tous les matins !....oui chef !.

Il attendait que je craque et j’aurais eu droit au pire brimades!.

C’est ainsi que j’ai gagné un galon et que j’ai eu la paix jusqu’à la fin des classes.

Nous avons eu droit au nettoyage de la zone de tir à la petite pelle pour nous occuper un jour férié du mois de mai.

Les engagés on les rencontrait au bar de la caserne.

Une fois alors que je buvais une bière à l’extérieur avec un copain, deux félés se sont pointés et nous ont dit finissez vos bières on va lancer deux grenades en visant le centre de la table.

Ils se sont mis à dix mètres de nous
ont fait semblant de dégoupiller les bouteilles et les ont balançaient dans notre direction, elles sont tombées au centre de la table sans exploser heureusement !.

Tous les matins on allait faire un entraînement de course à pied.

J’étais dans mon élément j’avais participé dans le civil à diverses courses et j’étais parmis les meilleurs espoirs, d’ailleurs un entraîneur national était venu spécialement me chronométrer sur diverses distances.

Tout en me baladant j’arrivais largement devant les meilleurs de la caserne.

Jusque au jour où je m’entrave et je m’ouvre la pomme de la main gauche.

Un des chefs me dit tu ne sais pas courir on nous avez dit que tu étais un champion !.

Tu sais grimper à la corde ?.

Ce connard avait son idée heureusement le chef qui m’avait tenu par la joue est intervenu sinon j’avais droit à une montée de corde la main ouverte.

Cela m’amène directement à l’infirmerie où je vais assister à une scène assez incroyable.

Deux engagés s’étaient accrochés sans se manquer.

L’un dit à l’autre de toute façon tu n’as de couilles.

Regarde, il sort un couteau le met sur le banc sur lequel on avait pris place pose sa main à plat et dit à l’autre...

Plante le moi dans la main....

Sans hésiter l’autre choppe le couteau et clou la main de l’autre !.

Inutile le vous dire que le service d’urgence a vite été alerté !.

Soigné j’ai appris par la suite que l'agresseur était parti au niouf et qu’il s’était fracassé la tête contre les barreaux du lit...

J’ai assisté aussi à une tentative de suicide d’un engagé.

Pendu aux barreaux d’une fenêtre au deuxième étage d’une piole il se taillait les veines du poignet.

En bas certains paras tentaient de le résonner...

Avant d’être breveté parachutiste nous sommes partis en manœuvre .

Une semaine débarqués en pleine montagne noire....
Nous étions les français, les paras du troisième RPIMA étaient les Russes.

Une semaine avec le barda sur le dos et les flingues.

Les Russes nous avaient repérés et nous suivaient à la trace!.

Ils demandaient aux paysans du coin, vous n’avez pas vu passer des paras.

Si, si, passez par là c’est un raccourci vous devriez les rattraper.

Ils se postaient avec les engins motorisés et nous sulfataient au passage en donnant notre position.

J’ai le souvenir que l’on courait comme des lapins tout droit, nos chefs nous ordonnaient de zigzaguer pour éviter les balles !.

Mais ils tiraient à blanc bien sûr, et on ne les écoutait pas.

Nous n’avions pas intérêt que les Russes nous fassent prisonniers ils nous auraient mis presque à poil en pleine pampa !.

On faisait 30 à 40 kilomètres par jour, nos chefs bizarrement étaient tous sympas il se méfiaient de nous je pense on n’était plus à la caserne.

J’aidé les moins sportifs en portant leur fusil leur sac en les encourageant !.

L’esprit de solidarité était bien présent.

Les rations corned beef, pain de guerre, j’ai ouvert une boîte de sardines datée de 1956 !.

Je vous explique pas l’odeur, on a bu l’eau d’une marre à canards !.

Plus tard nous sommes partis à Pau pour obtenir le brevet de parachutiste et j’ai retrouvé les tours d’entraînement, appel et arrivée.

Les paras de Pau nous craignaient on arrivait les derniers pour manger et on passait sans respecter la file d’attente!.

Après plusieurs sauts avec les flingues dont un en zone boisé
la nuit le sulky (un para gradé généralement voyant arriver le bois s’était arrangeait pour l’éviter).

Le pilote du Nord Atlas largue les hommes en fonction de la position du sulky voilà comment on s’est retrouvé dans le bois. Une seule idée apprise à l’instruction protéger les parties les plus précieuses !.,

Enfin pour finir nous avons participé à la marche de la fourragère 40 kilomètres environ.

Voilà on a eu droit aux honneurs de notre corps d’armée nous étions des devenus des hommes enfin.

Notre première perm était la bienvenue après trois mois d’instruction.

J’ai tout écrit d’un trait je ne me relis pas....1A139687-ADBC-4B12-9BB8-9D75B379E76F.png
 
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Ah , la première perm je m'en souviens encore, le père de ma fille était béret rouge
j'ai visité les dortoirs du 1er RCP en cachette , par les bois , çà t'étonne ?
J'ai adoré te lire, quel beau gosse tu es, je te souris.

Tendre soirée , je ne vois pas de lectrice est-ce normal, aucune Femme de créa, n'a envie le temps d'une lecture de vivre les aventure d'un parachutiste du 8ème RPIMA ? Quel dommage , vous manquez quelque chose Mesdames.

Je t'embrasse mon Arthur

Paule
le premier régiment de chasseurs parachutistes et oui je pense qui tu m’en avais déjà touché un mot.
Tu as pris un risque quand même!…sourires
Mes admiratrices viennent me lire mais elles n’osent pas intervenir par écrit sur ce post que tu as créé peut-être par délicatesse instinctive.
Quel beau gosse j’étais!.
Bonne soirée chère Paule
Je t’embrasse et te remercie pour ce commentaire interrogatif.
Momo
 
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