rivière
Maître Poète
Les moineaux s’ébattent sur le dais des ciels d’azur
Je marche dedans Paris,
les rues ruissellent de bruit, et de fureur,
les moineaux s’ébattent sur le dais des ciels d’azur,
parmi les parcs et les squares où fleurissent les arbres.
les rues ruissellent de bruit, et de fureur,
les moineaux s’ébattent sur le dais des ciels d’azur,
parmi les parcs et les squares où fleurissent les arbres.
J’erre, insouciante,
la scansion de mes escarpins dessus les pavés
ponctue les psaumes de ma féminité,
parfois, le vent soulève ma longue chevelure d’ébène,
la scansion de mes escarpins dessus les pavés
ponctue les psaumes de ma féminité,
parfois, le vent soulève ma longue chevelure d’ébène,
et ma robe courte de tulle, mais je n’en ai cure,
soudain, je Te vois, je te contemple, ravie et émue,
ô ma Sirène, mon amante, ma vie, mon cygne,
toi, la rose de mes émois,
soudain, je Te vois, je te contemple, ravie et émue,
ô ma Sirène, mon amante, ma vie, mon cygne,
toi, la rose de mes émois,
tu rayonnes, tes seins de flamme appellent mes seins,
mon coeur frémit de tendresse,
tu viens vers moi,
le soleil d’harmonie m’encense,
mon coeur frémit de tendresse,
tu viens vers moi,
le soleil d’harmonie m’encense,
l’océan de ma Toison-corolle te réclame,
mes bas de soie noirs brasillent,
poétesse, je grave des stances de délicatesse
sur l’astre d’or de ta Chair,
mes bas de soie noirs brasillent,
poétesse, je grave des stances de délicatesse
sur l’astre d’or de ta Chair,
sens-tu la puissance de mon Désir,
l’encens de Grâce de ma lumière me transporte,
je ne suis plus qu’Amour,
je ne suis plus qu’envie.
l’encens de Grâce de ma lumière me transporte,
je ne suis plus qu’Amour,
je ne suis plus qu’envie.
Je marche dedans Paris,
adossée contre le triomphe de ton Innocence,
contre la liesse de mes sens,
tes yeux d'infini me transpercent,
adossée contre le triomphe de ton Innocence,
contre la liesse de mes sens,
tes yeux d'infini me transpercent,
tu vas bientôt me dépasser,
et regagner l’anonymat de la foule,
tu es devant moi, maintenant,
ta taille de guêpe et tes iris de vice me hantent,
et regagner l’anonymat de la foule,
tu es devant moi, maintenant,
ta taille de guêpe et tes iris de vice me hantent,
je me retourne alors, et agenouillée,
face aux beffrois de ton Impudeur, face aux émaux de tes langueurs,
je te balbutie la royauté de ta vénusté, l’hymne de ma Passion
tu me souris alors, et tu me murmures, ardente : -viens !
face aux beffrois de ton Impudeur, face aux émaux de tes langueurs,
je te balbutie la royauté de ta vénusté, l’hymne de ma Passion
tu me souris alors, et tu me murmures, ardente : -viens !
Sophie Rivière
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