rivière
Maître Poète
Les pétales de grâce du vent
J'admire en ce matin d'été, le long des rives du Loir et de l’Anille,
des nénuphars que je cueille parfois
pour te les remettre à genoux,
ô ma Douce, mon amour,
des nénuphars que je cueille parfois
pour te les remettre à genoux,
ô ma Douce, mon amour,
toi qui me murmures à tout instant
des odes saphiques, face aux pétales de grâce du vent.
Nos robes de lin blanc exhalent des odeurs de lys,
nos seins arrogants, et lourds, libres de toute attache,
des odes saphiques, face aux pétales de grâce du vent.
Nos robes de lin blanc exhalent des odeurs de lys,
nos seins arrogants, et lourds, libres de toute attache,
bougent à chacun de nos pas, nous errons, paumes entrelacées,
parmi les bois et les forêts du Maine,
parmi la langueur de la douceur, nous parlons peu,
car seules nous importent la délicatesse de la volupté,
parmi les bois et les forêts du Maine,
parmi la langueur de la douceur, nous parlons peu,
car seules nous importent la délicatesse de la volupté,
et les ailes de la tendresse, quand midi arrive,
nous nous asseyons sous un chêne,
nous mangeons frugalement avant de reprendre la route,
le soleil brasille dessus les arbres.
nous nous asseyons sous un chêne,
nous mangeons frugalement avant de reprendre la route,
le soleil brasille dessus les arbres.
Nous avons fui la ville et ses contraintes
pour revenir nous établir dans la province de notre enfance,
nous n’en pouvions plus des hommes et de leur violence,
nous qui prêchons les strophes de la sensualité et de la tendresse,
pour revenir nous établir dans la province de notre enfance,
nous n’en pouvions plus des hommes et de leur violence,
nous qui prêchons les strophes de la sensualité et de la tendresse,
car nous l’affirmons avec force,
il n’y a rien de plus beau et de plus doux en ce monde
que deux femmes s’embrassant lèvre contre lèvre dans l’émoi de l’aurore.
Viens, ô mon Impératrice de liesse, rentrons en notre logis,
il n’y a rien de plus beau et de plus doux en ce monde
que deux femmes s’embrassant lèvre contre lèvre dans l’émoi de l’aurore.
Viens, ô mon Impératrice de liesse, rentrons en notre logis,
et dans notre chambre, sur notre couche,
je t’effeuillerai, j’ôterai mes vêtements,
je t’allongerai, je te dicterai des heures durant des madrigaux
de luxure, et des sanglots de Passion, puis, adepte de Sapho,
je t’effeuillerai, j’ôterai mes vêtements,
je t’allongerai, je te dicterai des heures durant des madrigaux
de luxure, et des sanglots de Passion, puis, adepte de Sapho,
je me mettrai en face de toi, et nous frotterons
nos sexes l’un contre l’autre, bientôt,
nous gémirons, nous connaîtrons
le triomphe de la Jouissance,
nos sexes l’un contre l’autre, bientôt,
nous gémirons, nous connaîtrons
le triomphe de la Jouissance,
et nous boirons le lait de nos sèves,
avant de recommencer sans cesse
pour que vive
l’innocence de nos délices si lumineuses et si pures !
avant de recommencer sans cesse
pour que vive
l’innocence de nos délices si lumineuses et si pures !
Sophie Rivière
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